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Critique du Film : Ghost Rider
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Critique du Film : Ghost Rider

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 22 février 2007 à 0944

Pas de quoi s’enflammer…

Ayant appris que son père est atteint d’un cancer du poumon, le jeune motard Johnny Blaze accepte de signer un contrat avec Méphistophélès afin de lui sauver la vie. Désormais, la nuit, le célèbre cascadeur se transforme en un outil diabolique, un motard infernal, totalement soumis aux caprices de son maître : son nom est le Ghostrider…
Premier film de la vague d’adaptation de comics-books qui nous attend en cette année, Ghostrider nous propose un déferlement (sic) de bruit et de fureur sous fond de mythe Faustien (vu sous sa forme la plus directe). Prenant comme principe que la genèse de cet atypique super-héros est en soi l’un des éléments fondamentaux de sa mythologie, le scénario de Mark Steven Johnson et Shane Salerno revient aux origines de la création de la créature. Le récit commence donc par une présentation « historique » en voix off des générations de Riders, en présentant les enjeux mis en place par l’intrigue (un juteux contrat d’un millier d’âmes), puis s’attarde à nous introduire le dernier « motard-maudit » en date : Johnny Blaze.


Au cours de cette partie consacrée à la jeunesse du héros (un jeune acteur qui ne ressemble guère à ce qu’il sera plus tard…), le script nous permet de voir entrer brusquement en jeu un Méphisto manipulateur, incarné par un Peter Fonda raide comme un pince lacet... Et d’être confronté rapidement à la première grosse déception du film. Aucunement crédible, très mal à l’aise avec le personnage, l’acteur n’arrive guère à donner un relief d’envergure démoniaque à son personnage. Très fade, manquant de charisme et de vice dans son jeu, Peter Fonda traîne son avatar infernal comme un poids durant tout le film et ses apparitions mollassonnes apparaissent comme autant de pétards mouillés.
Mais l’on s’aperçoit par la suite que l’on était encore loin d’atteindre le fond. Une profondeur abyssale de vide artistique et scénaristique (avec un script bourré d’incohérences de série Z) qui va nous apparaître naturellement lors de l’entrée en scène de Blackheart et de sa bande de ridicules démons élémentaires. Trois créatures pathétiques, qui ne tiendraient même pas cinq minutes devant une Buffy sous Prozac, et qui sont effacés avec une facilité déconcertante de la surface de la Terre par un Rider qui n’a guère à forcer son talent. Quand à leur chef - soit disant un surpuissant démon enfanté par le Diable -, interprété par un Wes Bentley qui cabotine à outrance sous une tonne de maquillage numérique, il n’est guère plus impressionnant (sauf dans son répétitif festival d’expressions faciales), même s’il se trouve être plus coriace (heureusement…).

Aussi, au cœur de ce script puéril et insipide, le Rider traîne son squelette – tout en délivrant quelques jokes qui sont les seuls moments acceptables du film – à travers des séquences d’action aseptisés. Car, comme le prouve d’entrée la mièvre scène romantique sous un arbre (l’occasion de la mise en place de l’inutile personnage Loréal interprété par la joliment carrossée Eva Mendes), le choix de toucher le plus large éventail de spectateurs possible est clairement affiché, puis assumé. Ainsi, contrairement à l’esprit du film, et du personnage principal, Ghostrider est étonnamment sage ; aucune violence, aucune effusion de sang, juste des effets numériques très propres sur eux qui donne à l’œuvre une plastique de film pour enfants.
En fait, les satisfactions, il faut les chercher du coté de l’humour involontaire dégagé par le parfum de nanar que dégage le film (à ce sujet, la séquence où le Rider roule de concert avec un Malboro Man infernal - incarné par Sam Elliott – est involontairement hilarante), dans le déballage d’effets spéciaux numériques (si vous êtes fans de jeux vidéos) avec un Ghostrider impressionnant, dans une bonne bande musicale bien sudiste, et dans le jeu de Nicolas Cage.
Car la star est, il faut bien l’admettre, le seul élément en phase avec l’imagerie dégagée par une telle mythologie nihiliste. Très en forme, l’acteur accumule les séquences ridicules avec un premier degré plus que réjouissant, donnant au métrage les seuls éléments fidèles à l’esprit « comics ». Et il en fait des tonnes, notamment dans les scènes de transformation durant lesquels il s’en donne à cœur joie (il doit être un fan du Hurlements de Joe Dante) et il donne un look irrésistible à son crétin de personnage amateur de bonbons et de musique ringarde. En tout cas, il m’a fait beaucoup rire, et c’est déjà ça…

La conclusion de

Après un Daredevil digne de la série des Bisounours, Mark Stephen Johnson nous propose un Fast and Furious satanique à peine plus mature qu’un épisode des Power Rangers. Trop sage, trop niais, bourré d’incohérences, ce film m’a douloureusement rappelé un Spawn de triste mémoire. Restent quelques prouesses techniques et un Nicolas Cage charismatique, deux éléments qui ont contribué à me retenir dans la salle obscure jusqu’au générique de fin. Un film vite oublié…

Que faut-il en retenir ?

  • Qualité des effets numériques
  • Un Nicolas Cage qui sauve un peu les meubles

Que faut-il oublier ?

  • Univers complètement aseptisé
  • Scénario linéaire et bourré d’incohérences
  • Des méchants à deux sous

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