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Critique du Film : Terreur sur la ligne
Terreur sur la ligne >

Critique du Film : Terreur sur la ligne

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 16 février 2007 à 1445

Chiant comme un coup de fil

Terreur sur la ligne raconte la terrifiante nuit vécue par une baby-sitter travaillant dans une grande maison isolée construite au bord d’un lac. Tout d’abord harcelée par des appels anonymes, elle va finir par subir l’agression d’un maniaque qui en veut à sa vie et à celle des deux jeunes enfants dont elle a la garde.


Ce film de Simon West est le remake (ou plutôt le retraitement des 30 premières minutes) d’un petit bijou d’un cinéma d’horreur réalisé par Fred Walton en 1979. Lauréat d’un Grand prix du Jury du défunt festival d’Avoriaz, ce film, seul moment de gloire d’un réalisateur autrement très discret, voyait son efficacité reposer sur un traitement sobre, voire épuré, et ultra-réaliste (un goût pour la sobriété probablement issu de la formation télévisuelle du cinéaste). Un choix judicieux tant ce thriller oppressant, axé sur le coté dramatique de l’évènement, est resté dans les mémoires. Tout les cinéphiles quadragénaires se rappelleront avec un frisson la fameuse réplique téléphonique qui nous avait, à l’époque, fait dresser les cheveux sur la tête : « Avez-vous été voir les enfants ?
Depuis, il y a eu Scream (dont le début en est fortement inspiré), et de multiples autres thrillers domestiques mettant en cause un détraqué mental semant la terreur dans une maison, un château, un cinéma, un gymnase, un bain turc, un sous-marin, une pizzeria ou un LEM soviétique. On peut donc légitimement se demander quel intérêt pourrait aujourd’hui trouver un producteur à relancer un nouveau projet de ce type et sortir de ses poussiéreux cartons le respectable scénario de Fred Walton. Rassurez-vous, on se le demande encore à la fin de la vision de ce film.

Chiant à mourir. Voilà le verdict. Comment en est-on arrivé là ? La réponse est simple : il suffisait de supprimer toute cette sensation de vécu qui faisaient la force de l’original et les remplacer par une photographie ultra-classieuse mais complètement artificielle, un festival d’effets de style sonore et lumineux (jour/nuit, vous connaissez ?), et surtout par la présence d’un tueur à la Scoobidoo.
Le film débute dans une ville voisine. Dans une maison proche d’une fête foraine, une baby-sitter et des enfants se font massacrés hors-cadre sur un fond sonore mélangeant cris festifs et hurlements d’agonie. Purement informatif et extrêmement sobre (aucun plan démonstratif sur le massacre), cette séquence a pour but de nous informer sur la nature purement psychotique du tueur. Puis l’on plonge dans le vif du sujet avec une courte et scolastique (comprenez un énième regard cinématographique sur les années collège) présentation de l’héroïne avant qu’elle se rende dans son lieu de calvaire. A travers une série de plans d’expositions en plongée et en plan d’ensemble, Simon West plante alors le décor, à savoir une gigantesque maison labyrinthique au larges bains vitrées dressée fièrement sous un ciel d’orage (à noté qu’à quelques kilomètres de là, les amis de la victime organise un « feu de camp », sous les giboulées et dans un vent glacial, c’est dire la logique du script).

Puis vient la déferlante de clichés et de séquences vues des milliers de fois. Des bruits louches dans l’obscurité, le vent qui siffle à l’extérieur, le chat qui fait des siennes en entrant brusquement dans le champ de la caméra, l’employée de maison qui disparaît mystérieusement, la voiture qui refuse de démarrer, la visite inopinée de la copine – l’inévitable pétasse blonde - qui se fait bien sûr massacrer (hors cadre). Bref, une tonne de situations réchauffées qui ne surprennent plus personne, dans lesquelles une jolie brunette en pantalon taille basse accumule les regards apeurés vers le combiné et les réactions illogiques (alors qu’elle est dans une maison sécurisée, elle décide bien sûr de sortir un cours moment). Et puis, bien sûr, il y a les coups de téléphone. Très nombreux (une bonne vingtaine), entrant en jeu au cours d’un fil narratif ennuyant au lieu d’être oppressant, ils en deviennent carrément agaçants, d’autant plus que, 21ième siècle oblige, le téléphone portable de la jeune fille entre aussi dans la danse. Ainsi, durant une bonne heure, on s’ennuie sévère au rythme des drings et des beleubeleu, attendant avec impatience que le tueur passe à l’action.
Ce qui finit par se produire. Et l’on en vient rapidement à le regretter. Car ce psychopathe, qui est sensé être un véritable tueur en série, est aussi impressionnant que Droopy armé d’un cure-dent. Archi-maladroit, il passe son temps à se casser la figure et enfoncer des portes en balsa et il est tout bonnement incapable de choper un gamine de 50 kilos et deux gosse de 8 ans. Pathétique. Il trouve même moyen de se faire piéger dans une volière à canaris avant de finir par être immobilisé au sol par un tison planté dans la main. On se demande comment cet incapable à réussi à éliminer la bonne mexicaine, elle a du glisser sur une peau de banane, c’est pas possible autrement. Tommy, Jason et les autres n’ont pas à s’inquiéter, ce n’est pas ce crétin qui va leur piquer leur place dans le panthéon des slashers.

Le plus drôle, le regard de haine que lance le tueur à la jeune fille, alors qu’il se trouve menotté, à l’intérieur d’une voiture de police. Pauv’ type, vas…

La conclusion de

Terreur sur la ligne est le pétard mouillé des thrillers horrifiques et le plus soporifique de tous les gialli que j’ai pu voir. Oubliant les principes de base de ce type de film qui doit essentiellement travailler le spectateur sur l’atmosphère angoissante et l’identification par rapport à la victime, Simon West fait tout le contraire en nous offrant une démonstration de design mobilier et d’effets de fête foraine. La seule satisfaction du film : une photographie superbe qui donne au film des allures de vidéo publicitaire pour le catalogue Habitat.

Que faut-il en retenir ?

  • La photographie de Menzies Jr.

Que faut-il oublier ?

  • Relecture poussive d’un classique du genre
  • Aucun suspense
  • Un tueur pathétique, on l’aiderait presque…

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