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Critique de la bande dessinée : La Carte d'Estrechez #1 [2004], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 3 janvier 2007 à 16h49

Une Nymphe au Pays Imaginaire...

Dread Mac Farlane est une jeune fille qui vit auprès de Peter Pan et des Enfants Perdus, au cœur du Pays Imaginaire. Elle se démarque cependant de ses compagnons par le fait qu’elle continue à grandir et qu’elle aspire trouver une réponse au mystère de ses origines. Pour ce faire, elle est prête à tout, quand bien même elle devrait rencontrer le cruel Capitaine Crochet…
Si vous connaissez le trait de Marion Poinsot à travers ses BDs humoristiques Le Donjon de Naheulbeuk et les Aventuriers du Survivaure, vous allez être surpris en découvrant la saga de Dread Mac Farlane, en commençant bien sûr par ce premier opus intitulé très justement La Carte d’Estrechez. Ici, on est loin des petits bonhommes rigolards ; le trait est tout en douceur, élégant, avec un goût fortement prononcé pour les rondeurs et le respect des morphologies (un peu dans le genre de ce que faisait Wendy Pini pour les ElfQuest il y a une vingtaine d’année). Un style de dessin à mi-chemin entre la sensualité adulte et la douceur enfantine qui correspond finalement parfaitement à l’héroïne de cette BD : un femme-enfant qui aspire à devenir pirate.
A travers un scénario très ouvert qui laisse entrevoir une ambitieuse saga, Marion Poinsot s’amuse – et nous amuse !- avec les codes propres au monde ‘’freudien’’ de Peter Pan et elle n’hésite pas à déstabiliser l’édifice en établissant des relations très ambiguës entre les différents protagonistes qui conservent leurs caractéristiques tout en se voyant attribuer des personnalités plus subtiles. Les genres se mélangent alors avec élégance ; érotisme léger (qui va s’affirmer dans les tomes suivants), paysages superbes, combats épiques, féerie enfantine (le symbole virginal de la Licorne, la fée Clochette, etc.)… Tous ces éléments se marient sans aucune difficultés pour offrir au lecteur un premier tome très réussi qui, de plus, ne laisse pas le lecteur sur sa faim en s’achevant sur un nouveau départ.
Bien sûr, cela n’est pas absolument parfait. Au cours de la lecture, un chipoteur comme moi pourra déceler quelques petites anicroches, comme certains dessins en plan large à la perspective un peu bizarre ou une mise en cadre un peu trop conventionnelle (je pense qu’un montage un peu plus cinématographique avec plus de changement de valeur de cadre donnerait plus de mordant aux passages dramatiques). Mais dans l’ensemble, le résultat est artistiquement très convaincant et l’histoire passionnante.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : La Carte d'Estrechez #1 [2004]

Nicolas L.
80

La Carte d’Estrechez est un premier tome très prometteur, avec un scénario très original. On y apprend beaucoup de choses mais les révélations ouvrent grandes les portes d’une jolie série d’aventures marines. Marion Poinsot possède un style graphique que j’aime vraiment beaucoup, avec une grande minutie dans ses traits et un goût prononcé pour l’élégance. Une saga a suivre de très prêt…

Que faut-il en retenir ?

  • Idée très originale
  • Scénario accrocheur
  • Dessins très élégants

Que faut-il oublier ?

  • Peut mieux faire dans la gestion du rythme.

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