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Critique du Roman : L'Odyssée de Klark
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Critique du Roman : L'Odyssée de Klark

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 21 décembre 2006 à 1525

Le Guide de l’agent secret galactique

Les étoiles brillaient à nouveau normalement. Ils avaient quitté l’interstice depuis presque un mois, et avaient traversé les Terres Etranges sous le contrôle de l’ordinateur de bord programmé à cet effet. Depuis ils avaient intégré la réalité et naviguaient dans l’espace vers une destination dont ils n’avaient pas la moindre idée. A leurs yeux, Perdition était plus un nom qu’une réalité…
Le Réveil des Titans, second tome de l’Empire des Etoiles, narrait le dénouement dramatique d’une aventure épique mettant en scène la lutte entre des grandes familles nobles d’un Empire galactique et marquait par conséquence le déclenchement d’un changement social et politique. Cependant, et je ne le savais pas encore, cet opus représentait également la fin d’un style d’écriture et les derniers sursauts d’une trame narrative alambiquée et artificiellement élaborée qui mettait en scène de complexes canevas politiques et de nombreuses intrigues annexes.
En effet, j’ai été surpris de constater que dans l’Odyssée de Klark (notez le clin d’œil au 2001, d’Arthur C. Clark !) l’auteur Alexis Aubenque abandonne ses penchants pour les fourmillements de personnages divers, les connivences diplomatiques et les descriptifs sociopolitiques. Mélangeant sans vergogne les argument du roman noir, du roman d’espionnage et du récit de science-fiction, l’auteur change complètement son fusil d’épaule en se consacrant presque essentiellement au développement d’un seul personnage principal : l’agent secret Klark. De plus, au niveau de l’écriture, ce troisième opus est plus direct, plus nerveux, et surtout beaucoup plus drôle. Impossible de savoir clairement si l’humour est provoqué ou involontaire, mais ce héros, sorte de mélange de SAS et de John Carter, est délicieusement kitch et vulgaire. Personnage semblant sortir tout droit de l’univers machiste de Gor, l’agent Klark est un personnage sans état d’âme qui va, paradoxalement, se civiliser tout en s’éloignant de la civilisation. Mais il n’en reste pas moins un goujat, un véritable obsédé, et c’est cela qui est vraiment marrant. Morceau choisi : Klark n’en revenait pas. Il se trouvait dans une des plus luxueuses suites d’un palace, dans la cité même de l’acozar Luper, le Falan qui dirigeait la station spatiale et sa cohorte de vaisseaux. Seuls les membres éminents de la société avaient droit à un tel privilège. - Etes-vous rassasié ? demanda une jeune femme qui sortait la tête du bain. Nu dans un voluptueux jacuzzi, Klark profitait de la générosité de la fille de joie qu’on lui avait proposée. Grâce à ses branchies, la jeune fille pouvait satisfaire sa virilité sans avoir besoin de reprendre son souffle. Avouez qu’il fallait oser. Aurions-nous dégotté le John Norman gaulois ?
Au niveau du style d’écriture, Alexis Aubenque garde toujours ses grosses moufles lorsqu’il tapote sur son clavier. Il y a un maximum de lourdeurs, quelques coquilles malvenues, et des descriptifs d’une naïveté déconcertante, notamment lorsqu’il décrit les états d’âme des principaux protagonistes. Autre extrait poilant : - Elysium est à feu et à sang, dit Lakme. Le Palais Divin a été rasé ! Quelles sont les motivations qui les poussent à détruire des ouvrages si importants ? Je ne puis croire que ces bêtes n’aient pas de conscience. N’ont-elles d’autre but que de détruire tous les êtres humains et leur héritage ? Comment une civilisation capable de construire des vaisseaux traversant l’interstice peuvent-elles être aussi ignorantes des beautés que nous avons créées ?! Klark était étonnée par l’emphase de Lakme. Elle ne devait pas avoir plus de vingt ans et parlait comme une politicienne de haut rang… C’est sûr qu’une réflexion aussi… euh… aboutie ? ne pouvait qu’interpeller le véritable abruti macho qu’est Klark. D’ailleurs, par la suite, il n’a plus qu’un seule objectif : la baiser bien sûr !
Bref, entre deux scènes de coucheries et trois répliques à deux balles, Klark essaye de sauver l’Empire des Etoiles, puis la Terre de la destruction. Il résout ses problèmes à l’ancienne, c'est-à-dire à l’épée, au cours d’un duel qui montre également l’étroitesse spirituelles des races supérieures qui sont sensées diriger la galaxie. Ce qu’il y a d’extraordinaire là-dedans, c’est que j’ai pris un certain plaisir à lire ce bouquin, que j’ai appréhendé presque comme un Doug Adams. Il est encore plus médiocre que les deux premiers, mais cette fois-ci la décision (qu’elle soit réfléchie ou non importe finalement peu) d’Alexis Aubenque d’autodésacraliser (si j’ose dire…) son récit désamorce la désagréable sensation d’excès d’ambition qui émanait précédemment. Ayant peut-être bien digéré les nombreuses critiques à son sujet (certaines d’ailleurs assez déplacées), le romancier a modifié son champ de vision et abordé apparemment sa création de manière plus ludique. Pour finalement aboutir à un résultat ridicule mais assez fun….

La conclusion de

Troisième opus de la saga de l’Empire des Etoiles (et probablement pas le dernier si l’on se reporte à cette conclusion très ouverte), l’Odyssée de Klark se veut résolument différent. Fini les longues intrigues diplomatiques, place à l’action et au Planet Opera avec ce roman plutôt mouvementé et assez drôle qui met en scène un personnage principal terriblement stupide et macho. Je me suis bien marré.

Que faut-il en retenir ?

  • Très drôle (je ne saurais cependant dire que c’est volontaire !)
  • Très aventureux
  • Facile à lire

Que faut-il oublier ?

  • Niveau d’écriture pauvre
  • Histoire sans profondeur
  • Personnages stéréotypés

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