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L'Empire Perdu >

Critique du Roman : L'Empire Perdu

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 20 octobre 2006 à 07:20

Fantasy épique et cosmique…

Leur navette fonça droit dans la façade du douzième étage. Hélène bloqua son souffle et se retint de justesse de pousser un cri de désespoir, mais à son grand soulagement une cloison s’ouvrit et révéla un passage, éclairé par des centaines de lampions, que la navette emprunta aussitôt avant de s’arrêter en bout de course. Le conducteur ouvrit les portes et sortit du véhicule. Les tripes nouées par l’anxiété, Borgart tenta de recouvrer son sang-froid et grogna un juron dans sa barbe afin d’éliminer un résidu de stress…/…
L’Empire perdu est le premier tome d’une saga épique de science-fiction écrite par le français Alexis Aubenque. Fort de ses quelques 300 pages, ce premier opus tente de nous initier à cet univers particulier qui emprunte son style à de nombreux classiques du genre. Si les amateurs de littérature verront en ce Space Opéra de nombreuses influences issues de Dune, l’œuvre majeure de Frank Herbert, les rôliste y trouveront surtout un univers très proche de celui de Fading Suns, un jeu de rôle génial paru chez le défunt éditeur Multisim au début des années 2000.
Car L’Empire des Etoiles n’est pas Dune, ni même Star Wars, ou la Geste des Princes Démons, ou même Warhammer 40000, que sais-je… On y retrouve cependant les archétypes habituels avec notamment son empire céleste et son régime dictatorial. Véritable colosse aux pieds d’argile, il ne doit sa survie qu’aux disputes incessantes qui déchirent les liens relationnels entre les grandes familles nobles disséminées sur de luxueuses planètes-palais. Un régime impérial si fragile qu’il renvoie plus le lecteur à un régime de féodalité qu’à une véritable hégémonie structurée. Une sensation de rusticité appuyée de plus par un niveau technologique chaotique.
En effet, les habitants de ce système – dépourvus pour le moment d’aliens, c’est à signaler – vivent dans une espèce d’obscurantisme technologique, sous la férule des troupes impériales, mais aussi sous la surveillance d’un clergé tout puissant, inquisiteur et aussi intrigant que la papauté des Borgia. Seuls les puissants ont accès à une certaine forme de technologie qui puise son énergie dans l’exploitation du rarissime jitz, un mystérieux et très convoité minéral (qui a dit épice ?). Une situation uchronique au cours de laquelle il est donc fort fréquent de croiser, au détour d’une coursive de vaisseau spatial, un chevalier en armure, une dame de compagnie fortement dénudée, un moine en bure sombre ou même une farouche Amazone.
Alexis Aubenque, à l’occasion de ce roman d’ouverture, nous dévoile très peu d’éléments sur la nature de ces évènements qui ont pu conduire cette civilisation à une telle régression scientifique et technologique. On en saura sûrement plus dans les opus suivant (je l’espère, en tout cas !), notamment à travers le récit des aventures de ces étranges Contrebandiers qui ont l’air d’en connaître beaucoup sur le passé de l’humanité. Non, pour le moment, l’auteur, de manière très précise et appliquée, nous propose d’assister à un début de mutation politique, de révolution de palais. Prenant comme déclencheur un mariage jugé inconvenant par beaucoup, il nous invite à accompagner dans leurs intrigues politiques, leurs actions douteuses et leurs moments de doute quelques uns des principaux acteurs d’un drame d’échelle interplanétaire, en nous faisant visiter les nombreuses couches sociales qui tapissent l’Empire des Etoiles.
Ainsi, le récit est très descriptif, à la manière d’annales politiques, sans aucune prise de parti, à partir de multiples points de vue. Tous les intervenants sont traités de la même manière, sans orientation particulière ni préférence, à travers des chapitres courts faisant se chevaucher de multiples récits à tiroir. Cette technique a pour conséquence de donner à la matière traitée une densité artificiellement enrichie par une succession rapide de lieux et de noms divers, mais l’on devine quand même un peu le grossier artifice narratif. Cependant, loin de moi de descendre en flèche la construction du récit, car l'on sent bien l’attention toute particulière dont fait preuve Alexis Aubenque pour construire un ensemble cohérent.
Au niveau de la richesse du texte, il faut admettre que cela est assez moyen, avec quelques lourdeurs et redondances. Rien de dramatique cependant et l’ensemble reste agréable à lire. On peut également reprocher à l’auteur de trop insister dans ses démonstrations sexistes, avec des expositions de personnages masculins machistes, voire phallocrates. Quand à la gente féminine de ‘’qualité’’, elle est souvent décrite comme perfide et manipulatrice. Personnellement, cela ne me dérange pas trop, je suis un fan du cycle de Gor et de Manowar et j’ai toujours une esclave nue et lascive à mon chevet. Mais bon, cela peut en choquer certains.

60

Porté au pilori lors de la sortie de sa Chute des Mondes (un ouvrage que je n’ai pas lu), Alexis Aubenque se rattrape apparemment plutôt bien avec ce cycle de l’Empire des Etoiles. De lecture facile, fourmillant des personnages peut-être stéréotypés mais de toute manière bien décrits, doté d’un univers riche et cohérent, l’Empire Perdu peut être considéré comme un sympathique roman de divertissement empli d’exotisme et d’aventure.

Critique de publiée le 20 octobre 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • De lecture facile
  • Pour les amateurs d’univers fouillés
  • Du space op’ populaire français
  • Univers cohérent

Que faut-il oublier ?

  • Peu original
  • Ecriture peu recherchée
  • Un livre sexiste ?

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