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Critique du film : Le Labyrinthe de Pan [2006], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 15 novembre 2006 à 10h17

Ofelia, la princesse de sang

Ofelia, petite fille meurtrie par les malheurs de la guerre civile espagnole et terrorisée par un beau père autoritaire, trouve un refuge dans un monde de contes de fées. Dans cet univers, elle pourra retrouver sa digne condition de princesse en remplissant trois missions confiées par le faune Pan.
Cinq ans après sa superbe Echine du Diable, Guillermo Del Toro retourne explorer les chapitres honteux et douloureux de la guerre d’Espagne et il utilise à nouveau le même élément principal - l’enfance - et les mêmes moyens – le cinéma fantastique.
Cette fois-ci, le cinéaste choisit de filmer les derniers jours de la vie d’une jeune enfant égarée dans le tourbillon de la haine et de la violence. Les fantasmes de cette âme innocente, parasités par une atmosphère guerrière et un environnement glauque, prennent alors forme à la manière d’une dérive macabre d’Alice aux pays des Merveilles. Le spectateur va alors voir se matérialiser les angoisses et les espoirs d’Ofelia sous la forme de monstres bien dégueulasses et de créatures énigmatiques. Les messages et les sous entendus sont donc légion tout au long du métrage, mais que le spectateur lambda et migraineux se rassure, il n’est pas difficile de décrypter les nombreuses métaphores qui meublent les phases oniriques de ce film faussement complexe.

Le capitaine Vidal, le véritable monstre du labyrinthe

Faussement complexe car, de manière un peu trop systématique et naïve, Guillermo del Toro alterne des séquences réelles et des séquences fantasmagoriques qui possèdent au final la même substance shakespearienne, revues et déformées par le regard d’un enfant à l’imagination débordante et par un changement de chromatique. Voulue peut-être par un cinéaste ayant pour objectif de noyer la frontière entre la réalité et la fiction, cette linéarité, à la fois par le contenant narratif et l’atmosphère rendue, est à mon avis un non sens car elle broie progressivement le visage poétique et macabre du film.
La partie réelle, qui n’est donc pas plus violente que la partie fantasmée, voit la jeune enfant confrontée à la souffrance de sa mère et la cruauté d’un beau père (qu’elle assimile à un imposteur) complètement fou et omnipotent puisque qu’il se retrouve investi du pouvoir légal – il est l’officier en chef du camp – et parental. Dans ce rôle, le comédien franco-espagnol Sergi Lopez est à la fois peu crédible et impressionnant. En effet, prenant exemple sur l’imagerie sordide des officiers nazis des films d’exploitation, l’acteur sombre de temps en temps dans le registre du croque-mitaine un peu outrancier, en raison de scènes parfois trop orientées dans le démonstratif grand guignol. Toutefois, intrinsèquement, son jeu est remarquable et représente l’une des principales forces du film.
Fallait pas toucher aux rationnements, ma petite

D’un autre coté, la partie fantastique va forcément décevoir les adeptes de films de monstres puisque l’on en voit que trois à l’écran. Parmi ceux-ci, le plus facile à retenir est certainement le faune, avec un rôle rempli d’ambiguïté et d’incertitude. Cependant, personnellement, je préfère le Pale Man qui regroupe en un seul endroit – la paume de ses mains – les organes symbolisant les redoutables medium de l’autoritarisme excessif de son beau père : le regard et le geste.
En fait, le principal point fort de ce Labyrinthe de Pan est, à mon humble avis, la qualité de la mise en scène et de la direction d’acteur. Même si j’ai trouvé que l’aspect gothique de la réalisation est très loin de rivaliser en imagination avec le cinéma d’un Tim Burton en grande forme – on est plus proche d’un Gothic de Ken Russell -, j’ai été fortement impressionné par le soin que le cinéaste a fait preuve lors de la mise en place de chaque plan - chaque axe de caméra est sérieusement réfléchi -, et j’ai été également séduit par le classicisme assumé de son travail scénique.
Pan a perdu sa flûte

L’absence de happy end est également un atout, avec son clin d’œil au Magicien d’Oz. Un final douloureux et logique, mais inconcevable dans le si aseptisé cinéma américain. L’on est donc bien heureux que Del Toro ait choisi l’Espagne pour monter son film.

La conclusion de à propos du Film : Le Labyrinthe de Pan [2006]

Nicolas L.
65

Mon avis est assez mitigé. A la simplicité – on pourrait même dire naïveté - du contenu et au manque d’envergure de la réalisation, Guillermo de del Toro oppose une honnêteté touchante, une mise en scène de maniaque et une excellente direction d’acteur. Faisant fi des effets dégueulasses qui ne me semblent aucunement justifiés dans ce type de film je préfère ne retenir que les grands moments de cinéma. Comme cette séquence de banquet avec le réveil du Tale Man. Une œuvre intéressante….

Que faut-il en retenir ?

  • Excellente mise en scène
  • Interprétation de qualité
  • De bonnes séquences
  • Un Sergi Lopez plutôt étonnant

Que faut-il oublier ?

  • Construction faussement complexe
  • Message un peu naïf
  • Manque d’envergure dans la réalisation

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