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Critique du Film d'animation : Monster House
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Critique du Film d'animation : Monster House

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 26 octobre 2006 à 0811

Une maison au sale caractère

Dans Monster House, un jeune garçon est son ami sont convaincu que la maison voisine, propriété d’un vieil acariâtre supposé décédé, est véritablement hanté…
Dés les premières images de Monster House, les cinéphiles verront se réveiller en leur esprit saturé de références des séquences souvenirs issues d’un vieux film des années 80 : Les Banlieusards, la comédie de Joe Dante. En effet, le premier long métrage du jeune Gil Kenan utilise la même trame, la même philosophie et les même décors, avec des moyens évidemment différents, comme l’animation de synthèse pour la technique et un petit tour du coté du fantastique pour le scénario.
Malgré les nombreuses et évidentes similitudes, il serait cependant trop restrictif de limiter Monster House a une simple redite des aventures de Tom Hanks sous une couche de pixels, car ce petit bijou est bien plus que cela. Il représente la renaissance d’un genre prolifique dans les années 80 : le Suburb’ Movie. Maisons bien alignées, soirées barbecue entre voisins, break familial rétro, bandes de potes en vélo, pelouses amoureusement taillées… Tous ces éléments narratifs qui composaient le mortier de la construction utopique qu’était cet American Way of Life - bâti par une nouvelle génération de cinéastes (Steven Spielberg, Joe Dante, Tim Burton, Richard Donner, John Hughes, Bob Zemeckis, etc…) - se retrouvent dans cette œuvre qui pousse la fantasmagorie enfantine à son paroxysme - Pour la petite histoire, notons que certains cinéastes tordus ont utilisés ces aspects de manière beaucoup plus perverses, comme ce garnement de John Carpenter avec son croquemitaine de banlieue dans La Nuit des Masques.

L’habituel groupe complémentaire est de retour

L’affinité de Monster House avec ce genre aujourd’hui quasiment disparu dans le catalogue des longs métrages (mais encore très présents dans les séries télé) n’est pas étonnant si l’on se réfère à l’identité de ses géniteurs : Steven Spielberg et Robert Zemeckis. L’averti ne sera donc qu’à demi surpris de trouver en ce film de nombreuses références cinéphiliques le ramenant aux Goonies, à E.T. , aux Gremlins, à Small Soldier et autres Poltergeist. Notamment dans sa première partie, de construction moins démonstrative que la deuxième, et qui est surtout axée sur l’imaginaire de ces trois gosses, stéréotypes habituels de ce type de films (le débrouillard à l’esprit romanesque, le gros pote rigolo, et la copine mignonne et plus mûre).
Pour traiter leur sujet, Gil Kinan et les techniciens de Sony Pictures Animation ont pris l’option de se concentrer essentiellement sur la bulle imaginaire générée par ces enfants obsédés par une maison qu’ils pensent hantés. Ainsi, mis à part les éléments autoritaristes essentiels – parents, baby sitter et policiers, d’ailleurs tous incompétents -, le monde autour du trio est occupé par un impressionnant vide qui les laisse seul face à leur adversité, leur peur de l’inconnu. Il vont alors devoir entamer une douloureuse mais bénéfique quête de tolérance et du respect des différences.
L’adulte, cet animal dangereux

Mais Monster House ne se contente pas de posséder une matière riche et un script intelligent, il épate également le spectateur pour la qualité de son animation et son originalité graphique qui colle tellement au sujet que j’en ai même oublié qu’il s’agissait d’images de synthèse. Les graphismes - qui mixent de manière étonnamment convaincante des plastiques et des artifices de pantomime toutes Burtoniennes alliées à des animations faciales sophistiqués d’un grand expressionnisme - peuvent déplaire à certains accrocs du ‘’réalisme’’ mais remportent haut la main le prix de l’originalité. Quand à la qualité de l’animation, le département de Sony Pictures démontre qu’ils n’ont rien à envier aux petits génies de Pïxar ou de chez Dreamworks.
S’il fallait introduire un bémol à mon enthousiasme, j’avouerais que j’ai nettement moins apprécié la dernière partie durant laquelle le film s’envole dans la démesure, à grands effets disneyens destinés à faire augmenter le climax. J’admets, tout est excellemment bien fait, l’humour toujours aussi omniprésent, mais cette débauche d’effets cartoonesques estompe quelque peu la magie mise en place de belle manière depuis le début du métrage. Remarquez, c’est peut-être mon coté nostalgique qui fait des siennes… Ou la relative naïveté de ces scènes d’action, je ne sais pas vraiment.
Un final un peu ‘’too much’’

La conclusion de

Je conclurais en disant que ce Monster House est une sacrée surprise. Intelligent, distrayant et élégant, le film de Gil Kinan marque le départ de l’animation de synthèse de Sony Pictures à la manière d’un coup de canon. Reste à eux maintenant de transformer ce premier essai … Un film destiné à toute la famille, du plus petit au plus grand. Même mon perroquet a apprécié c’est dire…

Que faut-il en retenir ?

  • Script intelligent fourmillant de références
  • Humour omniprésent
  • Graphismes originaux
  • Animation excellente
  • Personnages attachants

Que faut-il oublier ?

  • Une deuxième demi-heure moins intéressante

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