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Critique du Film : La Porte des Secrets
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Critique du Film : La Porte des Secrets

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 1 octobre 2006 à 0844

Secret de Polichinel sauce créole

Dans les profondeurs du bayou, Caroline, une jeune infirmière, est engagée pour s’occuper d’un homme victime d’un accident qui l’a rendu paraplégique. Installée dans la maison en compagnie de Violet, la femme de l’infirme, elle va être alors le témoins d’étranges et inquiétant évènements… survenant notamment dans le grenier.
Le phénomène de la manipulation fait penser à Rosemary's Baby ou à La Sentinelle des Maudits, le bayou a Angel Heart, de même que le mélange de magie vaudou et de satanisme. On est donc en plein thriller psychologique au parfum de souffre et de poulets égorgés. Un peu trop d’ailleurs, car le réalisateur Iain Softley (qui n’a comme fait d’arme qu’un médiocre Hackers, il y a déjà plus de 10 ans !) colle trop sa mise en scène à ces classiques du cinéma fantastique pour nous surprendre.
Utilisant sans génie ni inspiration une ribambelle de clichés à travers une réalisation correcte mais pas transcendante, il n’arrive pas une seule seconde à nous faire peur. Bien sûr, au début, il parvient à instaurer un climax bizarre et un peu oppressant, mais cela part vite en eau de boudin lorsque la jeune infirmière commence à se mêler de ces pratiques qui brassent en vrac le hoodoo cajun, la magie mambo et la magie noire. Le film en perd toute crédibilité et devient même parfois comique, comme Caroline court dans toute la maison pour bloquer les issues, armée d’un bocal rempli de substance magique !

Kate Hudson en adepte des graffitis ésotériques
Même le final, extrêmement prévisible, n’a pas l’impact que l’aurait sûrement souhaité le cinéaste. De part la distance que le spectateur a pris au cours du film pour des personnages trop peu travaillés pour être intéressants, mais aussi par la façon balourde avec laquelle cette chute est amenée, on suit la procédure de ‘’transfert d’âme’’ de manière détachée, voire indifférente. On se croirait presque dans un mauvais épisode d’X-Files.
Du coté de l’interprétation, les fans de John Cassavettes seront heureux de voir la performance de l’excellente Gena Rowlands, égérie du réalisateur new-yorkais, dans un rôle inhabituel, celui de Violet, la sorcière manipulatrice. Hélas, sa prestation n’est guère subtile et presque calquée sur celles de Kathy Bates – avec qui elle partage à peu prêt sa morphologie – dans Misery ou Dolores Clairbone. Un manque de prise de risque regrettable, surtout venu de la part d’une actrice de ce niveau. Ben, le paralytique - qui ne l’est pas toujours -, est incarné par un John Hurt à l’interprétation réduite au strict minimum syndical. Il se contente en effet de rouler des yeux durant 90 minutes. La production aurait pu engager un agent d’entretien des studios Universal, personne n’aurait remarqué la différence.
Gena Rowlands est la maléfique Violet

La surprise vient en fait de la pétillante Kate Hudson. Plutôt habituée aux rôles de comédie, elle est réellement convaincante dans la peau de Caroline, et elle me rappelle les meilleurs moments de Jennifer Jason Leigh. Une performance d’autant plus convaincante que son rôle est bourré d’invraisemblances et d’attitudes incohérentes (trop drôle : la tentative de fuite en bagnole qui tourne en cartoon). Quand au deuxième méchant, l’interprétation de Peter Sarsgaard manque tant de subtilité que l’avocat, Luke, dévoile son jeu bien trop tôt. En tout cas, bien avant que les scénaristes de l’avaient prévu (la séquence de révélation devient alors complètement inutile tant il semble que seule Caroline n’ait pas pigé que ce type BCBG était trop poli pour être honnête).

La conclusion de

Pour conclure, je dirais que la Porte des Secrets est un film de terreur psychologique qui échoue dans son objectif premier : faire peur, ou, au pire, inquiéter. La faute en revient à une mise en scène trop mainstream pour surprendre le spectateur habitué à ce genre de films. Reste une réalisation et une photographie correcte, et une Kate Hudson qui s’en sort avec les honneurs.

Que faut-il en retenir ?

  • Idée de base intéressante
  • Réalisation et photographie correctes
  • Bonne performances de Kate Hudson

Que faut-il oublier ?

  • Trop prévisible
  • Mise en scène sans surprise
  • Accumulation de clichés et d’invraisemblances
  • Aucune sensation d’effroi
  • Gena Rowlands et John Hurt, sous exploités

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