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Critique du Téléfilm : 12 jours de terreur
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Critique du Téléfilm : 12 jours de terreur

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 22 septembre 2006 à 0357

Quand le grand papa de Jaws a les crocs…

12 jours de terreur est basé sur le livre de Richard Fernicola qui rapporte un véritable fait divers ayant défrayé la chronique américaine en 1916. Alors que le reste du monde est plongé dans la première guerre mondiale, les Etats-Unis, pays neutre (il n’entreront dans le conflit qu’un an plus tard), croule la chaleur caniculaire. Pour se rafraîchir et fuir un moment les grandes villes envahies par le virus de la polio, les citoyens se jettent donc vers une nouvelle sorte de villégiature ; le séjour à la plage. C’est à ce moment que, porté par des inhabituels courant chaud, un requin blanc se rapproche des côtes noyées de touristes et s’introduit même dans la rivière, multipliant les attaques mortelles.
Après quelques rétrospectives d’époques censées nous plonger dans l’ambiance du début du vingtième siècle, le film nous amène sur la plage de Matawan, petite station balnéaire du New Jersey. Si un effort certain est fait sur les décors, le film démarre cependant assez mal avec l’apparition de ce secouriste au sourire Pepsodent et un peu trop bodybuildé, revêtu d’un maillot en coton synthétique portant un de ces flocages à chaud qui ne verront le jour que plus de cinquante ans plus tard. On a du mal, par conséquence, à entrer dans l’histoire surtout que Jack Sholder s’évertue à nous exposer des séquences remplies de dialogues à concept nuptial aussi intéressants qu’un documentaire sur les mœurs sexuels de la grenouille à jabots d’Afrique de l’Est.


Puis vient la première attaque. Jack Sholder, bien inspiré sur le coup, décide de la filmer avec le plus de réalisme possible. Loin de effets tapageurs des Shark Attack de Nu Image, il enchaîne les plans flous, filmés hors de l’eau, jouant uniquement sur l’imagination du spectateur. Les plans violents arrivant seulement en confirmation, avec des cadrages bien précis sur la victime agonisante, atrocement mutilés, au moment ou elle est sortie de l’eau. A part au cours d’un plan étonnant - vers la fin du film - avec un requin blanc jaillissant hors de l’eau tel un dauphin cherchant son ballon, le cinéaste va toujours utiliser cette technique de suggestion pour traiter les 5 autres agressions réparties dans le film.
Oui, vous avez bien lu. Seulement 5 agressions ! A une époque où les producteurs et les réalisateurs jouent sur la surenchère numérique, Jack Sholder et Tommy Lee Wallace – le scénariste -, pourtant des vieux briscards de la série B horrifique, ont décidé de coller parfaitement au récit de Fernicola et de construire leur film sur la base d’un traitement réaliste et posé. Si ce choix à pour conséquence néfaste d’entraîner souvent des séquences très mollassonnes et des redites déjà vu moult fois depuis Jaws (le maire obtus, les scientifiques abusés, le héros incompris), il a aussi pour avantage de donner une saisissante impression de vécu. D’autant plus efficace que, bizarrement, l’esprit de ces années de guerre et de découverte technologiques a fini par nous envelopper, malgré un manque évident de moyens sur les décors (par contre, les costumes sont superbes).
Puis vient l’évènement qui a rendu, à son époque, ce fait divers célèbre. L’intrusion du squale dans la rivière. Remontant le cours d’eau, le poisson tueur, pourtant repéré par un marin ivrogne (interprété par un John Rhys-Davies très à l’aise dans le rôle), va attaquer et tuer deux personnes, dont un enfant, et en blesser un autre. Une histoire incroyable de requin d’eau douce, filmé de manière crédible, et sacrément efficace. Là encore, les effets gore sont rares mais bien explicites et montrés uniquement dans la phase post-traumatique.

La dernière partie va rappeler aux spectateurs dubitatifs la poursuite en bateau et l’affrontement final (même requin obstiné, trois chasseurs, un bateau…) du Jaws de tonton Steven. Il faut simplement savoir que c’est réellement ce qui s’est passé (je me suis empressé d’aller vérifier, le web us traite abondamment du sujet). Une fois encore, Jack Sholder ne récite que les faits rapportés par Richard Fernicola. Cependant, dans 12 jours de terreur, ce n’est pas l’explosion d’une bouteille d’oxygène qui a raison de la sale bête, mais tout simplement un harponnage au moyen d’un grappin (les héros patientent ensuite jusqu’à ce que le requin meut d’épuisement). Une solution moins spectaculaire mais beaucoup plus réaliste, d’autant plus que la taille du squale reste dans des proportions crédibles (moins de trois mètres).

La conclusion de

Au final, 12 jours de terreur est un téléfilm plutôt réussi. On n’en garde certes pas un souvenir inoubliable mais il est certain qu’il vaut certainement plus que tous ces nanars envahis de monstres aquatiques à multiples rangées de dents qui bouffent un figurant à la minute. Se voyant doté d’un budget modeste, Jack Sholder a pris comme décision de rester dans le domaine du réalisme et de la sobriété. Bien lui en a pris, son film, bien que vraiment peu trépidant, reste assez agréable à voir

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation posée et soignée
  • Bonne reconstitution d’un fait divers
  • Sobriété du traitement bienvenue
  • Effets gores rares mais efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Parfois ennuyeux
  • Sujet peu original
  • Des décors parfois un peu cheap

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