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Critique du Roman : La Mort d'Ayesha
La Mort d'Ayesha >

Critique du Roman : La Mort d'Ayesha

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 18 septembre 2006 à 0759

Chronique d'une mort annoncée ?

Superbe troisième tome que celui-ci. Et bien oui direct j’annonce la couleur et elle semble noire, noire comme les tuniques des envahisseurs Sakâs, noire comme les plans de Laosimba, noire comme la passé d’Arekh. Bref le dernier tome d’une trilogie sombre, violente et en fin de compte assez pessimiste.
Alors que le premier roman nous montrait une poursuite puis une ascension au pouvoir, le deuxième nous entraînait dans un périple, un dépaysement, une défense perdue d’avance et la déchéance. Ce troisième roman joue sur la perdition, la souffrance, la soumission aveugle à un pouvoir mystique et à la guerre totale. En effet Marikani est devenu Ayesha la déesse des esclaves (le peuple turquoise du premier tome), Arekh et Liénor sont prisonniers à Reynes subissant milles tortures, Non’iama se retrouve seul et Harrakin doit faire face à l’invasion des terribles Sakâs. Voici à peu près les situations des principaux héros des tomes précédents. Bien qu’il soit plus en retrait qu’avant, l’anti-héros Arekh se relève encore une fois très attachant avec cette fois-ci une dimension moins guerrière et l’on a mal pour lui lors de sa captivité. Le statut de Marikani est plus intéressant maintenant avec son statut de déesse. Ce personnage est passé par la servitude puis la vie de princesse puis prisonnière puis reine puis considérée comme un démon puis comme dit précédemment déesse, la trajectoire de cette femme tout le long de la trilogie est vraiment bien ficelée pour un final digne de sa vie. Quant à Harrakin il est un roi guerrier efficace et logique devenant un héros alors qu’il était l’ennemi dans les épisodes précédents, tour de force parfaitement réussit par les auteurs de ce point de vue. Ce sont des exemples parmi d’autres qui nous montre à quel point les auteurs maîtrisent leurs personnages pour notre plus grand plaisir avec des évolutions sans fausses notes.
Pour ce qui est du scénario, il ne souffre pas des personnages que l’on suit et qui sont rarement ensemble ce qui aurait pu être mauvais pour le rythme. Les éléments qui font la force de l’œuvre sont toujours présents comme cette violence crue servant une action soutenue cette fois-ci par une guerre dantesque. Cette guerre qui sert de toile pour les personnages en quête de leurs envies et de leurs doutes. Ce qui bien fait aussi ce sont les façons différentes de se battre que l’on soit des royaumes, des Sakâs ou des esclaves. On entre aussi dans le classique débat de la civilisation et de la barbarie avec le doute sur qui sont les vrais barbares et cela parfois avec humour comme l’atteste ce passage : Harrakin et un général évoquent la vitesse des Sakâs qui ne jouissent jamais de ce qu’ils conquièrent en passant de suite à la prochaine contrée : Harrakin : « Les Sakâs ont toujours joué sur la vitesse. Toute leur stratégie… Depuis qu’ils ont passé les montagnes, ils ne se sont jamais arrêtés. Ils n’ont jamais cherché à renforcer leurs positions… Parfois il n’ont même pas pris le temps de piller les villes avant des les brûler. N’importe quel ennemi aurait séjourné au moins une semaine à Faez… Pour profiter de sa victoire, pour affermir sa position… » Le général : « Pour violer les filles des harems. C’est ce que j’aurai fait à leur place. Je veux dire, si on se donne tout se mal à conquérir le palais de l’émir, autant profiter de ce qui fait son charme. » Harrakin : « Exactement. C’est ce qui différencie les barbares des hommes civilisés, mon cher. Les hommes civilisés violent avant de brûler. Les Sakâs brûlent d’abord. Ces gens n’ont aucune éducation. » Un humour plus adulte pour les auteurs du Collège Invisible. Autre sujet bien traité, celui de la religion avec cette interrogation si l’adoration des hommes envers ces dieux n’ont sont pas des chaînes invisibles mais aussi puissantes que celles des esclaves…

La conclusion de

Au final on obtient un ultime roman dans le ton des précédents qui clore parfaitement la série avec un pessimisme affiché qui laisse réfléchir une fois la dernière page tournée.

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