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Critique du Téléfilm : Anticorps
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Critique du Téléfilm : Anticorps

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 7 août 2006 à 0842

Le nanar intérieur

Lance Henriksen est un ex-flic harcelé par le destin. Il y a un an de cela, il a fait une grosse boulette. Il a fait abattre un terroriste qui portait en lui un détonateur programmé pour s’activer s’il venait à mourir. Résultat : une ambassade russe à Washington complètement détruite, un soldat popof de faction tué, quelques fonctionnaires de police éliminés des effectif, et surtout un évènement reporté et déformé par la chaîne d’info ABN .
Aujourd’hui, viré du FBI, Lance Henriksen travaille en Allemagne pour une agence de sécurité. Sa journée commence mal lorsqu’il croise une journaliste américaine en partie responsable de son éviction du FBI, et qu’il apprend qu’elle est envoyée par la chaîne pour couvrir un colloque scientifique dont il est chargé de la sécurité. Une sécurité toute relative d’ailleurs, puisque l’on a réellement l’impression que l’on peut y entrer comme dans un moulin, à part par la porte principale située devant. C’est ce que comprennent également une bande de terroristes qui, après s’être introduit dans le bâtiment par les cuisines et avoir discutés brièvement avec le chef cuistot sur la recette de la bisque de homard, envahissent la salle de conférence, tirant dans tous les sens.
C’est à ce moment que l’on se rend réellement compte de la déveine de notre ami, car le chef de ce mouvement terroriste, qui a des revendications que l’on ne connaîtra jamais, possède à l’intérieur de son corps le même modèle de détonateur que celui utilisé à Washington, et que celui-ci est chargé d’activer des bombes atomiques, rien que ça, dissimulées dans plusieurs villes d’Europe. Lance Henriksen est donc très contrarié, d’autant plus que lors de l’intervention de la sécurité qui suit les déclarations des terroristes, le chef du commando se retrouve dans le coma, au seuil de la mort.
Je sais… A ce moment, vous êtes en train de vous dire : mais de quoi il nous cause, celui-là ? Je ne suis pas sur SFU, ou quoi ? Ou est la SF là-dedans ? En fait, l’aspect fantastique va se révéler dans la deuxième partie de ce téléfilm. Cherchant à désactiver ou retirer le détonateur avant que le méchant n’expire, les services de sécurité acceptent la proposition de l’un des scientifiques présent sur les lieux : envoyer, à l’intérieur d’un submersible miniaturisé, une équipe dans corps du terroriste.
C’est alors que Lance Henriksen s’offre un voyage sous la forme d’un remake du Voyage fantastique, en compagnie d’une scientifique black grimaçante qui se prend pour Halle Berry, une bimbo tchèque que l’on croirait sorti d’un tournage porno et d’un ahuri amateur de blagues Carambar. Je l’avoue, ce voyage m’a fait plier de rire avec ses répliques ridicules, ses explications pseudo-scientifiques, l’air désabusé de Lance Henriksen (qui doit vraiment ce demander ce qu’il fait dans ce navet), ses lamentables effets spéciaux numériques qui feraient hontes à un Atari 520 des années 90 et quelques révélations scénaristiques hallucinantes durant lesquels on apprend que le corps humain renferme des mites (???). Le paroxysme du n'importe quoi télévisuel étant atteint lorsque le héros a 20 secondes pour trouver les codes de désamorçage du détonateur et que, devinez-quoi… il les trouve à la 20ème seconde, bien entendu.
Après un ou deux rebondissements indispensables chargés de relancer un climax plutôt mollasson, Lance Henrikssen et la Black parviennent à sortir indemnes - et enlacés (my name is James… James Bond) - du corps du salopard qui finit par crever après une dernière insulte. Nous, on dit : Ouf ! C’est fini !

La conclusion de

Anticorps est un film d’action peu crédible dans sa première partie, agrémenté d’un ou deux gunfights plutôt bref, et un redoutable navet de SF dans sa deuxième partie. Pas grand-chose à sauver de ce triste spectacle hormis un Lance Henricksen qui tente tout, en vain, pour relever le niveau et quelques situations si nulles qu’elles en deviennent drôles.

Que faut-il en retenir ?

  • L’acte de bravoure de Lance Henrikssen
  • Involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario peu crédible et dialogues débiles
  • Interprétation souvent très mauvaise
  • Effets spéciaux numériques lamentables

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