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Critique du Téléfilm : Saint Sinner
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Critique du Téléfilm : Saint Sinner

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 27 juillet 2006 à 1800

Mon curé chez les Succubes

Après avoir, par accident, réveillé d’un sommeil magique deux succubes, un jeune prêtre doit les poursuivre dans le futur afin de les détruire…
Bon, tout d’abord Saint Sinner c’est un comic d’horreur écrit par Clive Barker. Il se colle donc ici à la production de cette adaptation qui se veut provocante et horrifique à l’extrême. Il faut dire que l’histoire – deux succubes magnétiques, cruelles et obsédées de la quéquette projeté au cœur d’un vingtième siècle déluré – se prêtait vraiment à nous offrir quelque chose de réellement ‘’Barkerien’’, à savoir charnel, voire fusionnel, et émoustillant.
En fait, de Barker, dans Saint Sinner, on n’y trouve pas grand-chose. On pourrait penser a ce début doté d’une forte imagerie gay avec une séquence que l’on pourrait croire piquée à David DeCoteau - un bel éphèbe en couche culotte bronzant dans un pré -, une séquence de morphing montrant le ‘’réveil’’ de deux succubes enlacées, et un accouchement démoniaque plutôt bien dégueu, dans le style Yuzna. Le reste nous rappelle plutôt le déroulement d’un téléfilm fauché produit par un Charles Band ou un Roger Corman. Bref, pas de quoi tirer sur son slip ni se tortiller sur son fauteuil. Et encore moins péter de trouille.
Le début du film se passe dans un monastère du 19ième siècle. Un monastère bien particulier pour deux raisons. La première, la plus incongrue, est qu’il est occupé en partie par des moines glabre, musculeux et un peu idiots sortis tout droit d’un magazine de charme gay, et la deuxième est qu’il abrite en sa cave des reliques plus ou moins damnées cachées en ces lieux par l’Eglise – sans réelle surveillance d’ailleurs. Parmi ces artefacts, il y a une machine à voyager dans le temps – en fait réglée toujours à la même destination, et dotée d’un billet de retour si l’on en croit le script – et une petite statue représentant les deux succubes.
Donc, dans cette histoire, deux moinillons font les cons, réveillent les succubes qui bouffent le bras de l’un deux et qui se barrent en utilisant la machine. Après un voyage digne d’un film de Mélies – à base d’incrusts à deux balles -, elle atterrissent à New York et commencent à draguer sévère. Et c’est là que ça coince vraiment. Si les comédiennes ne sont pas moches – quoique la brune… -, elle sont si dégueulasse, dégoulinantes de sueur – ou de bave, ou de… bref ! – et agressives qu’on se demande réellement comment elles peuvent arriver à séduire les mecs qu’elles amènent dans des coins isolés pour les sucer à mort – avec une paille s’il vous plait : effet comique assuré. On est très loin du magnétisme de la plus belle des succubes, à savoir la Mutante. Ici, on zieute plutôt du coté de Street Trash ou du cinéma de John Waters . Et ne parlons pas des scènes de combat mollassones, qui de plus subissent un montage soporifique. Au cours de ces affrontements, durant lesquelles les deux démones ne sont pas impressionnantes pour deux sous, on voit les comédiennes qui se contentent de pousser des groaaaar !! devant la caméra pour mieux se ridiculiser.
Film à tiroirs s’il en est, Saint Sinner raconte aussi le voyage dans le futur du moine Tomas Alcala. Gaffeur invétéré, il va cependant rencontrer et se faire une amie flic – et black – qui va l’aider dans sa tâche. Armé de son couteau magique, il s’attaque aux deux créatures libidineuses et prend branlées sur branlées. Bien entendu, pour la pérennité de l’histoire, elles ne le tuent jamais, et se contentent de l’enfermer dans un cochon de ‘’bave démoniaque’’ (rire garanti) si solide qu’il met environ cinq minutes à s’en défaire avant de s’éclipser pendant que les deux succubes se crêpent le chignon.
La dernière partie qui voit l’affrontement final sur les lieux même de l’abbaye, mais 150 ans plus tard, est plus intéressante. Malgré des incohérences, c’est à ce moment que l’on assiste avec un petit soulagement à un horrible accouchement de l’une des succubes. De ce corps dégoulinant émerge une sorte de cafard géant doté de tentacules. Une véritable vision Cthulhienne. On déchante hélas relativement vite lorsque l’on voit le moine se débarrasser de cette créature en la balançant simplement dans une pile de caisse. On ne la reverra plus…sic. Il ne reste plus qu’à Alcala, éclairé par une mère Thérésa hollywodienne sur son statut d’élu, de planter son couteau à deux lames – qui rase donc de plus prêt – dans les succubes devenues d’un seul coup bien ramollies. Film fortement christique, une fois les deux succubes enfermées, le moine Tomas Alcala, mortellement blessé, rejoint alors le royaume des cieux, fier du devoir accompli et heureux d’avoir expié ses péchés.

La conclusion de

Les effets spéciaux de David Tatopoulos ne cassent pas trois pattes à un canard, avec des maquillages sur les succubes particulièrement disgracieux – notamment durant les séquences de séduction. La réalisation est morne et le montage sans imagination, ce qui n’arrangent guère les choses. Bref, Saint Sinner n’est pas terrible même si sa vision n’est pas insupportable. On se demande juste ce que Barker est venu faire dans ce téléfilm bas de gamme.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences gores
  • Un accouchement bien horrible.

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation terne
  • Nombreuses incohérences
  • Succubes franchement nases
  • Effets spéciaux très moyens.

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