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Critique du Film : L'avion de l'apocalypse
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Critique du Film : L'avion de l'apocalypse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 30 juin 2006 à 0947

L’attaque des Pizzamen

Un journaliste de télévision s’apprête à accueillir un imminent professeur sur le tarmac d’un aéroport américain. Une fois que l’avion attendu ait atterri, il délivre, en place en lieu de respectueux et honorables scientifiques, une bande de créatures violentes et défigurées qui agressent la sécurité de l’aéroport avant de se répandre en ville, y semant la mort et la terreur…
Flirtant sur la mode des zombies, les cinéastes italiens s’acharnent à mettre en scène au début des années 80 une floppée de films gores utilisant ces redoutables et/ou risibles créatures d’outre-tombe. S’il y eu de belles réussites, comme le superbe L'enfer des zombies, de Lucio Fulci, il y eu également un bon nombre de mémorables navets. Et l’Avion de l’Apocalypse est assurément un brillant représentant de la deuxième catégorie. Une performance lorsque l’on sait que cette gamme est hélas beaucoup plus riche en perles que la première.
Le film démarre par une séquence dans un aéroport riquiqui au cours de laquelle le spectateur assiste au débarquement de ces zombies zarbis. Maquillés à coups de pizzas frelatées reçues en pleine face, les créatures font plutôt penser à une bande de psychopathes enragés, d’autant plus qu’ils n’hésitent pas à utiliser des outils et des armes pour agresser leurs victimes. Sautillants, courants et vociférants sur le bitume du tarmac de l’aéroport, les zombies réduisent en miette les quelques figurants mollassons faisant office de militaires. Des agressions assez nases donnant lieu à des effets gore réalisés à grand renfort de pattes en sauce Bolino. Ca commence fort…

Pizzaman attacks!

Puis les zombies, après avoir également tué des figurants installés dans une tour de contrôle au poste d’observation grand comme un placard à balai, se répandent en ville. Le spectateur va suivre alors durant une heure les tribulations peu trépidantes de deux héros (le journaliste et sa femme infirmière), entrecoupées de séquences mettant en scène les réactions des militaires – par l’intermédiaire du général Murchison. Pour le couple en cavale, cela se traduit par l’attaque d’un studio de télévision et d’un hôpital. Du coté des militaires, on assiste à des scènes dialoguées vides de sens et jouées par des comédiens endormis ou constipés. Après de sérieuses analyses sur le corps d’un zombi-pizza, suivi par une pompeuse mais oh combien stupide explication, les pontes de l’armée découvrent qu’ils ne peuvent mettre hors d’état de nuire les monstres qu’en leur tirant dans le cerveau. Une consigne officielle ‘’il faut viser la tête’’ s’ensuit. Un ordre que les militaires, sur le terrain, vont obstinément se refuser à exécuter, en continuant à leur tirer dessus inutilement en visant les autres parties du corps !
Schtroumfettes en folie!

L’attaque dans le studio de télé est la plus réjouissante. Une troupe de danseuses y effectuent une chorégraphie ridicule sur une musique disco pourrie, filmée par des techniciens lymphatiques vêtus de blouses d’ambulancier. Sous le regard abruti des trois péquins présents dans la régie, les zombies pénètrent sur le plateau et se mettent à détruire le matériel tout en croquant à belles dents les danseuses débiles qui se jettent dans leur bras ! Séquence mémorable ! Quelques effets gore viennent agrémentés l’ensemble, comme ce plan au cours duquel un zombi arrache le sein d’une des filles avant de lui sucer son sang. Il est dommage que le délire de la situation – des filles en justaucorps de schtroumpf poursuivies dans une pièce de 20m² par des hommes à la face de pizza, ça le fait ! – soit si mal filmé, et surtout si mollement rythmé, par un Umberto Lenzi peu motivé.
Steak seingnant

Je disais plus haut sucer le sein car ces zombies sont en quelque sorte des vampires ! Ils ne dévorent pas les humains, ils les sucent ! C’est la faute d’une trop grande exposition à de la radioactivité, parait-il… Bon, nous on veut bien, du moment que le film se mette à délirer autant que ne l’est cette révélation. Hélas, Umberto Lenzi – apparemment beaucoup plus à l’aide dans les western que dans l’horreur – reste étonnamment sage et se contente de suivre ce scénario linéaire et monotone sans zèle ni initiative. La prochaine étape de ce jeu de l’oie cinématographique se situe dans l’hôpital, envahi par les zombies, et dans lequel le journaliste va y retrouver sa femme. Nouveau carnage, et nouvelles attitudes peu crédibles des principaux protagonistes et du personnel de l’établissement qui s’enfuient souvent dans le mauvais sens – suite à des approximations dans la salle de montage – et qui finissent par décéder par l’intermédiaire d’effets gore vraiment très moyens.
Les héros, parce que même dans le Z, il en faut

Pendant que les militaires continuent de se faire massacrer par les zombies et que la plupart des habitants de la ville se baladent comme si de rien n’était, les deux amoureux parviennent à sortir de l’hôpital et ils fuient l’invasion pour gagner la campagne, en alternant les courses effrénées et les pauses-café au comptoir d’un café philo (si, si, j’vous jure !!). Il arrivent finalement dans un grand parc d’attraction. Cernés par les zombies, ils seront évacués par hélicoptère mais au cours du sauvetage, la jeune femme perd accidentellement la vie. Un moment dramatique illustré par la vertigineuse chute d’un mannequin jaune désarticulé.
Le final, véritable foutage de gueule cinématographique, ne mérite même pas d’être cité tant l’artifice est mal introduit et piteusement réalisé.

La conclusion de

Le problème de l’Avion de l’Apocalypse vient en partie du manque d’originalité de son scénario et du manque de folie dans la réalisation de Umberti Lenzi – à part la séquence du studio, assez drôle. Il faut dire également que, à part Francesco Rabal (le major Holmes) et Mel Ferrer (le général Murchison), les acteurs sont souvent mauvais et même parfois calamiteux. Reste quelques effets gores sympathiques et une séquence de suspense dans une villa, sans aucun artifice, qui démontre que le cinéaste italien vaut mieux que ce qu’il ne offre avec ce nanar.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences assez drôles
  • Quelques effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire et sans folie
  • Réalisation trop conventionnelle
  • Interprétation mauvaise
  • De nombreuses incohérences, et raccords poussifs
  • Séquence finale lamentable

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