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Zathura : une aventure spatiale >

Critique du Film : Zathura : une aventure spatiale

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 22 mai 2006 à 11:00

Jumanji cosmique

Dans la cave de leur maison, deux enfants découvrent un vieux jeu de société. Lorsque le plus jeune d’entre eux décide d’entamer une partie, leur maison se retrouve alors arrachée du sol pour se retrouver projetée dans l’espace, en direction de l’astre Zathura…
Construit sur un roman pour enfant de Chris von Allburg; déjà auteur de Jumanji, Zathura suit exactement la même trame ; la seule différence étant le changement de décor. En effet, en place et lieux de cette forêt tropicale envahissant de sa faune et de sa flore une petite bourgade américaine, Zathura nous emmène dans l’espace, à bord d’un vaisseau spatial en forme de maison de banlieue bourge.
Projetés dans le cosmos, les enfants vont tisser la narration strictement linéaire de ce script au moyen de Zathura, un jeu de l’Oie à la sauce SF. Le système est un peu vulgaire, avouons le, chaque tour de jeu entraînant un évènement déclenché au moyen d’une carte fournie aléatoirement par le système. D’ailleurs, dés le début du film, on peut craindre le pire, avec cet environnement restrictif qu’est l’intérieur de cette maison, l’on se demande rapidement ce que Jon Favreau va bien pouvoir proposer pour nous éviter de sombrer dans la monotonie et l’ennui. Et bien, le réalisateur peu inspiré de Elf a trouvé des solutions !
Tout d’abord, il évite soigneusement de mettre trop en avant le message moralisateur sur la nécessité d’entraide et de soutien des membres des familles déstructurées. Il est en effet assez discrètement glissé de manière permanente dans la narration (malgré un début très explicite) et il prend un coté tendre et affectueux lorsqu’il devient plus émergeant dans la dernière partie du métrage. Un sentiment d’autant plus agréable que les jeunes comédiens sont particulièrement sympathiques – inversant les tendance ‘’Macauley Culkienne’’ de ce genre de films ! – et doués pour la comédie. Même la grande sœur, mise au second plan avec un jeu plutôt gelé (dans les deux sens du terme), sort du simple registre de la ravissante idiote de service pour apparaître à son avantage dans la deuxième partie, avec quelques phrases de dialogue assez drôles.
Autre argument de poids ; le choix du scénariste chevronné David Koepp et du réalisateur Jon Favreau d’avoir totalement mis dans les mains des enfants la dramatique d’un film qui leur est destiné. Avec seulement deux adultes dans des rôles de soutien – un père anecdotique interprété par un Tim Robbins en guest star et un astronaute qui n’est qu’une projection spatiotemporelle de l’un des enfants – on est assez proche dans l’esprit d’un Explorers ou d’un Goonies, et finalement plutôt éloigné de Jumanji avec son envahissant Robin Williams qui écrasait outrageusement les autres protagonistes par son extravagance et son cabotinage.
Reste que le risque de redite restait assez grand et comme Favreau n’arrive pas réellement à nous la faire oublier, cette impression de faux remake est assurément l’un des points faibles du film. Dommage, car on ne s’ennuie pas une seconde et malgré l’exiguïté de l’endroit, Favreau arrive à nous divertir par la mise en scène d’évènements assez amusants… et très destructeurs grâce à des effets spéciaux très sophistiqués. Jumanji, à son époque (en 1995), se présentait comme une véritable démonstration en terme de technologie cinématographique en image de synthèse, une innovation qui nous faisait oublier ses carences scénaristiques ; 10 ans plus tard, avec la généralisation de ces techniques numériques, le challenge n’est plus le même. Aujourd’hui, pour séduire le public, il faut utiliser les nouvelles techniques d’imagerie pour mettre en valeur les icônes d’un genre, pour y rendre hommage ou les magnifier. Et dans le cas de Zathura, c’est la littérature fantastique et le space opéra qui sont ciblés. Il y en a d’ailleurs pour les petits et pour les grands ; l’astronaute Sheppard revêt le scaphandre de ceux de 2001, les vaisseaux des Zorgons – des créatures sauriennes crées par Stan Winston et ressemblant fortement aux hommes-lézards de Dragonlance - sont identiques à ceux de Flash Gordon, et le robot déglingué renvoie le cinéphile au Trou Noir de Disney. Un trou noir qui sera d’ailleurs présent à la fin de ce film de part la nature même de l’astre Zathura, une étoile qui ramènera à la réalité nos héros à travers une séquence digne d’ Evil Dead.
Au niveau du rythme, le cinéaste-acteur américain manque assurément de repères et le film connaît de dangereuses asphyxies entre chaque résolution d’évènements, prenant au final une allure assez sinusoïdale. Cela n’est pas trop grave car cette absence de souffle est résolue par le déclenchement artificiel d’une augmentation rythmique créée suite à ce tirage de carte qui permet à l’ouvrage du réalisateur de rebondir. C’est cependant assez inquiétant sur les réelles capacités professionnelles de Jon Favreau dans la gamme Epique ou Aventure, surtout lorsque l’on sait qu’il travaille actuellement sur l’adaptation de La Princesse de Mars, le premier volet de la saga épique et spatiale de Burroughs.

65

Zathura s’annonçait presque comme une catastrophe et, au final, le film se retrouve être un spectacle distrayant, destiné aux enfants mais aussi à leurs parents. Ses acteurs attachants, ses scènes spectaculaires aminées d’un humour bon enfant et son absence totale de vice suffisent à effacer presque totalement des défauts importants ; à savoir un scénario linéaire et déjà vu, et un manque de rigueur rythmique au niveau de la réalisation

Critique de publiée le 22 mai 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Léger et divertissant
  • Comédiens sympathiques
  • Bons effets spéciaux
  • De sympathiques récupérations d’icônes du genre

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire et déjà vu
  • Réalisation manquant de rigueur et de personnalité

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