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Critique du Téléfilm : L'attaque des fourmis géantes
L'attaque des fourmis géantes >

Critique du Téléfilm : L'attaque des fourmis géantes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 11 mai 2006 à 0743

L’invasion des fourmis en toc

Nous sommes en week-end, et plupart des Californiens sont chez eux, occupés à manger des pop-corn en famille tout en matant un match de la NFL. Néanmoins, certains d’entre eux, soit parce qu’ils sont dotés d’une forte conscience professionnelle, soit parce qu’ils y sont obligés, passent ces deux jours sur leur lieu de travail, oubliés de tous.
Un bâtiment administratif de la proche banlieue de Los Angeles voit s’agiter en son sein des spécimens appartenant aux deux catégories citées ci-dessus. A la première gamme appartiennent l’odieuse miss Joan – la directrice d’un magazine people – et sa jolie assistante Sharon ; ils ont décidé de passer un moment dans leur bureau pour préparer la prochaine sortie d’un nouveau numéro au contenu qu’on laisse sous-entendre comme passionnant.


Trois autres personnages, haut en couleurs, entrent directement dans la deuxième catégorie ; le garde la sécurité Dennis et les employés du service de nettoyage, Hank et son neveu Curtis. Des individus sympathiques parmi lesquels, dés les premières minutes, on a aucun mal à y deviner un éventuel héros : Curtis.
La monotone journée des pensionnaires de ce bâtiment désertique va alors se retrouver perturbée. Tout d’abord avec l’arrivée très tapageuse d’un photographe de mode accompagné de deux pétasses vachement bonnes. Après les présentations d’usage (trois tirades débiles), ils se rendent sur le toit du bâtiment afin d’y faire de jolies photos ringardes. Et ce n’est pas tout car, laissant sa fille surveiller son 4x4 qu’il a garé dans le parking souterrain du bâtiment, un espion industriel s’introduit en catimini (enfin, presque…) dans les bureaux pour y dérober je ne sais quoi (il a un CD-rom vierge dans une énorme mallette vide).

C’est à ce moment que survient l’élément fantastique qui justifie la présence de cette chronique dans SFU. Par l’intermédiaire de plantes vertes - originaires d’une pépinière voisine - déposées à l’entrée, des fourmis radioactive prennent pieds (euh… pattes) dans les lieux et quittent ensuite leur cachette, dans le but évident de s’emparer des locaux…
Insects est réalisé par le maître du bis fauché David de Coteau qui, pour l’occasion, s’est attribué un pseudo qui lui est cher ; Ed Raymond. Le scénario qu’il tente de mettre en scène raconte l’histoire un groupe hétéroclite de personnages improbables essayant de lutter d’un commun accord face à un adversité animale. Ici, l’on a affaire à des fourmis géantes et de surcroîts radioactives (une obscure histoire de terrorisme international).

Planquées dans une plante verte de moins de 1 mètre de haut, les fourmis géantes se laissent patiemment transporter sur les lieux du drame camouflées dans la camionnette de l’accessoiriste de plateau, non sans avoir auparavant bouffés deux mecs (des travailleurs clandestins de la pépinière). Elles sont vachement bien cachées, car à part un bruissement de feuilles, rien ne permet de deviner la présence des bestioles. Une fois sur place, elle commencent à envahir les bureaux, le sous sol et les voies d’accès du bâtiment. On assiste alors à une prolifération de gigantesques fourmis en plastoc qui se mettent à semer la terreur. Quand on pense qu’elles étaient toutes cachées dans un minable pot de fleur, on se dit que ces insectes ont des capacités morphologiques qui ne cesseront jamais de nous surprendre. Houdini peut aller se rhabiller, je vous le dis !
De leur coté, les humains s’organisent, si l’on peut dire. Miss Joan, à la réplique facile et la cuisse encore bien faite malgré son âge, s’empare du seul flingue disponible, même si l’on devine qu’elle ne sortira pas vivante de ce traquenard. Puis, sous les conseils de Curtis, le groupe décide de monter sur le toit rejoindre le photographe nain et les deux gonzesses en bas résille et corsets. Ha ! ha ! J’en vois qui suivent d’un peu plus prêt mes propos, là !

Bref, tout le monde se retrouve sur le toit, pour y bricoler une nacelle avec un sac, histoire de se refaire un remake de la Tour Infernale. Les deux pétasses sont évacuées par ce moyen sur le bâtiment voisin, a travers une charmante séquence remplie de plans en contre plongée cadrées sur les jolies fesses de ces charmantes demoiselles suspendues dans les airs. Spectacle ridiculement ravissant, et qui ne manquera pas de faire grincer des dents les féministes. C’est alors que l’espion industriel, déjà bien blessé par la morsure de dents en caoutchouc, pète un plomb et monte en force dans la nacelle. Cependant, comme Insects est un film au fort message moralisateur, le criminel se verra puni par l’attaque mortelle d’une fourmi Playmobil équilibriste de 2 mètres de long. Bien fait !
Mais, au cours de cet incident, le funiculaire de pacotille s’est rompu, isolant nos courageux amis sur le toit du bâtiment infesté de fourmis. Pas grave. De toutes manières, il faut que le héros retourne dans le bâtiment, car la fille de l’espion est toujours bloquée dans le parking souterrain, en compagnie de dizaine de fourmis en synthèse et des corps a moitié bouffés de Hank et du gardien. Il doivent également faire fissa, car l’armée arrive, avec à sa tête un colonel dégénéré fumeur de cigare et meurtrier. Le suspense est alors a son comble (un seuil optimum qui, je vous rassure, ne fera pas pété les pacemakers), entretenu par l’arrivée d’une Scully névrotique et hypersensible accompagné d’un shérif de campagne.
Alors que le colonel fou fait gazer l’intérieur du bâtiment, au sous-sol, Curtis et ses amis sont à la lutte avec les fourmis Playschool. Après un âpre et mortel combat qui voit le shérif finir tristement égorgé part une tête de fourmi en plastique qu’il est obligé de maintenir lui-même, les héros parviennent à évacuer l’adolescente rondouillette avant que les produits toxiques ne fassent effet. Ouf, c’était moins une...

La conclusion de

David de Coteau, avec Insects, fait très fort. Déjà, il ne met pas une seule séquence gay dans son film. Ce qui est en soi un exploit. Puis, il ose tenter de revisiter le scénario de Piège de Cristal à la sauce B Monster Movies. Ça a failli fonctionner, mais c’est raté. Et comme dans toutes entreprises périlleuses, l’échec peut avoir des conséquences catastrophiques, on peut le vérifier encore ici. Il faut dire que ce tâcheron du direct-to-video n’avait pas vraiment mis toutes les chances de son coté ; un casting pitoyable avec des personnages dotés de lignes de dialogues au contenu ridicule, des effets spéciaux calamiteux, qui alternent des plans ‘’puppets’’ avec des plans numériques, tous plus mauvais les uns que les autres, et une histoire tristement prévisible et bourrée d’incohérences. Le film ne se prenant pas au sérieux, il nous arrive de sourire parfois un peu, notamment lors des interventions de Stella Stevens (Joan), la rare personne qui tire son épingle du jeu et qui très divertissante avec son jeu outré et ses répliques à deux balles. Cela fait quand même peu…

Que faut-il en retenir ?

  • Stella Stevens et son jeu outré
  • Ne se prend pas au sérieux

Que faut-il oublier ?

  • Scénario prévisible rempli d’incohérences
  • Effets spéciaux pourris
  • Interprétation médiocre en général

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