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Critique du Téléfilm : Sharkman
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Critique du Téléfilm : Sharkman

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 10 mai 2006 à 0643

Un film complètement marteau

Dans une île vit un savant. Fou. On s’en doutait quand même un peu. Comme tous les scientifiques dingues, il un adjoint – un quasimodo en blouse blanche – et une assistante –une roumaine quasi muette mais évidemment bien roulée. Ce docteur Moreau tendance Herbert West (hé oui, quand on embauche l’agité du bulbe Jeffrey Combs dans le rôle d’un malade de la seringue, il faut s’attendre à recevoir en pleine tronche des relents lovecradingues), qui est à la tête d’une armée de mercenaires - payés par on ne sait quel moyen -, travaille dans son laboratoire sur un projet extraordinairement con.
En effet, docteur Maboul dépense une énergie folle dans sa lutte contre les méfaits du cancer (noble cause) mais dans son délire, ils ne recule devant aucune solution, même les plus extrêmes, -ou les plus débiles, suivant le coté de la camisole où l’on se place. Comme tout le monde le sait – pas tous ? ah bon, en tous cas tous les amateurs de films de squales bis sont au courant – un requin ne chope pas le cancer, car il a une espèce de ‘’clochette’’ dans la tête qui lui sert de… euh… enfin, j’ai rien pigé à ce qu’à expliqué le docteur à la caméra, pardonnez-moi. Mais l’essentiel est que l’ADN de requin est peut-être la voie du remède contre le sale crabe.
Le docteur, fort de cet avis (et probablement fan de films d’animation), a donc décidé de transformer les gens en requins ! Ben oui, il fallait y penser. Il commence par son fils, atteint du cancer, qui se transforme en un requin marteau (c’est de famille) amphibien. Un résultat peu concluant, car bien que guéri, le fiston se voit doter d’une sale gueule et d’un exécrable caractère, avec une certaine tendance à croquer tout ce qui traîne devant ses mâchoires. Cela pose un gros problème au docteur foldingue, car non seulement il bouffe deux doigts de quasimodo, mais en plus, il ne veut pas forniquer avec les filles de la plage. En tout cas, pas avant de les avoir déchiqueté. Ce qui n’est forcément pas pratique pour procréer.
Mais, dans l’immédiat, la préoccupation principale du docteur n’est pas cette petite histoire de radada. Non, car maintenant qu’il a transformé son fils en poisson, il veut se venger. Oui, il veut se venger des gens qui l’ont mis sur la touche en le virant d’un sombre laboratoire de Sydney pour l’envoyer se morfondre, plein de fric et de nanas, dans une paradisiaque île océanienne. Quand je vous dis qu’il est barjot…
Donc, il invite dans son luxueux domaine colonial, sous un prétexte scientifique (la découverte du siècle !), ses anciens collègues et son ancien patron. Dans le but caché de les livrer à son fils à ailerons multiples. Ses plans vont être contrariés. Tout d’abord par la venue inattendue de l’ex fiancée de son fils, la scientifique Amelia Lockhart (le top model Hunter Tylo), une brunette doté de dialogues d’une connerie qui tient de la magie pure. Puis, par le copain de cette dernière, un informaticien bedonnant qui, pour l’occasion, se transforme en Rambo au design Culbuto.
Le film part alors en vrille, de manière délicieuse. Les scientifiques parviennent à s’échapper du domaine et s’enfoncent dans la forêt roumaine remplie de plantes mutantes, résultat des expérimentations du docteur. On assiste alors à un remake des Chasses du Comte Zaroff à la sauce bordélique, avec des mercenaires surarmés (ils ont même un hélicoptère de combat) qui rateraient un éléphant dans un couloir, et un Sharkman (c’est son petit nom) qui se balade dans la nature en se trouvant à mille endroits à la fois. Ca croque, ça déchiquette, ça défouraille sévère, c’est la guerre ! Manque plus que Chuck Norris et cela devient orgasmique. Le combat tourne à l’avantage des fugitifs pendant un bon moment, ces derniers exterminant sans difficultés (bon, il en meurt un ou deux quand même) les dizaines de chiens de guerre que le doc leur envoie, mais ils finissent par être capturés au cours d’une séquence de combat inspirée d’Apocalypse Now.
Seul l’informaticien de combat parvient à leur échapper, mais c’est seulement pour encore mieux s’équiper avant de retourner faire la fête au doc et ses potes. Lorsqu’il parvient au laboratoire, c’est pour trouver sa copine jouer la fiancée du monstre alors que ce dernier a commencé à faire du ménage, probablement agacé par le rôle ingrat dans lequel il se retrouve relégué. Après avoir grignoté la tête de l’ex-patron de son papounet , il arrache le bras de son géniteur dans un élan affectif puis se fait les dents sur les gardes présents dans le labo. Le travail déjà ainsi mâché (si j’ose dire), notre héros n’a plus qu’à éliminer un Sharkman si moche qu’il n’ose même pas sortir de sa baignoire. Finalement, le brave homme, en faisant exploser comme une baudruche le monstre grâce à une douche d’azote (si, si), fait preuve d’une grande bonté. C’est un héros, quoi !
Le scénario est débile. Il faut voir la séquence où, après avoir décidé de retourner à la base pour soigner un de leur blessé -et endurer mille maux pour ce faire -, les fugitifs abandonnent l’éclopé dehors une fois arrivés sur place, à la merci du monstre ! Et ce n’est pas tout ; ils pénètrent ensuite à l’intérieur, y restent cinq minutes (ils ont du oubliés qu’ils sont là pour le type resté de l’autre coté de la porte), disent trois phrases pseudos scientifiques, puis quittent l’endroit en passant par un vasistas. Et tout le reste n’est guère plus logique. Du coté de l’interprétation, Jeffrey Combs en fait des tonnes, les cheveux gominés et la moustache fière alors que les autres comédiens montrent des capacités dramatiques à peine digne d’acteurs de films pornos. Excepté le ventripotent William Forsythe, qui interprète le héros, mais qui n’a décidemment pas la tête de l’emploi.

La conclusion de

Malgré tout, je ne me suis pas ennuyé une seconde à la vision de ce Sharkman. Les effets spéciaux pas trop nuls y sont bien sur pour quelque chose, de même qu’une bonne présence des scènes gore, inhabituelles dans ce genre de téléfilms. Mais surtout, c’est le coté complètement dingue de cette histoire et la réalisation cartoonesque de Michael Oblowitz qui m’a le plus réjoui. Un spectacle intrinsèquement affligeant mais assurément hilarant. J’ai appris que Sharkman faisait partie d’une série intitulée Mutant Génération, produite par Nu Image. J’ai hâte de découvrir alors ses autres représentants qui répondent aux attrayants noms de Predatorman, Mosquitoman, ou autres Snakeman.

Que faut-il en retenir ?

  • Très drôle
  • Scénario fou, fou, fou
  • Jeffrey Combs

Que faut-il oublier ?

  • Histoire quand même bien nulle
  • Acteurs pitoyables
  • Dialogues ineptes

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