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Critique du Film : L'attaque de la moussaka géante
L'attaque de la moussaka géante >

Critique du Film : L'attaque de la moussaka géante

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 20 mars 2006 à 1117

Ed Wood est vivant... et il est Grec

Abandonnée par son jeune propriétaire, une portion de moussaka est contaminée par un rayon lors de l’atterrissage d’un vaisseau spatial et devient un prédateur géant…
Voilà, tout est dit, ou presque. C’est n’importe quoi. N’empêche que si vous êtes fan des bons vieux nanars qui causent d’aberrations mutantes, dans le pur style de l’Attaque des Tomates Tueuses, et du cinéma gentiment provocant de John Waters – l’inventeur du film qui fouette vraiment -, ce monument du film fauché et déjanté peut largement vous intéresser.
L’Attaque de la Moussaka Géante voit la mise en scène approximative d’une sacrée tripotée de personnages, d’ailleurs tous horriblement surjoués, qui sont de véritables stéréotypes issus des tréfonds des catalogues du cinéma underground des années 70 et la série B des années 50. Si on jette un œil, en commençant par le rôle principal,on y voit un travesti bedonnant qui rappellera au cinéphile la délirante Divine, égérie du fou furieux – aujourd’hui bien assagi – John Waters, puis on suivra les commentaires hallucinés des présentateurs complètement hystériques d’un journal télévisé – qui nous renvoie aux Kaiju Eiga, les films de monstres japonais, un aspect asiatique renforcé par la présence de scientifiques, mais qui sont ici homosexuels et en blouse rose, clin d’œil amusant à la réputation grecque.
Ce n’est d’ailleurs pas tout, on y voit aussi des bimbos de l’espace vachement bien carrossées et hyper potiches qui ferait presque passer Paris Hilton pour le summum de la classe et de l’intelligence – celui a vu l’hilarant nanar avec Zsa Zsa Gabor, Queen from the Outer Space (1958), fera sans hésitation le rapprochement – qui se baladent dans une soucoupe volante tout droit sortie d’un film de Ed Wood, la couleur baveuse en prime.
Et puis, il y a le monstre, l’abominable créature qui meut son énorme masse dégoulinante de fromage avec une vélocité pachydermique dans les rues d’un Athènes en carton pâte, aux moyens d’effets spéciaux pourris, d’un niveau d’incrustation et de modélisation si minable qu’un gamin de 10 ans pourrait faire mieux avec n’importe quel logiciel, même le plus cheap. La mise en action de cette monstruosité gastronomique n’est d’ailleurs pas la seule catastrophe de ce film, car tous les effets spéciaux sont lamentablement bâclés et copieusement foireux. C’est sur, pour être kitsch, c’est méga kitsch !
Et le film dans tout ça, intrinsèquement parlant je veux dire. Et bien, c’est une grosse merde qui s’assume. En raison d’un montage vintage qui donne un rythme soporifique au métrage, c’est souvent long, très long, et chiant. Heureusement qu’un délire bon enfant et gentiment tendancieux – notamment Joy, la femme du ministre grec, une véritable cocaïnomane - submerge ce film et que les gags sont nombreux et très souvent complètement délirants, à la condition de bien vouloir jouer le jeu, bien entendu.
Le problème de ce film vient en fait de son excès de parodie gay qui a tendance à le transformer trop souvent en un ‘’nanar volontaire et forcé’’, avec un coté parodique peut-être trop rentre dedans qui l’emmène parfois sur les sentiers nauséabonds des Cage aux Folles ou autres Scary Movie. Deux catégories outrancières et balourdes qui ne me font pas rire du tout. Bien heureusement, par son manque de fric flagrant et son exotisme déstabilisant, le coté prévisible et formaté, aspect saillant des films sus cités, est ce coup-ci évité.

La conclusion de

Au-delà du symbole gay qui est brandit tout au long du film et qui finit par peser quelque peu, l’Attaque de la Moussaka Géante est un véritable film burlesque avec ses hauts – très rigolos – et ses bas – très chiants – qui a le mérite de mettre en avant le cinéma Z autoproduit et qui est à l’occasion un véritable quizz pour les fans de série B et de monsters movies. A ce sujet, si ce film vous a plus, je vous conseille chaudement de visionner quelques autres perles du genre comme l’Attaque des Tomates Tueuses – un pastiche du Blob – et The Stuff, le yaourt tueur, un chef d’œuvre inconnu de Larry Cohen.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance bonne enfant qui fait plaisir à voir
  • Scénario débile mais délirant
  • Un festival de clins d’oeils et de références.

Que faut-il oublier ?

  • De nombreuses longueurs
  • Vraiment très con
  • Très mal interprété
  • Effets spéciaux lamentables.

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