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Critique du Film : Capricorn One
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Critique du Film : Capricorn One

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 20 février 2006 à 0725

Fausses Chroniques Martiennes

Depuis la fin des années 60, de nombreuses personnes soutiennent fermement la théorie de la mystification, en affirmant haut et fort que les astronautes de la mission Apollo 11, Buzz Aldrin et Neil Armstrong, n’ont jamais posé le pied sur la Lune. Ils avancent la thèse, à grand renforts de prétendus ‘’indices irréfutables’’ que toute cette expédition lunaire aurait été réalisée en studio et n’aurait été qu’une tentative d’intoxication de la politique spatiale soviétique.

Peter Hyams, dans son film Capricorn One, reprend à son compte cette théorie mais pour ne pas risquer les foudres des autorités ou tout simplement se griller auprès des studios d’Hollywood, décide d’orienter son récit dans le domaine de la science-fiction. Le film débute donc par la séquence de lancement de la fusée révolutionnaire Capricorn One, qui est programmée pour opérer un vol habité en destination de la planète Mars. Quelques minutes avant la fin du compte à rebours, les astronautes Brubaker, Willis et Walker, sont tirés de leur module pour une soi-disant raison urgente. Mais le compte à rebours, lui, ne s’arrête pas, et l’astronef est lancé en leur absence.

Après les avoir évacué discrètement du site de tir, on leur apprend que, leur module de survie étant défectueux, ils ne pouvaient effectuer ce vol sans mettre leur vie en péril. Mais, le tir ne pouvant être annulé pour des raisons budgétaires et politiques, ils allaient devoir reconstituer entièrement leur voyage dans un studio, construit au cœur d’une base militaire abandonnée.

Donc, le vol de Capricorn One en direction de Mars s’effectue de manière normale, mais avec une fusée vide de tout occupant, les astronautes prenant le relais dans leur studio lors des transmissions télévisuelles avec les épouses ou les médias. Tout le reste n’est que duperie, composée que de communications enregistrées lors des précédentes simulations.

Evidemment, le film met l’accent sur le traitement de l’information et le délicat sujet de la manipulation des masses par les médias. Sur ce sujet, Capricorn One (qui date de 1978, ne l’oublions pas) est une œuvre résolument avant-gardistes, qui se penche, de manière pertinente, sur le danger que représente les médias informatives et le regard faussé qu’elles peuvent porter sur le monde. Un point de vue déformé à loisir par des manipulateurs qui tiennent au bout du compte l’opinion publique dans leurs mains. Le seul garde-fou de cette escalade de la mésinformation, ou de la désinformation, étant bien évidemment ce fameux et peu fiable code d’éthique, sans cesse transgressé. Il suffit d’être une seule fois concerné directement par un évènement pour constater de quelle manière, et avec quelle aisance, les médias peuvent détourner la vérité, ou plus simplement la dénaturer (volontairement ou non, là n’est pas la question d’ailleurs).

Le thème très sérieux de Capricorn One qui est celui de la critique socialo politique, prend une autre tournure, tout d’abord lorsque un ingénieur est éliminé pour avoir été trop curieux, puis par la rentrée ratée dans l’atmosphère de la capsule de Capricorn One, qui oblige les conspirateurs a supprimer les astronautes (en théorie décédés dans la destruction du module de survie). Peter Hyams s’engage alors sur le chemin du thriller, de manière réussie, grâce à une bonne maîtrise du suspense et une narration intéressante.

Cette montée en puissance de l’aspect ‘’actionner’’ est une bonne idée, car le film commençait sérieusement à devenir trop bavard. Notamment lors des séquences d’exposition au cours desquels les astronautes nous dévoilent longuement leurs scrupules et leurs états d’âme. Grâce à l’introduction de ces nouveaux éléments, le métrage prend un nouveau souffle et l’on se plait à suivre l’évasion des astronautes et les aventures de ce journaliste têtu et perspicace, qui met sa vie en danger pour faire éclater la vérité au grand jour. Cela donne lieux également à une séquence assez jubilatoire au cours de laquelle des hélicoptères de combat poursuivent un biplan piloté par un Telly Savalas surexcité. Et ça vaut le coup d’œil, croyez-moi !

Il est dommage que sur son final, le scénario soit si directif et peu crédible. En effet, la facilité avec laquelle le journaliste localise la base militaire puis retrouve Brubaker dans le désert (véritable aiguille dans une botte de foin) est un peu dure à avaler. Surtout lorsque l’on voit que les conspirateurs, qui disposent de bien plus de moyens, mettent plusieurs heures pour arriver au même résultat. Les deux camps intervenant sur les lieux, une station service paumée dans le désert texan, exactement en même temps ! Aussi crédible qu’une séquence de l’Arme Fatale...

La conclusion de

Capricorn One utilise la science fiction pour mettre en avant le délicat problème du contrôle de l’information et le danger que pourrait représenter, à grande échelle, une utilisation malhonnête des médias. Mais Capricorn One est également un bon thriller, bien interprété et bien réalisé, avec quelques scènes d’action très amusantes qui le rendent beaucoup moins indigeste et qui, malgré quelques incohérences sur la fin, en font un spectacle agréable, visible par toute le famille.

Que faut-il en retenir ?

  • Un thème passionnant
  • Une bonne réalisation, bien classique
  • Interprétation excellente
  • Un mélange harmonieux d’action et de réflexion

Que faut-il oublier ?

  • Quelques longueurs
  • Un final peu crédible

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