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La voix des morts >

Critique du Roman : La voix des morts

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 15 février 2006 à 05:51

Le parleur pour les morts

"En l'an 1830, après la constitution du Congrès Stellaire, un vaisseau éclaireur automatisé transmit un rapport par ansible: la planète qu'il examinait entra tout à fait dans le cadre des paramètres de l'existence humaine. La planète la plus proche ayant un problème de population était Bahia: le Congrès Stellaire lui accorda une autorisation d'exploration..."
Après avoir suivi l'éducation, la formation du plus jeune stratège génial de l'humanité, Ender est devenu pour ainsi dire un paria après son rôle dans l'éradication des Doryphores. Son statut de héros s'est peu à peu transformé en rôle de boucher, d'éradicateur de la vie extra-terrestre. Il a donc décidé de se faire oublier et d'être le parleur pour les morts, sous une autre identité. Sa nouvelle mission est donc d'aider et rendre hommage aux victimes de toute nature. Or, Lusitania est une planète sur laquelle la vie extra-terrestre intelligente a été rencontrée, sous la forme d'hybrides cochons bipèdes humanoïdes, et avec le contact s'avère difficile. La colonie est sous tension depuis certaines morts dont ils semblent responsables. Le Porte-parole des morts Andrew Wiggin aka Ender est en route pour cette colonie.
L'Autre. La vie extra-terrestre. Ami ou ennemie ? Dans la lignée de la fin de la stratégie Ender, Orson Scott Card, dans ce roman beaucoup plus passionnant du point de vue de la xenobiologie, la xenologie, nous brosse le portrait de la plus étrange race d'entités extra-terrestres: les piggies. Toute la question réside dans le contact et la communication entre humains et extra-terrestres. Il est vrai que le choc des cultures est toujours difficile. Il n'y a qu'à voir le choc culturel que l'on voit tous les jours entre des peuples différents. Sommes nous une race capable de faire tomber les barrières culturelles pour nous intéresser à l'Autre ? En avons nous la volonté ou le pouvoir? La nature humaine est complexe et l'altruisme ne semble pas être un de ses traits de caractères principaux. L'auteur nous montre bien cet aspect dans le dénouement du roman précédent avec d'une part l'extermination des Doryphores et d'autre part le rejet de l'enfant, devenu différent, puisque responsable de xenocide. Orson Scott Card, de manière détournée revient toujours au thème de l'altruisme: la Descolada est une autre parabole de l'appréhension de l'Autre. On défriche la Descolada pour implanter les plantes terrestres. Enfin, il arrive à dissocier les Autres (extra-terrestres) en 4 classes: utlanning, framling, varelse, djur. Où vont donc se situer les Piggies ? Dans les ET intelligents ou non? Dans les Et hostiles ou pacifistes ?
L'Autre. L'Homme. Mon frère. La tension résultant de ce manque de communication et de compréhension entre les hommes et les piggies n'est pas la seule à tenir le village sous pression. D'autres secrets se cachent dans la famille de Novinha, et Ender le porte parole des morts est non seulement là pour parler du frère mort, trucidé par les piggies, mais aussi pour panser les plaies de cette famille incroyablement déchirée. Car Ender est là pour dire la vérité à propos du défunt, et cette vérité ne pourra venir au grand jour que dès que les secrets de cette famille seront énoncés par le porte-parole, non pour les étaler au grand jour mais pour soulager la pression qui consumme à petit feu cette famille depuis des années. Ender est le missionnaire: il appaise les coeurs mais il prêche également, la Reine et l'Hegemone étant le livre de référence, sa Bible. On reconnait Orson Scott Card dans ce personnage, le mormon surgit de sa mémoire et raconte une expérience vécue, influence l'écriture. Ender est celui qui va d'une manière convertir la famille, puis le village et la planète toute entière. Mais ne nous y trompons pas, le message n'est pas la conversion. Tout est dans l'altruisme, une notion essentielle dans ce roman.
La tension ultime, palpable. Le point de rupture est proche, dès lors que toutes ces tensions accumulées par les piggies, la famille de Novinha s'ajoutent à celle de la flotte approchant de Lusitania, dont le but n'est pas encore clairement défini. Le compte à rebours a commencé pour résoudre le problème dans sa globalité. Ender est cette fois dans une situation complexe qui dépasse l'entendement, que vient compléter la présence de Jane, de l'assemblée galactique et du climat politique, des paramètres qu'il ne sait pas maîtriser et encore moins influencer. Lusitania, le cocon, les piggies, le village, la descolada, le climat politique galactique, la famille forment une intrigue des plus complexes et réussies que je connaisse.

95

La voix des morts est différent du premier roman, plus tendu, étouffant, complexe.
Prix Hugo 1987. Prix Nebula 1987. Prix Locus 1986.

Critique de publiée le 15 février 2006.

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