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Project Viper >

Critique du Téléfilm : Project Viper

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 23 janvier 2006 à 07:57

La NASA : à voile ou à Viper ?

En orbite autour de la planète Mars, une navette spatiale est en phase d’approche. A son bord, trois astronautes et un échantillon d’organisme synthétique spécialement conçu pour entamer un processus de ‘’terraformation’’ de la planète rouge. Balaise, non ? Oui mais voilà, une coupure d’électricité d’origine inconnue permet à l’entité de s’échapper de son Tupperware. Inexplicablement, elle massacre alors les passagers de l’astronef… Au même moment, sur Terre, un commando s’introduit dans les laboratoires ‘’Trucmuch’gen’’ et dérobent le deuxième organisme existant.
A partir de là, Jim Wynorski ayant complètement dilapidé le maigre budget dans ses deux séquences spatiales, le téléspectateur ne verra plus un seul plan de Mars. Car il va se concentrer essentiellement sur les tribulations du deuxième spécimen qui est volé dans les sous sols miteux – on voit même des canalisations – de ce laboratoire gouvernemental ultrasecret – dont aucune des portes n’est verrouillé par un quelconque système, pas même une vachette - par un couple de tueurs mercenaires recruté chez l’agence Elite.
Après un gunfight mémorable durant lequel les deux tueurs exterminent avec leurs armes de poing toute une bande de gardes myopes armés d’armes automatiques, les voleurs doivent faire face au héros du film, l’agent spécial Patrick Muldoon. Bravant le danger, passablement exaspéré d’avoir été dérangé en pleine nuit et privé d’une partie de jambes en l’air au bord de sa piscine, il parvient à abattre l’un des deux malfrats, qui se sont abrités derrière un véhicule, en les arrosant de balles, et cela sans même effleurer la carrosserie. Les autorités ont le respect des biens d’autrui, c’est reconnu.
Malheureusement, le membre féminin du commando parvient à s’échapper et à s’embarquer dans un avion cargo pourri acheté probablement dans un surplus militaire. Cette casserole du ciel perd alors un moteur, puis deux, et finit par d’écraser sur la piste d’atterrissage poussiéreuse des Têtes Brulées sur laquelle des inconscients– sûrement encore une blague de TJ - ont entreposés des stocks de bidon d’essence que, bien sur, l’avion s’empresse de percuter pour provoquer de magnifiques effets pyrotechniques. La créature, dégoûtée devant tant d’incompétence, sort de son thermos, massacre tout le monde et prend la poudre d’escampette.
Ayant localisé le lieu du crash, la NASA – on le comprend car il y a un gros logo accroché au mur - envoie sur place l’agent spécial accompagné de l’équipe scientifique responsable de la création du Viper. Très consciencieusement, les savants explorent la zone avec un appareil ultrasophistiqué qui fait bip-bip de ses jolis gros voyants rouges, avant de remarquer de longues traînées de Tahiti Douche qui partent dans la direction d’un lac. Très curieux, tout le monde s’empressent de toucher cette substance inconnue avec les doigts – on s’attend presque à ce qu’il y en est un qui goutte ! – avant de suivre cette piste toute fraîche.
- On croirait suivre un escargot’’ déclare l’agent spécial, fier de lui.
Leur traque discrète en Cherokees noirs aux vitres fumées les mène à une mare qui se veut être un lac. Fiers comme des paons, ils passent au milieu des autorités locales présentes sur place pour enquêter sur la disparition d’un couple de fripons ayant eu la mauvaise idée de pisser et de se faire des papouilles dans la zone de passage de Viper.
- Que faites-vous ici ? demande le vieux shérif moustachu et cancéreux. - Nous cherchons des morceaux de l’avion, ils ont du tomber dans l’eau,’’ répond de la manière la plus sérieuse du monde la scientifique blonde en montrant cette mare de 20 centimètres de profondeur.
Peu convaincu, le vieux shérif fronce les sourcils et se lisse la moustache, il a beau être mourant, on ne la lui fait pas. Car, il faut le signaler, sa petite ville est un véritable réservoir de morts en sursis. Cette population d’idiots consomme depuis des années une eau radioactive issue de la mine d’uranium toute proche et est décimée par la leucémie et autres cancers.
Installés dans une maison, les savants réfléchissent – ils tournent en rond, croissent les bras, tapotent sur leur portable et prennent des airs très contrariés - au moyen de neutraliser la créature sans se douter que, parmi eux, se trouve le responsable de tout ce cirque. Un des membres de l’équipe, qui apparaît soudainement comme un véritable dément, a en effet modifié les Viper en les équipant d’un système de contrôle, manoeuvrable à partir de la télécommande de son lecteur DVD de salon. J’ai rien pigé au truc, mais bon, apparemment, il neutralise le Viper et le transforme en Tahiti Douche en actionnant sur une touche.
Démasqué, le fou empale Tamara Davies – on peut être dingue et avoir du goût - dans la cave après que le Viper ait lessivé un autre membre de l’équipe, mais ce vaurien finit mal car il laisse tomber la télécommande et son complice – ayant pris l’apparence d’une espèce de pieuvre géante - en profite pour le gober de manière très spectaculaire, après un épluchage très marrant, avant de courir se planquer dans la mine d’uranium.
Les derniers survivants - la scientifique blonde, l’agent spécial et le vieux shérif - se rendent alors dans la grotte et font péter la créature en utilisant une valise piégée après, il est vrai, que le vieux shérif, honteux de figurer dans ce nanar, se soit jeté dans la gueule du monstre. Mais une fin ouverte, l’entrée de la navette spatiale dans l’atmosphère terrienne, laisse craindre une possible suite.
Le cinéaste, Jim Wynorski, est un véritable touche à tout et un spécialiste de la série b direct to vidéo. Formée à l’école Corman, il a l’habitude de travailler avec un minimum de moyen et avec des comédiens parfois pas très doués. Project Viper est la parfaite illustration de son travail ; personnages peu crédibles, mise en scène sans génie, filmée de manière précipitée, et soutenue par des effets spéciaux en images de synthèses complètement pourris. Pourtant, des efforts pour être original sont faits, mais le film pousse tellement la démesure dans son scénario, on dirait que Wynorski craint que le spectateur trouve le temps long, que cela devient n’importe quoi. Le film part littéralement dans tous les sens et aucune direction n’est réellement exploitée, mis à part le coté chasse au monstre. Au final, on ne sait pas comment cette ‘’chose’’ devait terraformer Mars, si on comprend que le savant ait trafiqué les viper pour l’argent, on ne comprend pas les objectifs du commanditaire – un responsable de la NASA – et on n’arrive pas à admettre que la population vive sciemment en pleine zone irradiée. Bref, on nage dans le vague.
Au niveau de l’interprétation, Patrick MuldoonStigmata, Starship Troopers - essaye de nous refaire les numéros de Duchovny dans X-Files et la blonde Theresa Russell Earth vs The Spider – tente, en vain, de donner de la crédibilité à son improbable personnage de scientifique. Les autres comédiens, des habitués des séries B, comme Tamara DaviesThey Crawl -, le comique Curtis Amstrong, Tim Thomerson – la série des Trancers – cachetonnent sans conviction.

11

Project Viper entre dans la vaste catégorie des nanars pas vraiment rigolos. Mal construit, doté de personnages stéréotypés et improbables, il ne se rattrape même pas par la qualité des ses effets spéciaux, souvent médiocres et il n’est fun qu’en de rares occasions, comme lors de la mort amusante du méchant de service. Un produit peu divertissant vraiment dispensable,

Critique de publiée le 23 janvier 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques scènes amusantes

Que faut-il oublier ?

  • Scénario improbable et mal traité
  • Personnages stéréotypés
  • Effets spéciaux médiocres
  • Réalisation sans originalité
  • Aucun second degré

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