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Critique du Film : Furtif
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Critique du Film : Furtif

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 19 janvier 2006 à 0410

Un Fast & Furious aérien

La belle blonde, le beau brun et le courageux black sont de vaillants pilotes d’essais. Leur métier ; raconter des blagues Carambar, draguer les minettes, écumer les boîtes de nuit, suspendre des soutifs en dentelle dans leur quartier, danser le rap, et occasionnellement piloter un avion.
Ces trois mousquetaires du ciel, surnommé les ergots – ou R-Go p’tet -, vont bientôt, comme le veut la tradition, se voir confier la formation d’un petit nouveau qui ne s’appelle pas D’Artagnan mais EDI. Après de longues suppositions sur la nature et l’identité du fameux pilote qui va être confié à leurs bons soins, nos trois amis ont la surprise de découvrir que ce nouvel ailier ne possède ni bras, ni jambe, ni longs cheveux blonds où autre sourire Pepsodent. En pour cause, c’est un ordinateur en forme de ballon de plage avec un néon planqué dedant. Mais attention, un ordinateur mega-hyper-puissant qui développe je sais plus combien de térabits – fichtre ! – par seconde.
Pistonné, le cerveau artificiel se voit disposer de l’appareil dernier cri nommé ASCP, et bien qu’il n’ait pas de fesses, son avion possède un magnifique siège baquet tout en cuir. Un type a beau déclaré à qui veut bien l’entendre que le siège sert uniquement pour les phases de réglage, on ne doute bien qu’il va servir à autre chose avant la fin du film. Devant ce déballage de technologie de pointe, les trois héros ne trouvent plus leurs mots. Et là, on est vraiment content, ça nous repose.
Pour se remettre de leurs émotions, les trois ergots sont envoyés en ballade dans un club Med’ près de Bangkok où, très consciencieusement, ils s’attardent à développer leurs compétence professionnelles ; en accostant des touristes en mini-jupe, buvant des cocktails à la terrasse d’un café, et en se regardant dans le blanc des yeux tout en déblatérant des dialogues volant bien plus bas que leurs coucous. Le spectateur, celui qui réussit tant bien que mal à garder les yeux ouverts, se rend compte que pendant ce temps, EDI - surnommé l’Homme de fer -, doit bien faire quelque chose…
Et justement, l’on commence à s’inquiéter sur la santé mentale de la nouvelle recrue – remarquez, vivre sans ‘’aucun’’ membre, ça doit peser – par de petits détails qui ne trompent pas, comme son goût prononcé pour le Hard FM et le ton suffisant qu’il emploie pour s’adresser à ses partenaires. Sur le coup, Rob Cohen, en réalisateur effronté, copie ouvertement Kubrick et son 2001, au cours duquel l’ordinateur HAL a exactement la même attitude, même s’il possède de meilleurs goûts artistiques. Un éclair bien placé lors d’une mission achève de faire péter les fusibles d’EDI, et voilà notre bleue bite qui se découvre des pulsions mégalomaniaques. Voulant régler le compte des Russes à lui tout seul – son programme doit dater de la guerre froide -, il quitte ses camarades après avoir intoxiqué par des gaz radioactifs des figurants enturbannés suffisamment cons pour tirer sur de l’aviation avec des Kalachnikov, et fonce sur le pays du caviar Beluga – celui qu’aime tant James Bond. Les trois mousquetaires de chez L’Oréal se lance alors à sa poursuite.
Comme ils sont tous surdoués, ils mettent rapidement hors d’état de nuire 4 redoutables intercepteurs Su-37 russes et détruisent un ballon de ravitaillement dans une jolie farandole pyrotechnique. Oui mais voilà, y’a deux grosss malheurs, le black courageux qui rate un virage et qui fait gravier de la pire des manières, et la jolie blonde qui atterrit dans des sapins nord-coréens d’une manière bien peu élégante.
Mais EDI est un brave type – c’est un ordinateur américain, alors c’est une évidence - et il prend conscience que tirer dans le tas, c’est pas bien. Un capitaine véreux – pôvre Sam Sheppard - essaye bien de réduire au silence le Beau brun et cette copie de Nono le petit robot, en les envoyant se faire refroidir en Alaska, mais en vain. Finalement démasqué, le véreux se tire une balle dans le citron et les deux nouveaux amis peuvent se rendre à la frontière coréenne récupérer la belle blonde à bord du ACSP.
Comme ladite frontière ne mesure qu’un ou deux kilomètres de long, ils n’ont aucun mal à localiser leur coéquipière qui lutte vaillamment – à chaque fois qu’elle tire en l’air, elle en touche deux ou trois - contre de vils communistes, dirigés par un vilain officier éructant d’offensantes paroles sûrement très machistes. Et on atteint un moment d’émotion paroxysmique lorsque, pour permettre à ses amis de s’échapper, l’homme de fer se jette rageusement avec son sur un hélicoptère pourtant bien peu sexy. Quel héroïsme…
Rob CohenFast and Furious, xXx - est un spécialiste des blockbusters lobotomisés et pétaradants. Et avec ce Furtif, on ne peut pas dire qu’il envisage de changer de style. Au niveau scénaristique, il est très difficile de trouver plus con avec cette histoire à la morale douteuse et d’une mièvrerie écoeurante. Dire que le scénariste est le génial W.D. Richter (Jack Burton, Buckaroo Banzaï), triste de contaster qu’il est tombé bien bas. Tous les héros sont courageux, beaux, sympathiques, intelligents et doté d’un sens de l’humour performant (sic) et bien entendu américains. Sauf un, mais cela n’est pas bien grave, car c’est finalement un traître arriviste et il en est puni. Les étrangers sont très cons, qu’ils soient russes – on se croirait dans Hot Shots -, pakistanais, ou coréens, et surtout pas sympas. En comparaison, Top Gun pourrait passer pour un reportage de Michael Moore. En fait, le film ne vaut que par les séquences de vol et les effets spéciaux, très réussis et parfois vraiment stupéfiants, réalisés grâce à un tout nouveau logiciel de capture. Même si ce style de séquences n’est pas nouveau, on s’amuse encore à les regarder tant elles sont ‘’réalistes’’ et convaincantes. Tout est très sérieusement pensé, on voit même le reflet des nuages défilant sur le cockpit des avions, et le déverrouillage des missiles et leur déclenchement est saisissant. Du travail bien fait, vraiment. Mais insuffisant pour faire un bon film.

La conclusion de

Furtif est le stéréotype de la grosse bouse hollywoodienne qui, cachés par une bonne dose d’effets spéciaux spectaculaires et une débauche pyrotechnique, est une véritable calebasse creuse dans laquelle s’entrechoquent quelques ‘’pensées’’ d’une morale douteuse qui raviraient tout électeur républicain. En dehors de ses scènes d’action, le film est lourd, très chiant, et parfois ridicule. Non, vraiment, si vous voulez vraiment voir un film dans le même genre, matez-vous le Firefox du big Clint !

Que faut-il en retenir ?

  • Séquence de vol et effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Scénario affligeant
  • Dialogues débiles
  • Interprètes peu convaincants
  • Manichéisme un peu douteux

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