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Critique de la Bande Dessinée : La Conque de Ramor
La Conque de Ramor >

Critique de la Bande Dessinée : La Conque de Ramor

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 19 décembre 2005 à 1021

Bienvenu dans le monde magique d’Akbar

La Conque de Ramor est le premier tome de la saga de la Quête de l’Oiseau du Temps qui conte le début des aventures de la belle Pelisse accompagné par le brave et grincheux chevalier Bragon.
Envoyée auprès de Bragon par sa mère, la sorcière Mara, Pelisse parvient à convaincre le vieux chevalier et ex-amoureux de sa mère d’accorder son aide afin de régler une situation urgente et gravissime ; la renaissance dans sept jours du maléfique sorcier Ramor, séquestrée depuis de générations dans une conque magique.
Bragon et Pélisse prennent alors le chemin de la résidence de Mara mais, en cours de route, il feront de dangereuses rencontres, notamment les Gris-Grelets et son prince-sorcier Shan-Thung, qui détiennent la conque dans leur forteresse.
Dans les années 80, de nombreux amateurs de jeux de société succombent à une nouvelle sorte de défoulement ludique, né au Etats-Unis en 1974 grâce à la créativité de Gary Gigax – l’inventeur de Dungeons & Dragons –, qui prend le nom français de jeu de rôle. Au début essentiellement bâtis sur des univers d’héroïc-fantasy, ce nouveau type de jeu attirent l’attention des artistes de toutes les écoles et remet à la mode les écrivains des années 40-60 – Howard,Tolkien, Leiber, etc. – qui avait été mis aux placards suite à la vague ‘’anticipation’’ et ‘’hard science’’ créée par réaction à la période Woodstock. Aussi, enfant de son temps, la Quête de l’Oiseau du Temps est présentée sous la forme d’une narration épique très proche de cet univers de jeu de rôle. Mais cette série d’album se démarque de la masse des autres ouvrages parus à l’époque par la richesse de son scénario et ses qualités graphiques.
En fait, le scénario ne se distingue pas particulièrement pour son originalité ; c’est une toute simple histoire, du moins au début, d’une équipée d’aventuriers qui accomplit une quête épique, en bravant mille dangers ; une chanson de geste rocambolesque. Non, ce qui fait la richesse du scénario de la Conque de Ramor vient essentiellement des ingrédients qui le compose ; des personnages pittoresques et sympathiques, des méchants charismatiques et récurrents, un bestiaire riche et délirant, du gore bien tendance années 80 et un humour décapant, mais jamais trop potache. Les personnages rencontrés sont alors aussi dangereux qu’ils sont drôles, comme Fol de Dol, une sorte de sphinx loufoque sautillant en clapissant un doudi doudi ! cocasse ou les Gris-Grelets, des créatures humanoïdes squelettiques et lâches, mais aussi de véritables obsédés sexuels qui se transforment en furies au moment où ils aperçoivent le bout d’un des sein de Pelisse. Bref, au fil des pages, l’on va de surprises en surprises, toutes aussi délicieuses les unes que les autres.


Le graphisme de Loisel est, quand à lui, le reflet d’une véritable personnalité. A travers une structure de planche classique, à la limite de la ligne claire, le dessinateur nous offre, à défaut de cadres vertigineux, des dessins d’une grande richesse de détails noyés dans des débordements graphiques qui nécessitent toute notre attention pour y percer les secrets. Un style qui déstabilise un peu au premier abord – et nous fait oblige parfois à reléguer la narration au second plan – mais auquel on finit par s’accommoder très vite avant de finir par le trouver finalement d’une grande élégance. Car ce fourmillement d’informations procure une véritable vitalité au récit et crée une excellente dynamique illustrant parfaitement la nature épique du sujet. Loisel s’amure également à soigner les détails et donne une vraie sensation de vécu, comme avec l’animal familier de Pélisse, le Foureux, qui – par ses petits cris - signale en permanence sa présence.

La conclusion de

La Conque de Ramor, premier tome de La Quête de l’Oiseau du Temps, pose les bases de ce qui va être une des plus belle histoire d’héroïc-fantasy jamais dessinée et écrite. A travers un canevas assez classique, Loisel et Le Tendre nous emmène dans le monde merveilleux d’Akbar, peuplé de créatures fortement originales et de personnages pittoresques. Le tout baigné par un humour omniprésent et illuminé par le charme de la charmante Pélisse. Un grand classique, à lire et à relire.

Que faut-il en retenir ?

  • Univers foisonnant et original
  • Personnages pittoresques et attachants
  • Humour sympathique
  • Style graphique riche et personnel

Que faut-il oublier ?

  • Scénario classique

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