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Critique de la Bande Dessinée : La Conque de Ramor
La Conque de Ramor >

Critique de la Bande Dessinée : La Conque de Ramor

Avis critique rédigé par MRHA le vendredi 21 février 2003 à 1123

La Conque de Ramor

La Conque de Ramor
Il était une fois… C’est ainsi que débute les meilleurs contes, et c’est ainsi que s’introduit le premier volume de la quête de l’oiseau du temps. Un hommage à l’imaginaire, à sa beauté et à son pouvoir. Pouvoir de nous émouvoir, de nous arracher à cette bonne vieille Terre pour enfin rejoindre le monde magique et magnifique d’Akbar, en ouvrant tout simplement ce premier volume d’une série dont on ne ressort jamais indemne, mais marqué à vie par sa magie.
Lorsqu’un dieu maléfique menace de se réveiller… Un dieu malveillant nommé Ramor a été enfermé dans une conque lors des temps anciens. L’enchantement le liant à sa prison coquillière est sur le point de se dissiper, Mara la princesse-sorcière fait alors appel à son ancien amant, le vieux et noble chevalier Bragon pour trouver la conque mais aussi l’oiseau du temps qui seul permettra à Mara de lire l’incantation avant l’échéance, avant la destruction d’Akbar. Ce premier volume raconte la recherche de la conque dans la première des sept marches de cette contrée, nommée le Royaume des Gris-Grelet.
Sang et fumée, voilà une introduction bien menée ! Ce volume a pour principal objet de mettre en place les éléments qui évolueront dans les autres tomes de la série. En ce sens le royaume des Gris-Grelet ne présente pas un défi majeur aux héros, mais sert plus à introduire le personnage de Bulrog et de l’Inconnu, alors que le passage antérieur mettant en scène le personnage récurent de Fol de Dol nous permet de nous imprégner des protagonistes principaux que sont Bragon et Pélisse. On peut regretter l’absence d’un défi digne de ceux des épisodes suivants, mais ce démarrage en douceur est pourtant nécessaire et loin d’être inerte de toute manière. Il est vrai qu’en comparant ce volume aux autres, c’est surtout le charme des premières pages qui revient en mémoire, c’est à dire lorsque Bragon n’est encore qu’un vieux chevalier pantouflard au passé glorieux et fier de raconter sa vie héroïque aux enfants de sa ferme domaniale. La Quête diffère de beaucoup d’autres bandes dessinées tournant autour du même thème par la relation toute particulière qu’à le lecteur vis à vis des protagonistes, ceci donc en grande partie grâce à ce premier volume. En effet on vit l’histoire au sens premier du terme, le lecteur est Bragon, il tombe amoureux de Pélisse, il se moque de l’Inconnu et est charmé par ce monde qui constitue à la bande dessinée d’Héroic Fantasy ce que Tolkien est aux livres du même genre : la référence ultime et populaire. Le Tendre a choisi de présenter ici son histoire comme n’étant qu’une portion de la cosmologie qu’il a crée, le passé des héros apparaît ainsi mystérieux et d’autant plus captivant pour le lecteur. Il s’agit ici d’un procédé scénaristique couramment employé dans les grandes sagas de l’imaginaire, et ce quel que soit le média. A ce sujet il est intéressant de remarquer une référence directe et anecdotique aux films Star Wars : la physionomie du vieux des bois qui n’est pas sans rappeler un certain Yoda …
Par les crocs du Borak, parlons des dessins ! La mise en page de l’histoire est l’œuvre de Loisel. Le découpage des planches est plutôt traditionnel mais convient tout à fait au récit. On apprécie ici pleinement la capacité de l’artiste à dessiner toutes sortes de petites créatures sympathiques emplissant de tendresse le récit, qu’il s’agisse du mystérieux Fourreux, de Fol de Dol ou encore de tout un petit bestiaire plein de vie : des oiseaux tout rabougris aux majestueux lopvents. Le dessin est ainsi un appuie à l’humour développé dans le récit et à l’affection que le lecteur porte pour celui-ci. Toutefois le style du dessin n’est pas encore établi, les traits sont moins précis que par la suite et les cases dégagent moins d’ampleur que dans ce qui est l’apogée du récit : le tome 3. Ces imprécisions et l’hétérogénéité du trait font de ce premier tome un épisode moins marquant que les suivants mais qui reste tout de même absolument impressionnant.

La conclusion de

Une excellente introduction à une série légendaire dans tous les sens du terme. On n'est pas encore aussi admiratif qu'à la lecture du troisième tome, mais on sent bien ici que ce n'est qu'une histoire de temps avant d'être aspiré par le talent de Le Tendre et de Loisel...

88

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