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Critique du Roman : Thongor et la cité des dragons
Thongor et la cité des dragons >

Critique du Roman : Thongor et la cité des dragons

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 15 novembre 2005 à 0857

Un interlude récréatif un peu désuet

Dans une tumultueuse taverne, Thongor de Valkarth, un mercenaire barbare venu des contrées du Nord afin de faire fortune au service de riches commanditaires des Cités du golfe de Patanga, boit sa bière. Ce jour là, le fier colosse voit sa destinée emprunter un curieux chemin lorsqu’il se retrouve un peu plus tard en prison. Victime de sa fougue, il a tué un de ses employeurs, un influent officier. Thongor parvient cependant à s’échapper en ‘’empruntant’’ une étrange machine volante qui le mène au dessus de la redoutable forêt de …... Attaqué par des oiseaux géants, il voit son vaisseau s’écraser et il se retrouve égaré, avant de rencontrer un puissant magicien, Sharajsha, qui après l’avoir soigné et restauré lui confie une mission périlleuse mais d’une immense noblesse : sauver le monde en mettant à mal le plan machiavélique des Rois Dragons, une race de sorciers inhumains cachés dans une montagne et qui pris préparent une ancestrale vengeance.
D’un commun accord, les deux hommes partent alors en quête. Ils rencontrent au cours de leurs aventures deux nouveaux compagnons, le noble Karm Karvus et la belle Sumia de Chond, qui, tous les deux, décident de les aider dans leur périlleuse aventure. Un voyage qui les mènera dans le repaire même des Rois Dragons, au cœur des montagnes du Destin.
Lin Carter a participé durant de longues années à la réhabilitation et à mise en forme des récits de Howard sur les aventures de Conan le Cimmérien, le célèbre barbare qui devint roi. A la fin des années 60, pris d’un fort désir d’émancipation, il choisit de développer son propre projet, qui narre l’épopée d’un mercenaire barbare dans le mystérieux continent de Lémurie, aujourd’hui disparu.
Dés la lecture des premières pages du premier tome paru en France, qui est cependant le deuxième écrit par l’auteur – il s’agit d’une erreur d’édition -, on voit instantanément les difficultés que connaît l’écrivain pour se détacher de l’influence énorme que Robert E. Howard et son héros ont sur lui. Tout, en Thongor, nous rappelle le Summérien ; son attitude – brave, un peu tête brûlé, généreux et avec une appréhension terrible de la magie -, son physique – grand, blond, fort, habillé simplement – et son milieu social. Et ce n’est pas les quelques légères différences qui empêchent le lecteur d’oublier qu’il lit à cette occasion les récits d’aventures d’un tout autre héros, sans compter que le monde dans lequel il évolue ressemble à s’y méprendre à celui de Conan.
Les récits se déroulent sur le continent de Lémurie, qui existait sur Terre il y a des milliers d’années. Une terre peuplée de guerriers, de magnifiques femmes aux tenues légères et de redoutables et inquiétants magiciens. Cela vous dit quelque chose, c’est normal ! La seule originalité est la présence d’un embryon de technologie d’origine encore plus ancienne que ce monde et d’astuces scénaristiques qui nous rappelle que Lin Carter est également un amateur du Mythe de Cthulhu, le cycle de Howard P. Lovecraft. Ainsi, dans ce volet, les aventuriers se rendent, dans un vaisseau volant construit à partir d’un étrange alliage métallique plus léger que l’air, à la forteresse cachée des Rois Dragons, un peuple humanoïde reptilien qui à pour but ultime, par l’intermédiaire d’incantations, l’ouverture d’une brèche dans l’espace afin d’invoquer l’arrivée d’une créature galactique rappelant fortement un Grand Ancien.
Au niveau de l’écriture, on peut affirmer que le style est agréable et facile à la lecture, dans la plus pure tradition de ce genre de récits prévus à l’origine pour des parutions en magazines. Ceci dit, l’amateur de belles phrases, de tournures astucieuses et de rebondissements scénaristiques sera forcément déçu, car l’ensemble fait tout de même très basique dans sa technique narrative. Car scénaristique ment, c’est très simple et d’une linéarité sans faille. Pour résumer ; Thongor est fait prisonnier, il s’évade, il rencontre le magicien, il est à nouveau fait prisonnier, il rencontre Karvus, il s’évade encore, etc. Une manière assez puérile de construire son histoire, mais qui lui donne également un certain charme désuet.

La conclusion de

Ecrit dans les années 60, Thongor et la Cité des Dragons – signalons que dans le roman il n’y a ni cité, ni dragons - a pris un sacré coup de vieux, contrairement aux œuvres de Lieber par exemple, en raison d’une écriture trop ‘’pulps’’ et d’une absence quasi-totale d’originalité par rapport aux œuvres de Howard. La lecture des aventures trépidantes de ce héros barbare n’est cependant pas désagréable, grâce à la présence d’une bonne énergie présente et une naïveté bon enfant. Un petit retour aux origines de l’héroïc-fantasy de manière assez récréative.

Que faut-il en retenir ?

  • Œuvre sympathique et bon enfant
  • Rythme soutenu.

Que faut-il oublier ?

  • Un peu trop ‘’kitch’’
  • Manque d’originalité
  • Niveau d’écriture assez primaire.

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