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Critique du Téléfilm : Reptiles
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Critique du Téléfilm : Reptiles

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 25 octobre 2005 à 1043

Club Med’ chez les serpents qui dansent…

Le début est paradisiaque. Sur un bateau qui remonte une rivière d’Afrique du Sud, les membres d’une excursion de type Club Med’ s’extasient devant la richesse de la faune et de la flore environnante ; trois bambous et un croco. Les six clampins qui composent ce groupe de touristes sont super contents car ils se rendent en vacance sur l’île de Snake Island où est sensé leur attendre cocktails, piscine et ballades écologiques.
Mais le spectateur, lui, comme il a lu le titre, il se doute bien qu’il va se passer quelque chose de grave dans cette aventure, ou tout du moins quelque chose de sinueux (ha ha). Craignant cependant que les plus distraits n’aient pas compris, le réalisateur se sent obligé de glisser dés l’ouverture un inoffensif serpent sur le pont du bateau. Vilain petit reptile qui fait peur aux dames, panique un passager qui fracasse la réserve de fuel (fallait y penser, habile méthode pour coincer les ploucs sur l’île), et qui, bien fait pour lui, finit envoyé à la baille par un J.O. barbu et équipé du chapeau de Alan Quatermain – vu son embonpoint, le comédien n’a sans doute pas pu enfiler le reste du costume acheté dans les surplus de la défunte Cannon Group.
Ben voilà, comme on s’y attendait, ce sympathique groupe débarque sur Snake Island sans espoir de départ immédiat. Le seul moyen de transport est en effet un bateau de livraison de fruits qui doit passer sur les lieux à deux heures du matin (??), la nuit prochaine. Accompagné par deux guides, nos amis arrivent au camp. Il n’y trouvent personne, ni accueil fleuri, ni chanson, ni cocktail, rien. Pas même une bière fraîche. Les hôtes ont en effet été tués et cachés dans des placards par des serpents (les mêmes que le spectateur, mais pas les ploucs, peut apercevoir fréquemment dans le cadre). Les protagonistes s’inquiètent un peu puis ils se disent que cela n’est pas grave, mieux vaut être seul que mal accompagné. La découverte d’un cadavre, et celle de quelques terrariums éventrés ne les inquiète pas pour autant.
Le journée se passe, monotone et chiante, les acteurs se baladent sur la petite île, qui contient des troupeaux d’éléphants, des hippopotames, des crocodiles (bref, le Kenya entier), plus quelques serpents que des aides opérateurs consciencieux jettent de temps à autre sur les comédiens. Les reptiles, peu motivés, rebondissent sur les prétendues victimes et sont immédiatement écrasés comme des merdes. Redoutables, ces serpents.
Puis vient le soir et la traditionnelle veillée autour du feu de camp. Alan Quatermain XXL raconte des histoires qui font peur, notamment une légende qui dit que les précédents propriétaires de l’île ont tous disparus sans laisser de traces. On se dit qu’ils ont eu le nez fin, les anciens propriétaires, pas comme nous, pauvres naïfs qui avons loué de truc ! Bref, on s’ennuie toujours aussi ferme lorsque soudain…
… une des filles sort un CD audio et s’approche d’un lecteur. Elle glisse nonchalamment à l’intérieur de l’appareil et débute alors un morceau d’anthologie qui s’intitule peut-être ‘’méthode infaillible pour rendre les filles en chaleur !’’ (Désolé, les gars ! me demandez pas qui distribue ce truc, dans leur égoïsme les responsables ne nous communiquent ni le nom de la maison d’édition, ni celui de la chanson). A l’écoute de ce disque magique, les filles se mettent près du feu, se dessapent, se frottent entre elles et se tripotent les nichons, tout en dansant lascivement. Un changement de rythme délirant, après une heure de calme plat et froid, appuyé par l’attitude des serpents… qui se mettent également à danser, planqué derrière des caisses ! Je dois admettre que, après quelques secondes de stupéfaction, j’ai réagis en rigolant comme un fou – sous le regard désapprobateur de la chère et tendre, il est vrai.
Bref, le tout fini presque en partouze – très sage tout de même, ce n’est pas du X – et les couples se forment. Sauf Alan Quatermain qui, déçu que son histoire n’ait pas eu plus d’impact, s’isole des autres et meurt horriblement agressé par une vingtaine de serpents en plastique attachés à sa chemise par un costumier vicieux. Et c’est le début tant espéré de l’attaque des serpents.
Une des filles meure, après avoir été mordue par un serpent rouge sous sa douche, mais non sans avoir effectuée une petite ballade à poil dans la savane. Dans un bungalow, un couple subit les assauts vigoureux d’un serpent bleu en érection et un autre meurt d’une manière stupide en tombant d’un arbre. Les trois survivants, subitement dégrisés (j’ignore leur remède, mais il est très efficace), se retrouvent dans le lounge principal où ils découvrent des papiers révélateurs - mais personnellement, je n’ai rien pigé à leur utilité – puis ils entreprennent de résister à l’attaque des serpents. Le combat est violent, cette baraque est un véritable moulin, et les serpents entrent par dizaine. Mais, probablement ramollis par cette nuit très ‘’hot’’, ils n’arrivent à rien de bon et sont écrabouillés sans pitié par les humains revanchards.
Au lever du jour, les trois héros décident de tenter de gagner la côte pour s’emparer du bateau du livreur de fruits. Après s’être équipé de manière totalement ridicule afin d’essayer de déstabiliser les serpents, ils courent à travers sentiers, champs, rivières, marais, montagnes, glaciers (euh.. non, pas de glaciers) tout en évitant des serpents en plastique droits comme des i qui se dressent devant leur route et pivotent pour les suivre de leur regard en latex. C’est aussi palpitant qu’un épisode de Derrick, mais c’est cependant plus drôle. Finalement, après cette course poursuite mémorable, les héros parviennent à la rivière et se hissent sur la barque. Ils sont sauvés… mais ils ont oubliés le disque magique sur l’île. Quel malheur !

La conclusion de

Snake Island est un hymne glorifiant le n’importe quoi ! La célébration de la nullité cinématographique, un maître étalon du nanar, et à l’occasion une véritable bible pour le tâcheron du bis en manque de talent. Mais au bout d’une heure très longue heure d’un ennui mortel, le spectateur amateur de nanar a sa récompense, une demi-heure d’absurdité débitée avec un naturel sidérant et un je-m’en-foutisme couillu. C’est sur, il faut tenir jusqu’à ce moment fatidique et être équipé d’un sacré second degré pour apprécier.

Que faut-il en retenir ?

  • Une dernière demi-heure délirante, au second degré.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire
  • Personnages stéréotypés
  • Première heure chiante à mourir
  • Aucun suspens.

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