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Critique du Film : Crocodile 2
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Critique du Film : Crocodile 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 5 octobre 2005 à 1120

Un Croco qui manque de mordant

Dans Crocodile II, il y deux hôtesses en jupette, un passager trouillard et relativement lâche, un jeune ‘’je sais tout’’ en chemise hawaïenne, trois terroristes bornés, un pilote d’hélicoptère ivrogne et un bon samaritain. Donc, en y regardant bien, on peut dire que dans ce film de Gary Jones (le désopilant Mosquito), notre ami gourmet se voit présenter un menu plutôt varié.
Le film débute dans un avion en vol pour Acapulco. Après les présentations d’usage, on rentre au cœur de l’action. Quatre terroristes, mécontents que le commandant de bord ait décidé de faire demi-tour à cause d’un violent orage, prennent le contrôle de l’appareil et, dans leur infinie incompétence, finissent par le faire échouer dans un bayou aussi vaste que le delta de l’Orénoque. Le crash est terrible, il y a plein de morts (en faits deux mannequins barbouillés de rouge). Débarrassé des figurants, Gary Jones peut alors se consacrer plus fortement au développement psychologique des terroristes, mais bon, il doit se dire que finalement on s’en fout et résume la chose ainsi ; un meneur brutal et deux mogolos.
Ces voyous malotrus – ils font porter les bagages aux dames, ils sont donc vraiment très cruels - doivent aller quelque part. On ne sait pas dans quel lieu, mais pas à Acapulco en tout cas, où attend l’amoureux d’une des deux hôtesses, le nez plongé dans son cocktail. A l’annonce de la disparition de l’avion, le boy-friend se sent des ailes, et, après avoir secoué comme un prunier un acteur espagnol, part en hélicoptère à la recherche de sa dulcinée, accompagné du pilote, un type qui copie Schwarzie dans Predator, les muscles en moins. Dans l’immensité de ce territoire sauvage, ils mettront dix minutes à retrouver les naufragés. Quel flair !
Pendant ce temps, évidemment, dans le bayou, c’est la fête à Croco - qui est de plus très en colère car on a occis sa progéniture - lequel croque les uns après les autres les gentils comme les méchants, ayant cependant le bon goût de garder le meilleur pour la fin. Vers le milieu du métrage (à peu près la coupure pub, quoi !), toute la distribution finit par se rassembler dans une vieille grange inondée, ou bien un hangar à bateaux, histoire de mieux faire connaissance. Mais l’entente n’est pas bien cordiale, la faute à un des truands un peu trop pressant et à un crocodile un peu trop pressé.
Après s’être débarrassé du mongolo restant (l’autre a été ingéré par le saurien en synthèse), la grosse brute qui se prend pour Ice-T fuit en compagnie du pilote d’hélico, toujours aussi cool avec son cigare à la bouche, malgré des bains répétés. C’est compter sans ce farceur de crocodile qui, voyant son repas tenter de s’échapper, parvient, dans une véritable figure digne de Hollyday on Ice, à attraper au vol l’appareil et à le réduire en kit Mécano.
Le saurien, décidemment très goulu, décide ensuite de s’offrir une dernière friandise ; l’hôtesse et son boy-friend qui tentent de s’échapper en bateau pneumatique. Après une séquence dotée d’un terrible suspens – vue sur le briquet durant 30 secondes, la fille n’arrivant pas à l’allumer – les héros parviennent finalement à incendier les flatulences marécageuses (hé oui ! ça vous en bouche un coin, hein ?), ignition qui transforme rapidement les lieux en un véritable brasier explosif digne d’un bombardement massif au napalm – sauf à l’endroit où se trouvent les pyromanes, bien entendu. Pris dans les flammes, Croco se transforme en fricassée.
Gary Jones est un spécialiste du B Movie monstrueux. Sous sa direction, on a donc droit à un enième visionnage des exactions gastronomiques de la ménagerie virtuelle du direct-to-video horrifique. Les personnages sont terriblement stéréotypés, le monstre en images de synthèse ne bénéficie pas des meilleures technologies informatiques et les effets sont parfois bien ratés, et la réalisation, pour éviter probablement les affres de la censure ricaine, évite au maximum les scènes trop choquantes. De plus, le tout est trop sage, sans aucune prise de risque ni originalité, et donc ce n’est même pas drôle.

La conclusion de

Crocodile II est le type même de téléfilm rapidement écrit, tourné et monté. Un pur produit de consommation ne bénéficiant d’aucune recherche d’originalité et qui peut éventuellement être visionné d’un œil distrait lors de certains dimanche après-midi pluvieux. Afin d’éviter une traditionnelle partie de Scrabble, par exemple, ou un goûter chez les beaux-parents

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte.

Que faut-il oublier ?

  • Absence d’originalité
  • Personnages stéréotypés
  • Effets spéciaux souvent ratés.

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