Après avoir été accroché à l’actualité de ce film évènement, c’est avec grande euphorie que je me suis rendu dans ma salle de cinéma fétiche avec un ami pour visionner un film qui allait me laisser un souvenir impérissable et de cela, j’en étais persuadé. C’est ainsi que je m’installe confortablement dans mon siège, confiant et le sourire aux lèvres.
Les publicités terminées, le film peut commencer et d’entrée de jeu, on sait à quel genre de réalisateur on a affaire. Le
goût de l’image retravaillée au millimètre près et l’ajout de cette
pellicule légèrement rougeâtre qui fait de ce long-métrage un petit bijou que l’on apprécie à regarder, tout comme l’illustre
Sin City du même dessinateur. Alors, je vous propose de commencer par les quelques points négatifs et de finir en beauté par les nombreuses choses positives que j’ai pu retenir du film. Ne dit-on pas qu’on garde le meilleur toujours pour la fin ? Patience… Spartes est déjà détruit de toute façon…
En premier lieu, j’ai été déçu par
l’utilisation d’un trop plein de créatures fantastiques sorties de nulle part. A mon goût, ce n’était vraiment pas nécessaire et ceci n’a fait que salir cette image fidèle à l’histoire originelle dessinée par
Frank Miller. Un molosse de 350 kilos avec des pinces de crabes à la place des avant-bras, des éléphants gigantesques et ces êtres au visage déformé vénérant une oracle qui est, je tiens tout de même à le préciser, très belle et d’une élégance à tomber par terre. on ne peut ainsi pas s’empêcher de faire un rapprochement évident avec la
trilogie de l’anneau de
Peter Jackson.
En second lieu, l’
utilisation des ralenties qui, précisons-le, peut être un atout majeur dans la réalisation d’un film. Dans le cas de 300, son utilisation fut très astucieuse et très –
trop – présente dans de nombreux moments clés du film. Et oui, trop présente… Parfois les
combats s’en voient
dénaturés et
certaines scènes tirées à rallonge.
Fini pour les petits bémols du film, venons-en aux aspects positifs. Il est temps de jeter des fleurs à
Zack Snyder ainsi qu’à l’impressionnant
Gerard Butler. 300, i love you… Je commencerai tout d’abord par cette
délicatesse dans le rendu de l’image comme je l’ai évoqué plus haut. A l’image d’une nuit américaine, on pourrait qualifier tout ceci de nuit péplumienne. Chaque
plan est
agencé au millimètre près et, bien que le film soit entièrement construit sur des
décors numérisés, il n’en reste pas moins crédible et le plaisir est au rendez-vous.
Ensuite, signalons quand même un
jeu d’acteur irréprochable. Ce
Gerard Butler est simplement bluffant. Son
charisme incroyable nous plonge littéralement dans l’ambiance de l’époque et le
timbre de sa voix donne encore plus de force au roi Léonidas prêt à tout pour sauver son peuple. A 38 ans, son avenir est assuré mais peut-être pas pour 300 ans… Ajoutons la performance de
Lena Headey, la femme du roi Léonidas. Pour un premier grand rôle
elle assure grave. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un parcourt sans fautes car je trouve son
personnage un peu trop sous-alimenté et son
jeu d’acteur pas très profond. Trop tôt pour parler d’une formation à l’Actor’s Studio…
Puis, les scènes de combat. En toute franchise, j’ai rarement vu autant de
force au cours d’affrontements guerriers. Aussi farfelus qu’ils puissent paraître, tout ceci semble tellement
crédible. Le fait d’avoir respecté la bande dessiné en sélectionnant rigoureusement une armée spartiate sculptée avec des corps de rêves, tout comme le veut la tradition d’ailleurs, ceci a grandement avantagé la
réalité des combats. On comprend pourquoi 300 spartiates peuvent démolir une quantité impressionnante d’assaillants et, la force que génère cette armée de phalanges est telle, qu’on en arrive à
frissonner à chacun de leurs déplacements. Ils sont près à tout et ils iront jusqu’au bout.
Enfin, l’
impressionnant Xerxés, Roi des perses, interprété par le méconnu Rodrigo Santoro qui, je tiens à le préciser, n’a pas cette couleur de peau très foncée. Grâce à l’utilisation de
contre-plongée, il devient majestueux et intouchable. On sent à quel point il est puissant et, ce poids qu’il tient sur ses épaules le rend
avide de pouvoir, pervers et presque masochiste.