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Critique du Film : Judge Dredd

Avis critique rédigé par Nhaigraoo le vendredi 21 février 2003 à 11:23

Judge Dredd

Le juge fait sa loi ? Pas si sur...
Comment adapter un héros emblématique et monolithique issu d’une BD culte comme l’impavide Judge Dredd ? Un type au rictus perpétuellement figé, dont les trois quart du visage sont en permanence cachés sous un casque, et dont les méthodes policières rendraient jaloux un Charles Bronson ou un Robocop ? Comment donc rendre justice au juge sans l’édulcorer ? On y a longtemps cru à ce film. Pour plein de raisons pas forcément très objectives. Parce que le premier film de Danny Cannon, The young americans, était plutôt bien foutu. Parce que le jeune réalisateur clamait partout son amour du personnage et son respect pour la BD. Parce que Sylvester Stallone, alors en pleine rédemption post eighties, pouvait créer la surprise en enfilant la défroque du Judge et son casque. Parce qu’on voulait y croire, tout simplement…
Dès la scène d’ouverture terminée, on sait pourtant que le film va être constamment à côté de la plaque. Lorsque Sly ôte le célèbre casque de Dredd, nous révélant sa trombine, les espoirs que l’on avait fondé dans ce film s’écroulent. Gentiment humanisé, finissant même par sourire et blaguer, Dredd va donc vivre une aventure stéréotypée et sans relief, réutilisant le poncif usé jusqu’à la corde du héros injustement accusé qui doit prouver son innocence. Comble du grotesque, les scénaristes on cru bon de détendre l’atmosphère en adjoignant à Dredd un side-kick comique du plus triste effet en présence de l’acteur pas drôle Rob Schneider. Celui-ci se prend donc les pieds dans le tapis tout au long du métrage sous l’œil compatissant de Stallone. Les « révélations » du scénario font pitié plus qu’elle ne surprennent tant elles sont prévisibles. Dans le rôle du méchant, Armand Assante cabotine inutilement, et ce ne sont pas les seconds rôles prestigieux (Jurgen Prochnow, Max von Sydow) qui parviennent à sauver les meubles... Une déception à la hauteur de l’attente.
Que reste t’il à sauver du film ? Indéniablement des éléments de design. Certains plans de Mega City One sont ainsi très impressionnants, rendant justice à la cité délirante du comics. L’apparition de Mean Machine est plutôt sympathique, et on retiendra également la présence d’un robot de combat fortement inspiré des ABC Warriors, autre série de 2000 AD, clin d’œil bienvenu. C’est tout. Et c’est bien peu.
La concession et les compromis inhérents à une production de grand studio auront eu raison du Judge Dredd, anéantissant l’espoir d’un film live lui rendant hommage. Alors à quand un film d’animation qui sache conserver l’esprit de l'oeuvre originale ?

15

Une adaptation honteuse d'une BD culte.

Critique de publiée le 21 février 2003.

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