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Rencontre @vec...KAROS

Publié il y a 9 ans par Lucie M.

le scénariste d'Anarky ; un manga Humanoïdes Associés

Nous avons eu le plaisir de pouvoir poser quelques petites questions à l'auteur Karos. Celui-ci est le scénariste de la série de mangas Anarky dont le premier tome paraîtra le 4 avril 2007 aux éditions Les Humanoïdes Asscociès. Je vous rappelle d'ailleurs que le tome 1 d'Anarky est à gagner dans la section Communauté sur Scifi-Universe.com et cela jusqu'au 2 avril 2007.
Mais laissons place à l'interview de Karos que je remercie.
-Vis-t-on de nos jours en étant scénariste ?
Ça dépend de la BD que vous faites, chez quel éditeur, et à combien se monte votre contrat… Mais en BD, il n’y en France qu’une poignée de scénariste qui vivent uniquement de ça.
-Pourrais-tu nous présenter Anarky ?
Anarky, c’est un mélange entre OZ et The Shield pour la violence sans concession, Scarface pour l’atmosphère et parfois Fight Club (dans les tomes à venir), le tout plongé dans un Paris futuriste où un gang anarchiste fait régner la terreur…
-Comment en es-tu venu à travailler avec Hobê et Pazo ? Tu les connaissais avant Anarky ou les as-tu rencontrés par le biais de Shogun Mag ?
C’est expliqué dans les bonus d’Anarky justement, ils m’ont été présenté par Shogun Mag. J’ai tout de suite compris que leur style sale et malsain correspondait parfaitement à ce que je recherchais pour faire ressortir la noirceur du récit. Un dessin à la Naruto ou même Akira n’aurait eu aucun sens pour Anarky, il fallait quelque chose qui mette mal à l’aise le lecteur… pas évident à trouver.
-Comment a commencé l’aventure Shogun Mag ?
Pour la collection elle-même, il faudrait demander aux personnes concernées… Pour moi très précisément, je connaissais déjà les gens impliqués dans ce projet et on parlait déjà de ce projet depuis plusieurs années…
-Comment s’est déroulé la réalisation de ce premier tome - en tenant compte qu’il a été prépublier dans les 4 premiers numéros de Shogun Mag et qu’il va sortie en album le 4 avril 2007 - quel était votre rythme de travail ? et comment celui-ci se déroulait-il ?
L’intégralité de l’album avait été écrit avant qu’il soit dessiné. Il a donc « suffit » qu’Hobé et Pazo se mette à le réaliser, avec un rapport d’échange perpétuel entre nous, qui incluait des débats sur des scènes précises, des repérages photos, de la réécriture de dialogue etc.
-Quelles ont été les influences graphiques des deux dessinateurs ?
Il faudrait leur demander… mais je dirais City Hunter, Hard Boiled, et finalement surtout du cinéma…
-Quelles ont été tes sources d’inspirations pour créer l’univers noir et violent d’Anarky ? Tu t’es inspiré de faits réels ; des faits qui se sont véritablement déroulés il y a de ça quelques années. Pour quelles raisons les as-tu utilisé ?
J’apprécie tout simplement de partir de faits réels qui laissent des zones d’ombre sur l’histoire pour partir ensuite dans la fiction. Ça aide à mieux encrer notre récit dans la réalité et à laisser le lecteur dans le doute sur les propos que nous tenons. Anarky est bien sûr une fiction complète, mais je voulais essayer de la faire sonner juste.
-Vous désiriez qu’Anarky soit le plus réaliste possible ? Aussi bien au niveau du graphisme que de l’histoire ! As-tu fait beaucoup de recherches sur ces faits réels dont tu te sers pour le scénario d’Anarky ?
Il y a eu une forte étape de documentation, qui représente de toute façon toujours 50% du temps de travail du scénariste… On a dû regarder dans des journaux de l’époque, comparer des faits, pointer le doigt sur des choses inexpliqués et surtout voir où nous pouvions implanter de la fiction sans trahir pour autant le propos originel. Au final, l’idée était bien que Anarky soit une fiction qui donne notre interprétation de la réalité. D’ailleurs, souvent cette réalité va bien plus loin que nos propres craintes (le scénario était écrit avant les émeutes de 2005).
-Le ministre de l’Intérieur Van Der Haegen nous rappelle dans sa façon d’agir et ces paroles un certain homme du gouvernement qui est en ce moment sur le devant de la scène politique, je tairais bien sûr son nom pour ne pas lui faire de la pub ;p , mais tu t’es inspiré de LUI pour créer ce personnage ?
Non, je ne lui ferai pas ce crédit. Anarky n’est absolument pas un brûlot contre tel ou tel personne et encore moins une BD à pseudo message idéologique. Il s’agit avant tout d’une série noire avec pour contexte la politique française. Mais tout cela n’est qu’un prétexte. Pour le « bad guy » ministre de l’intérieur, il s’agit tout simplement d’un personnage antagoniste qui doit en avoir les caractéristiques, et qui à ce titre va forcément intégrer une somme de défauts assez conséquents. Si après, les lecteurs trouvent qu’ils ressemblent à tel ou tel homme politique réel… c’est leur lecture d’Anarky, pas mon message. Ceci dit, cela traduit bien une certaine vision du public…
-Si Paris devenait comme tu le dépeins - un état totalitaire qui pousse les gens a ouvrir leur gueule par le biais de la révolution – penses-tu que ce soit l’une des meilleures solutions pour arranger le problème de nos banlieues parisiennes et le fossé qui se creuse de plus en plus entre elles et la capitale ?
Paris n’est jamais dépeins comme un état totalitaire dans Anarky… d’ailleurs, on y parle d’élection etc. Et c’est bien ça le pire ! Le véritable esclave n’est pas celui qui est vraiment prisonnier d’un état totalitaire par exemple, mais c’est l’homme qui se croit vraiment libre alors qu’il suit sans le savoir les directives de forces supérieures. Dans Anarky, les français vivent dans l’illusion de la liberté, ils peuvent voter, ils peuvent aller où ils veulent, ils ont du luxe et de l’argent, mais au final, ils restent des bêtes asservis à la puissance des médias et des politiques qui entretiennent cette illusion de la liberté. Car en effet, un esclave sera toujours un danger potentiel de rébellion, mais un homme qui se croit libre et qui pense agir avec son libre arbitre ne tentera jamais de renverser le régime dans lequel il vit… à priori ! Ensuite, Anarky n’a pas vocation à donner de solution pour le problème des banlieues, ce n’est pas le sujet du récit. Dans Blade Runner, on n’a pas demandé à Ridley Scott s’il pensait que les humanoïdes étaient l’avenir de l’homme… Plus sérieusement,je veux dire par là qu’ils s’agit d’une série avec des gangs de banlieue à la place de gang de los angeles ou de la mafia, et c’est tout. C’est une série d’action avec un contexte français, il n’y a pas d’autres messages à chercher…
-Tu es également le scénariste de Love INC ? Série également prépubliée dans Shogun Mag avec Kalon au dessin et sortie en album le 7 mars dernier. Comment peut-on jongler avec un scénario super sérieux, alliant politique-fiction et action, avec un scénario léger et super drôle ? Tu as sûrement écrit ces deux scénarios en même temps ? Est-ce que celui de Love INC était un moment de détente pour toi par rapport à celui d’Anarky ?
C’est vrai qu’on a beaucoup rigolé à l’écriture de Love’INC avec Kalon, cependant, je prends les deux scénarios au sérieux et les deux ont leurs propres codes et difficultés. Ceci dit, j’aime un peu de tout, et je ne vois pas pourquoi en faisant Anarky je devrais être classé dans un style précis. Le manga est surtout un média extra ordinaire pour les libertés d’expression qu’il offre, et je compte bien tenter d’en utiliser un maximum de possibilités !
-Même s’ils ne se ressemblent pas du tout as-tu une préférence envers l’un en particulier ? Lequel des deux t’as donné le plus de mal à construire ? Et pour finir lequel t’as procuré le plus de plaisir ?
Désolé, je ne préfère pas l’un à l’autre, ils sont trop différents et je les apprécie tout autant pour des raisons très différentes. Au final, c’est sans doute Love’INC qui nous a donné le plus de mal parce que le genre comique reste bel et bien le plus complexe en matière d’écriture…
-Et pour finir en beauté cette interview quels sont tes projets futurs ?
Une comédie romantique !
Pourrais-tu te prêter au jeu du portrait chinois ?
Si oui …
Alors si tu étais…

-Un Livre : Shining de King - Un Mot : Saperlipopette - Une Phrase : This is Sparta ! - Un Film : L’Empire contre attaque - Une Chanson : Sleeping Beauty de A Perfect Circle - Un Objet : Un stick arcade - Un Animal : Un scorpion - Une Couleur : Noir - Une émotion : La joie - Une fin : Celle de Seven…
Merci encore à Karos d'avoir répondu à mes questions !

Source : SFU

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