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BIFFF 2017 : Le tour du monde en quatre films

Publié il y a 4 mois par Vincent L.

BIFFF 2017 : Le tour du monde en quatre films : Afrique du Sud, Albanie, Corée du Sud, Royaumes-Unis...

Afrique du Sud, Albanie, Corée du Sud, Royaumes-Unis...

Troisième jour du BIFFF 2017 (et accessoirement "Jour de la Bush", les amateurs comprendront), l'occasion d'un petit tour du monde en quatre films qui nous a mené de l'Afrique du Sud aux Royaumes-Unis en passant par l'Albanie et la Corée du Sud. C'est ça aussi la force du BIFFF : proposer au spectateur des films venus de pays où il ne pleut pas qui ne sortent que rarement dans nos contrées.

La journée a donc commencé en Afrique du Sud avec From a house on Willow street, un petit film de possession comme il en existe... des centaines ! C'est d'ailleurs tout le problème de ce film : il est inutile. Tout ce qui est proposé ici, on l'a déjà vu sous une forme identique ailleurs. On pensait que le côté sud-africain apporterait un petit truc en plus, mais non, Alastair Orr duplique simplement les productions US sans les expurger de leurs défauts. On a donc du jump-scare à la pelle, des personnages cons comme des balais, un anonymat total au niveau des décors (ça aurait pu être fait au Canada, au Pérou ou en Bretagne, on n'aurait pas vu la différence), un scénario au déroulé très prévisible,... Ceci étant, From a house on Willow street n'est tout de même pas une purge attroce : la réalisation tient la route, c'est techniquement appliqué (tant au niveau de la photo que des make-up) et les comédiens font le taf. Pour quiconque n'a jamais vu de film de possession, ça peut faire illusion. Quant aux autres, économisez votre temps, vous avez déjà vu ce film ! 3,5/10


Nous sommes ensuite partis en Albanie avec Bloodlands, présenté comme le premier film d'horreur albanais. Une curiosité, donc, doublée d'un autre fait étonnant : le film est réalisé par un australien, Steven Kastrissios (qui est d'ailleurs venu présenter son film au public belge). Après visionnage, la vérité s'est imposée d'elle-même : Bloodlands est chiant à mourir... Déjà, en terme de scénario, tout tient sur un timbre poste, mais à la rigueur, ça n'est pas dramatique (le scénario d'Halloween aussi tenait sur un timbre poste, ce qui ne l'empêchait pas d'être génial). Le soucis, c'est que le réalisateur a tenté de dissimuler cette simplicité sous un apparat arty du plus mauvais effet. Alors certes, le film donne envie de venir en Albanie (les paysages sont superbes, c'est un fait), mais à côté de cela, il faut quand même se farcir des dizaines de plans fixes que l'on croirait issus d'une publicité touristique : des poules, des moutons, des nuages, des autochtones locaux, et ce pendant presque 1h10. Entre temps, Steven Kastrissios a malheureusement oublié de faire monter la tension de son film, ce qui rend les dix dernières minutes de son film inopérantes. Verdict, 1h10 de contemplatif et 10 minutes de scènes d'action, voici le programme du très inintéressant Bloodlands. Ah oui, sinon, c'est juste une bête histoire de vengeance. 2/10

Après cette visite naturaliste, nous avons pris l'avion pour la Corée avec Vanishing Time de Tae-Hwa Um. Et ce fut l'excellente surprise de cette journée ! Basée sur une bonne idée (l'histoire de deux ados amoureux, l'un se retrouvant coincé pendant 15 ans dans une dimension où le temps est suspendu), traitée avec beaucoup de sincérité et d'imagination par le réalisateur, le film ressemble au final beaucoup à une production Amblin de la grande époque. Humour, aventure, grand sentiments, instants dramatiques, tout est présent dans Vanishing Time, et tout marche suffisamment bien pour emporter le spectateur dans cette belle histoire. Reste ce défaut récurrent dans le cinéma coréen : les canons de productions obligent à faire des films dépassant les deux heures, alors même que les histoires ne s'y prêtent pas toujours. C'est le cas avec Vanishing Time qui, amputé d'une bonne demi-heure, aurait gagné en rythme et en fluidité. Mais malgré un début et une fin qui tirent en longueur, le film propose suffisamment de bons moments pour faire oublier ça. 7/10

On s'est finalement téléporté au Pays de Galle avec A dark song. Pour son premier film, Liam Gavin ne choisi pas la facilité puisqu'il s'attaque au huis-clot démoniaque. Le résultat aurait pu être dans la lignée de From a house on Willow street, sauf que le metteur en scène a eu la bonne idée d'éviter toutes les figures imposées du genre. On peut ainsi saluer ce parti-pris qui nous évite les insupportables jump-scare et autres effets faciles, et tente de poser une ambiance lourde et pesante. Gavin ne s'éloigne donc jamais de sa ligne directrice, reste focalisé sur les nombreux rituels réalisés dans la demeure, s'appuie sur ses deux bons comédiens et instaure un rythme lent et posé. Et ça aurait pu bien fonctionner si le film racontait quelque chose, ce qui n'est maheureusement pas le cas. Egalement scénariste, Gavin se perd entre rituels païens et croyances chrétiennes, et nous sert au final un beau préchi-précha pas très éloigné d'un message prosélite. Dommage que le fond ne suive pas, parce que la forme était jolie... 4/10

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