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A Lonely Place To Die arrive en DVD aujourd'hui...

Publié il y a 4 ans par Richard B.

En attendant notre interview et notre critique du film...

A Lonely Place To Die - renommé pour la France Poursuite Mortelle - arrive ce 1er février en Direct-To-DVD. Ce thriller anglais de Julian Gilbey (vous pourrez découvrir prochainement son interview) avec  Melissa George (30 Jours de Nuit) et Sean Harris (The Borgias) sera donc  disponible en Blu-Ray, DVD et VOD au jour d'aujourd'hui.

En attendant la critique du DVD et l'interview, vous pouvez découvrir l'avis - déjà bien développé - de Jonathan C. autour du film pendant l'édition 2011 du PIFFF :


 

Jonathan C. : "Au rayon des survivals vertigineux en haute altitude, terrain assez peu fréquenté car casse-gueule (c’est le cas de le dire), notre Vertige faisait bonne figure, malgré son dernier acte plus conventionnel en forme de slasher. En provenance d’Angleterre, là d’où sont venus quelques excellents films du genre ces dernières années, A Lonely Place to Die commence de façon très similaire : un petit groupe de randonneurs (dont Ed Speleers, qui fut autrefois un piètre Eragon, et Melissa George, une nouvelle fois convaincante aprèsTriangleParadise Lost30 jours de nuit ou le remake d’Amityville) adeptes des sensations fortes s’aventure en pleine nature, ici dans les Highlands, pour faire de l’escalade. Lors de leur escapade, ils viennent au secours d’une fillette qui était séquestrée et enterrée dans un box (c’est le même argument de départ que le bon Backwoods de Koldo Serra avec Gary Oldman). Dés lors, ils sont traqués par de mystérieux ravisseurs armés de fusils à lunettes.  Aussi classique soit-elle, la première heure est d’une redoutable efficacité, laissant la part belle à l’incroyable décor des Highlands écossais, étonnement peu exploité au cinéma malgré sa beauté et sa richesse. Les premières minutes sont ainsi à couper le souffle (au revoir les introductions de Vertical Limit ou Mission : Impossible 2), le réalisateur Julian Gilbeymultipliant les plans larges somptueux dans lesquels l’homme se sent soudain tout petit, en plus de trousser une bonne poussée d’adrénaline en guise d’ouverture. Si la trame et les personnages semblent au premier abord très classiques, Gilbey s’amuse quelquefois à détourner les codes et les attentes du genre (cf. les « faux » tueurs, le personnage du lâche emmerdeur plus héroïque qu’on ne le pense…).

 

Hélas, le réalisateur anglais oublie que les meilleurs survivals sont souvent les plus simples et les plus brutaux, autrement dit les plus primitifs, ce qui va de paire avec l’une des grandes thématiques du genre post-Délivrance, à savoir le combat de l’homme contre (et dans) la nature. Après la traque sauvage sur les terres du clan MacLeod, stressante, sans temps mort et spectaculaire pour ses quelques cascades à donner des frissons (les chutes font très mal) et surtout pour ses paysages époustouflants (le réalisateur ne cesse jamais d’intégrer des plans larges contemplatifs ci et là), A Lonely Place to Die vire petit à petit au thriller à tiroirs lorsqu’il se lance dans les révélations. Se dévoile ainsi une histoire de rapt, de nouveaux personnages (dont les têtes connues d’Eamonn Walker et de Karel Roden), un nouveau décor (la ville)…Bref, Julian Gilbey abandonne tout ce qui faisait l’intérêt de son film, principalement le décor des Highlands, terrain de chasse de deux snipers psychopathes prêts à tout pour récupérer la fillette (leur magot). Plus le scénario (écrit par le réalisateur et son frère) se révèle, plus le film se prend les pieds dans le tapis, pour une dernière demi-heure bordélique (le montage part en vrille) et assez grotesque (cf. le tueur masqué, en référence à l’image du boogeyman) dont le rythme est ramolli par une musique de série télé des années 90. A force de s’éparpiller, le récit dilue la force émotionnelle de sa première heure et accumule les moments complètement gratuits (le gunfight, le mercenaire flingué dans la ruelle, le sort réservé au méchant…). De ce dernier acte dans le bled (sur fond d’étrange carnaval avec cracheuses de feu aux seins nus...bizarre...), on en retiendra surtout un face-à-face plein de tension et brillamment dialogué entre les excellents Sean Harris (inquiétant et impressionnant à chacune de ses prestations : le freak de Creep, le camé deHarry Brown, le fermier d'Isolation, le tueur de Brighton Rock, bientôtPrometheus…) et Karel Roden (Rasputin dans Hellboy), deux bons acteurs souvent sous-exploités. Dommage que ce dernier tiers foiré ne vienne assombrir ce qui avait tout d’un pur survival viscéral et haletant filmé dans des conditions extrêmes. Vertige reste donc un cran au dessus. On reste cependant sur une bonne note tant le divertissement rempli son contrat avec entrain et offre dans sa première heure du vrai spectacle, par instant à couper le souffle."

Poursuite mortelle

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