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Batman, le justicier de Gotham > Les années 70 :

Retour à la structure initiale

L’arrivé dès le début de 1970 de Dennis O’neill et de Neals Adams au dessin permet à Bruce Wayne et son alter-ego de reprendre le sérieux qu’ils avaient perdu. Batman redevient pour ne plus le quitter le personnage sombre que l’on connaît aujourd’hui. Le Joker tue de nouveau, fini l’humour bon enfant et place à l’humour noir, comme chaque fois la mentalité de l’époque se retranscrit : dans la culture américaine, les années 70 sont énormément marquées par le pessimisme de l’avenir.

Man-bat fait son apparition dans les comics en juin 1970. Kirk Langstrom se transforme en futur adversaire populaire de Batman sous les yeux de sa fiancée Francine Lee. Elle-même se verra en janvier 1971 devenir She-Bat. Dans la continuité des nouveaux ennemis charismatiques du justicier, Talia arrive en mai. Elle est suivit un mois juste après par son père, le plus redoutable de tous les adversaires de Batman : Ra’s al Ghul (Batman 232). Ra’s al Ghul depuis des siècles trompe la mort, quasi-immortel, il désire plus que tout rétablir l’écologie sur terre et pour cela il compte sur l’aide de sa fille Talia qui possède une armée de serviteurs. Curieusement Ra’s al Ghul même s’il se trouve être un adversaire de poids pour le justicier de Gotham respecte énormément celui-ci.

Même si le Batman est beaucoup plus noir, la jeunesse n’est pas en reste puisque 1973 voit apparaître à la télévision une série Warner / Hanna Barbera pour ABC du nom de "Superfriends". Cette série se base sur la JLA où on retrouve divers justiciers DC, avec entre autres Batman mais aussi Superman, Flash ou Wonder Woman. La différence avec la JLA est qu’ici les justiciers sont aidés dans les situations dangereuses par un groupe d’enfants. La série ne dura pas plus de 16 épisodes avant de s’effacer.

En 1975, Batman sort dans deux nouveaux comics, le premier sous son nom de : "Batman Family" : un poil moins obscur que les autres séries et surtout plus grand public, cette série permettait de suivre les aventures des divers associés de Batman, comme entre autres Robin et Batgirl. Mais le comics ne dura pas et ne comporta pas plus de 20 numéros (fin de série : novembre 1978). Le second des comics dérivés de Batman est un mensuel basé sur le Joker lui-même, mais encore une fois la série ne s’éternisa pas et fut arrêtée après seulement 9 numéros.

La télévision ne renonce toujours pas au justicier, et CBS tente de relancer l’engouement de la vielle série avec Adam West grâce à un dessin animé nommé "The New Adventures of Batman" en 1977. Et quitte à essayer de ranimer la flamme, autant reprendre les éléments à la base de la Batmania en reprenant les acteurs ! Ainsi Adam West lui-même accepte de prêter de nouveau sa voix au justicier. Une fois encore la série animée ne durera pas plus de 16 épisodes. 1978 verra Batman faire de courtes apparitions dans "The Challenge of the SuperFriends", série regroupant les membres de l’univers DC.

En 1979, toujours côté télévision, on aurait pu réaliser le fantasme de beaucoup de fans puisqu’un téléfilm du nom de Legend of Superheroes voit le jour. Ce téléfilm se permet de regrouper en 100 min pas moins que Batman et Robin (pour le coup les rôles sont repris par Adam West et Burt Ward), Captain Marvel, Green Lantern, Flash, et bien d’autres… Mais cela plutôt qu’un fantasme de fans se révèle encore une fois de plus une parodie kisth dénaturant encore une fois les comics des divers univers. On retiendra surtout de ce téléfilm les costumes pitoyables de chacun des super-héros.


Si la télévision ne rendra jamais réellement hommage, le comics lui continue de satisfaire et se voit d’après beaucoup de fans posséder ses meilleurs épisodes entre 77 et 78 avec Steve Englehart et le dessinateur Marshall Rogers. Les deux auteurs ont cherché à approfondir la psychologie des personnages, en leur permettant de subir les conséquences de chacun de leurs actes jusqu’à influencer le côté vie privée. Un scénario pour le cinéma paraît-il vit même le jour sur cette base mais ne fut pas retenu, Superman occupant déjà pas mal la Warner.