75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du jeu vidéo : Oniri Islands [2018], par Gaetan G.

Avis critique rédigé par Gaetan G. le vendredi 8 novembre 2019 à 00h00

Un jeu sur tablette original à essayer en famille

Oniri Islands, le titre dont nous allons parler aujourd’hui, est difficile à faire rentrer dans une case. En effet, il mélange une application sur tablette à des figurines en plastique servant de contrôleur. Une sorte de Skylanders, si vous voulez, l’interactivité en plus et le merchandising débridé en moins. Bref, un produit à frontière entre le jeu vidéo et le jouet, qui revendique en plus de cela une forte composante narrative.

Car oui, le titre met en avant son histoire : deux enfants, Mina et Tim, sont en train de prendre leur bain sous la garde attentive de leur mamie. Soudain, ils sont aspirés par un tourbillon et se retrouvent propulsés manu militari sur l’île d’Oniri, dont ils devront s’échapper avant d’être transformés en statue de pierre. Le tout avec l’aide de mamie, qui jouera dorénavant le rôle de voix-off-qui-sait-tout-mais-qui-dévoile-l’intrigue-au-compte-goutte-histoire-de-maintenir-le-suspense. Clairement, Oniri Islands ne cherche pas à être le titre le plus original de l’année, mais l’aventure est efficace et se suit sans déplaisir aucun.

En pratique, le jeu se compose d’une application, à installer sur une tablette, couplée à deux figurines que l’on viendra poser dessus et qui serviront à interagir avec le jeu. Techniquement, le titre n’est pas très gourmand et utilise un mélange de 2D et de 3D en aplats. De fait, Oniri Islands tournera normalement sans trop de problème sur la tablette familiale. Nous n’avons eu aucun souci sur notre Huawei Mediapad M5, une tablette d’entrée/milieu de gamme de 2018.

Il faudra juste que votre ardoise dispose de 5 points de pression, ce qui ne devrait pas trop poser de problème puisque c’est le standard du marché depuis au moins 5 ou 10 ans. Oubliez par contre les smartphones et/ou mini-tablettes de 7 pouces, les figurines sont trop grosses pour ces diagonales. En cas de doute, vous pouvez récupérer la démo de l’application pour vous assurer que tout fonctionnera bien avant de passer à la caisse. Comme d’habitude, pour finir, Android et iOs sont supportés tandis que Windows Phone peut crever dans son coin dans l’indifférence générale.

Normalement, le dessous de la figurine est dans une matière qui ne rayera pas l’écran. Pensez tout de même à nettoyer la dalle avant chaque session de jeu : on appuie fortement dessus tout en faisant glisser la figurine. Il suffira d’une poussière ou d’un grain de sable qui traîne pour provoquer des dommages irréversibles.

Sur le papier, l’utilisation de ces figurines est novatrice, mais en pratique qu’est-ce que ça amène de plus par rapport à une appli toute bête que l’on pilote avec le doigt ?

Tout d’abord, et c’est triste à dire, ça amène surtout beaucoup de soucis techniques… On a tendance à prendre les figurines par la tête – surtout les enfants – et la pression n’est pas toujours suffisante sur l’écran de la tablette. De fait, il arrive parfois que le logiciel pédale un peu dans la choucroute et déplace les personnages en mode « téléportation semi-aléatoire. » Cela arrive surtout quand les personnages sont adjacents, et donc on apprend rapidement à limiter la casse, mais au début cela surprend.

C’est d’autant plus gênant que l’on se déplace beaucoup dans Oniri Islands. Pour scroller, il faut déplacer un de ses personnages vers le bord de l’écran. En général ça se passe plutôt bien, sauf que parfois les développeurs ont eu la bonne idée de rajouter par-dessus des obstacles à éviter. La marge de manœuvre est hélas très faible entre le moment où on les aperçoit et celui où se les mange pleine face. Certaines phases de jeu, alignant les obstacles à éviter sans erreur sous peine de refaire la séquence dans son intégralité, se transforment en véritable purge, surtout si vous jouez avec un petit bout impatient qui manipule sa figurine un peu n’importe comment et/ou qui se retrouve victime du syndrome de téléportation décrit plus haut.

Mais il ne faut pas noircir le tableau : le système fonctionne en général plutôt bien, surtout si un adulte a déjà complété l’aventure et explique à l’enfant ce qu’il doit faire. L’âge recommandé de 6 ans va surtout dépendre du petit bout en question : s’il a déjà compris comment marche une tablette et la pique régulièrement à ses parents pour regarder des comptines ou des dessins animés, il n’aura aucun souci, quel que soit son âge. Si vous restreignez l’usage de cet appareil, en revanche, cela peut être un bon outil pour l’accompagner dans sa prise en main.

D’autant que l’enfant sera demandeur : les figurines augmentent incontestablement l’immersion par rapport à une simple version à manipuler avec le doigt. Les développeurs ont également prévu un système de masques à poser sur les personnages au cours de la partie, ceux-ci apportant de nouveaux pouvoirs à l’avatar. Leur utilisation est ultra-scriptée, certes, mais elle permet de renouveler régulièrement l’expérience de jeu et incite à aller plus loin dans l’aventure.

De fait, la variété dans les paysages et les situations fait qu’on n’a jamais l’impression de faire la même chose, et donne envie de passer au-delà de ces petits soucis techniques pour voir dans quelle direction vont nous emmener les auteurs.

Ma fille de 6 ans a demandé assez régulièrement à jouer, signe que le jeu lui a plu, mais elle est passée immédiatement à autre chose dès que l’aventure a été terminée, signe que ça ne l’a pas non plus emballée plus que ça. D’une certaine manière, c’est bien dommage, car on sent bien le potentiel du concept. En tout cas, bravo au studio Tourmaline pour sa première réalisation, en espérant que le succès soit au rendez-vous et que les petits défauts mentionnés plus hauts soient corrigés dans leurs réalisations ultérieures.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Oniri Islands [2018]

Gaetan G.
70

Oniri Islands est une application pour tablette originale, car elle utilise deux figurines posées sur la dalle comme contrôleurs de jeu. Sur le fond, l’histoire proposée par le titre est efficace à défaut d’être originale. La variété des décors et des situations permet de traverser l’aventure sans voir le temps passer, et surtout sans avoir l’impression de faire toujours la même chose.

Hélas, c’est d’un point de vue technique que l’expérience se révèle le moins convaincante : les déplacements hasardeux et les interactions pas toujours faciles avec l’environnement cassent trop souvent l’immersion. Les enfants passeront au-dessus de ces défauts, petits mais récurrents, et ils passeront un excellent moment en compagnie de leurs parents. Après tout, n’est-ce pas là l’essentiel ?

On a aimé

  • Une aventure bien menée à défaut d'être originale
  • On traverse des paysages et des situations variées
  • Idéal pour partager un moment parent / enfant

On a moins bien aimé

  • De nombreux soucis technique qui viendra entacher l'expérience. Les plus jeunes passeront au-dessus, les adultes y seront plus sensibles
  • Il est préférable que l'adulte ait déjà fait l'aventure avant pour bien guider l'enfant
  • Cher

Acheter le Jeu Vidéo Oniri Islands [2018] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Oniri Islands [2018] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+