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Critique de la série télé : Forever, par Andre C.

Avis critique rédigé par Andre C. le samedi 14 mai 2016 à 17h09

Un immortel de plus

Pour certaines séries, il vaut mieux avoir la mémoire courte pour pouvoir en profiter pleinement. Certes, tout le monde n'est pas un sériephile acharné, mais tout de même. Quand le postulat d'une production récente ressemble à s'y méprendre à d'autres qui sont encore à l'antenne aujourd'hui, il est tout de même légitime de se poser des questions sur le niveau de brainstorming qui a eu lieu dans la writers room. Mais Forever mérite-t-elle tant de condescendance ?

 

Déjà, le mécanisme de la série est très simple. Forever s'inscrit dans un créneau du cop show et pas n'importe lequel. En effet, il faut bien prendre en considération une chose : Forever est une série produite par la chaîne ABC et une des séries à succès de la ABC est Castle. Vu que l'alchimie du duo-vedette de l'une ressemble à s'y méprendre à celle de l'autre, même le public de la network a un goût de déjà-vu : Alana de la Garza, qui incarne l'inspectrice Jo Martinez, a un faux-air avec l'inspectrice Beckett et ses relations houleuses avec son binôme, le Dr. Henry Morgan, la vraie star de Forever donc, rappelle beaucoup les chamailleries du tandem de l'autre show.

De ce fait, Forever ne marche pas sur les plates-bandes d'un Angel ou Highlander, contrairement à ce que son pitch suggère, mais emprunte plutôt le créneau d'un Claire de Lune ou d'un Bones. Alors, certes, le postulat de la série se repose bien sur la singularité du Dr. Henri Morgan : celui-ci (incarné par Ioan Gruffud, le Mister Fantastique des Quatre Fantastiques période Tim Story) est un médecin légiste de la Police, mais surtout, il est âgé de presque un siècle et serait donc apparemment immortel. Ainsi, si l'épisode-pilote prend beaucoup de temps à exposer la situation de notre héros (son immortalité qu'il tient secrète, sauf pour un vieux comparse), très vite la formule du cop show pointe le bout de son nez dès l'apparition de l'inspectrice Martinez.

 

On le voit, la série ne cherche pas à révolutionner le genre, sa structure est classique (elle renvoie à Highlander en mêlant flashback et époque contemporaine) et ses ficelles sont galvaudées : l'immortalité de Morgan n'est connue que d'un seul proche (une situation qui rappelle les identités secrètes des super-héros) et il ne lui faut pas longtemps pour qu'une amitié se tisse entre Morgan et Martinez alors que, refrain connu, ils s'entendent comme chien et chat dans leur milieu professionnel. Alors, certes, ce n'est pas parce qu'une production n'ambitionne pas de casser les codes du genre qu'elle n'est pas digne d'intérêt pour autant, elle peut même se révéler suffisamment efficace pour être divertissante.

De cette manière, il n'est pas étonnant de retrouver à la tête de cette production, un certain Matthew Miller. Ce scénariste et producteur est peu connu du grand public, mais a travaillé sur des séries comme Chuck, Las Vegas et The 100. Il a aussi été le showrunner d'une série d'aventure et d'espionnage, Human Target. Autrement dit, il est loin d'être un débutant dans le domaine, ce qui peut expliquer le manque de fraîcheur de Forever, mais aussi la raison pour laquelle plusieurs ficelles fonctionnent : les personnages se révèlent attachants (en particulier les relations pleines de tendresse entre Morgan et son ami Abe, le toujours attendrissant Judd Hirsch), tout comme l'ambiance mi-humoristique mi-romantique (d'où la ressemblance avec Castle) et les flashbacks qui donnent, évidemment, de la profondeur à Henry Morgan.

Par conséquent, le principal souci de Forever réside dans la mythologie que les scénaristes ne parviennent pas à gérer. C'est bien simple, le postulat exposé dans l'épisode pilote ne bouge pas d'un iota avant le mid-season. Comme on peut s'y attendre, les auteurs jouent sur la situation de Morgan qui engendre des quiproquos : pour les autres, qui ignorent tout de sa condition d'immortel, leur légiste aurait juste un sens très aigu de la déduction dans le style de Sherlock Holmes, il faut dire que le look dandy british excentrique de Morgan va dans ce sens, ayant l'air d'une version ubuesque de Patrick Jane dans The Mentalist. Mais cela tourne très vite en rond. Si toute la première partie de cette unique cuvée s'évertue à trouver ses marques, la forme que le show finit par adopter s'avère si éloignée de la promesse de départ (un classique cop show au lieu d'un feuilleton fantastique) que le fil rouge autour de l'immortalité de Morgan tombe comme un cheveu sur la soupe.

Pourtant, il s'agit d'une écriture tout ce qu'il y a de plus classique, à savoir une attention particulière aux rouages de la série avant d'accorder de l'attention au moteur principal de l'histoire. Dans le cas de Forever, on pourrait mettre ça sur le compte d'une accumulation de références qui ne permettent pas aux enquêtes de Morgan et Martinez de se singulariser. En l'état, il est effectivement trop difficile de voir un seul épisode, sans penser pêle-mêle à Bones, Castle ou Angel. La mécanique est bien huilée, peut-être trop, on regrette juste l'absence d'un petit élément qui aurait pu faire la différence.

La conclusion de à propos de la Série Télé : Forever

Andre C.
60

Avec ses ficelles déjà usées, Forever ne partait pas gagnante. Si la série parvient à être efficace, elle peine à marquer les esprits. Pour le coup, le problème ne vient pas d'un manque de direction claire, mais bien d'une tendance à trop se reposer sur une mécanique prévisible qui en devient ennuyeuse, alors qu'elle s'évertue à être trépidante. Agréable et divertissante, certes, mais le résultat sent trop le réchauffé.

Que faut-il en retenir ?

  • Des personnages attachants, en particulier Abe ;
  • Une ambiance mi-romantique, mi-humoristique qui a son charme ;
  • Un rythme soutenu

Que faut-il oublier ?

  • Une mythologie laborieuse ;
  • Une manque de fraicheur dans le traitement ;
  • Peu d'innovation dans les thématiques

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