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Critique du documentaire : Electric Boogaloo [2015], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 2 février 2015 à 13h57

Il était une fois... La Cannon : Version 2

Electric Boogaloo

Durant un court instant, l'année 2014 fut celle de la résurrection de la Cannon. Cet évènement ne doit pas beaucoup parler à la génération du 21e siècle, mais pour ceux qui ont vécu les années 80, ce nom est synonyme, suivant le type de public, soit de nanars soit de films emblématiques ultras réjouissants. La même année a donc vu sortir deux documentaires ayant pour sujet le défunt studio, et qui nous ont rappelé la triste disparition de Menahem Golan.

Si le documentaire officiel Go-Go Boy était disponible quelques mois auparavant (plus précisément pour le Festival de Cannes), Electric Boogaloo fut bien le premier projet officiellement lancé. Il en apparait un esprit de compétition qui n'est pas sans rappeler le divorce Yoram Globus et Menahem Golan, qui, à une époque, s'étaient tous deux concurrencés pour être le premier à sortir un film sur la Lambada. Les anciens dirigeants de la Cannon, par peur, par envie, ou pour diverses raisons, ont donc voulu sortir un documentaire sur leur passé avant que celui de la concurrence n’arrive. Au final, cependant, à notre grande surprise, les deux produits se révèlent plutôt complémentaires. Le premier est principalement consacré à l’histoire des deux hommes, de leurs mariages jusque leurs divorces et leurs répercutions (avec ces interventions récentes de Menahem Golan et Yoram Globus). Quant à Electric Boogaloo, il est plus dédié au studio lui-même et à ses productions « bisseuses », même si le duo reste omniprésent via des interviews d'archives. Il faut noter que les deux documents partagent bien une chose : le fait que l'ambition des deux israéliens était de rivaliser avec les grands studios hollywoodiens… et qu'ils y sont même presque arrivés.

Les maîtres de l'univers

Si, par hasard, vous cherchiez une raison justifiant le fait que nous traitons de ce documentaire, ne cherchez pas bien loin. Outre notre amour pour American Ninja, Bloodsport, Delta Force, Over the top et d'autres films d'action aussi cons que décomplexés, on doit aussi au studio de nombreux titres "fantastiques" comme Massacre à la Tronçonneuse 2, Les Maitres de l'Univers, Cyborg ou encore L'étoile du mal. Et nous mentionnons ici qu'un simple échantillon de leurs productions.

Electric Boogaloo mêle donc des interviews (Dolph Lundgren, Luigi Cozzi, Michael Dudikoff, Tobe Hooper...), des extraits de films comme le surréaliste Ninja III ou le désormais rarissime L'Invasion vient de Mars avec, bien entendu, quelques images d’archives particulièrement réjouissantes.

<< je n'achète pas les gens. Je leur offre des opportunités... Il a besoin d'une famille, il n'en a plus. Et c'est un loser. Nous on a la gagne >>.

Menahem Golan

Si Go-Go Boy mettait déjà en avant la différence de caractère entre Menahem Golan (le cinéphile dépensier au fort tempérament) et Yoram Globus (l'homme d'affaires), Electric Boogaloo s'intéresse plus particulièrement au premier dans la mesure où le plus grand nombre d'archives ou de propos présents sont axés sur lui. Il faut dire que cet adorateur de pellicule possédait un égo assez prononcé et n’hésitait pas à se lancer dans des comparaisons particulièrement étranges. Ainsi une archive d’Electric Boogaloo nous montre Menahem proclamer durant une interview que faire un film revient à être en guerre et la faire en étant blessé. Mais surtout, Electric Boogaloo donne aussi la parole à quelques personnes n'hésitant pas à balancer des propos autant favorables que parfois incendiaires, via les films qu'ils ont fait à leur côté. Si, par exemple, Franco Zeffirelli clame haut et fort que sa collaboration avec le studio fut bien la meilleure de sa vie, d'autre s'amusent de la ringardise des films ou même en profitent pour régler quelques comptes. Pour vous donner un aperçu de ce dernier aspect, le réalisateur Michael Winner se fait critiquer par l'acteur Alex Winter (Le Justicier de New York), qui balance sans demi-mesure: "Michael était pathologiquement brutal, bizarre, sadique en proie au doute" ou pour citer un autre exemple, la star du futur Basic Instinct, Sharon Stonee, se voit décrite par un Richard Chamberlain (qui semble n'avoir guère apprécié de lui avoir donné la réplique dans les aventures d'Allan Quatermain) comme " sublime, très intelligente, et elle vous le fait savoir".

Les réparties et situations savoureuses ne manquent donc pas, et nous ne pouvons nous empêcher de ressortir deux autres exemples : Boaz Davidson (producteur de Expendables ou encore de John Rambo), sans être négatif, mentionnera vis-à-vis du studio qu'"ils ne respectaient pas les règles du jeu hollywoodiennes." avec un ajout de Bo Derek mentionnant - avec le sourire - "c'étaient des bandits sans scrupules". Et nous terminerons sur Laurene Landonn (actrice d'America 3000 ) qui brule devant la caméra une VHS du studio en s'exclamant "C'est ma seule copie, voilà ce que je pense de Cannon Films." Le ton est donné, nous vous laisserons découvrir la suite.

American Ninja

Pour autant, au final, quelques regrets subsistent, même si Electric Boogaloo ne souffre d'aucun temps mort et qu'on s'éclate de tout le long. Ainsi, ne pas voir des interventions de Jean-Claude Van Damme - qui doit sa carrière au studio - ou encore de statures comme Chuck Norris ou Sylvester Stallone qui auraient pu revenir sur leur collaboration avec le studio amènent quelques déceptions. On aurait aussi aimé un peu plus de Michael Dudikoff, tant on apprécie ses quelques apparitions à l'écran.

La conclusion de à propos du Documentaire : Electric Boogaloo [2015]

Richard B.
75

Globalement, Electric Boogaloo (tout comme Go-Go Boy) se dévoile comme un documentaire indispensable à tout fan de la Cannon, voire même aux cinéphiles nostalgiques des années 80. Passionnant de bout en bout, on se lasse pas et nous aurions aimé en avoir plus - même s’il approche une durée de 110 minutes.

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