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Critique du roman : L'île habitée [2010], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 18 septembre 2010 à 16h05

Communisme V 2.0

"Maxime entrouvrit la trappe, se pencha et regarda précautieusement le ciel. Celui-ci était bas ici, et avait une certaine consistance, mais sans cette transparence légère qui suggère l'infini du cosmos et la pluralité des mondes habités. Une consistance réelle et biblique, unie et impénétrable. L'Atlas local portait sans aucun doute sur ses épaules puissantes cette consistance qui était uniformément phosphorescente..."

Maxime n'est pas de cette planète. Malheureusement, son atterrissage en catastrophe a rendu son appareil spatial inutilisable. Il commence son exploration des lieux qui sont selon son critère sous-développés et radioactifs. Son premier contact avec les habitants de ce continent qu'il baptise l'île habitée le renforce dans son idée qu'il ne va pas pouvoir trouver de quoi partir avant un certain temps. Il découvre une société dirigée par les "Pères" qui la gouvernent de manière musclée. Un régime qui opprime les "dégénérés" et entretient la guerre qu'il mène au sud. Maxime va devoir rapidement s'adapter et perdre sa candeur s'il veut pouvoir survivre...

L'île habitée est le troisième roman d'Arkadi et Boris Strougatski réédité (traduction révisée) par Denoël, Lunes d'encre, après Il est difficile d'être un dieu et Stalker. Si Stalker prophétisait la catastrophe de Tchernobil, Il est difficile d'être un dieu s'engageait un peu plus dans la critique du régime communiste russe. L'île habitée va beaucoup plus loin dans la critique du régime totalitaire qui a duré pendant près d'un demi siècle en Russie, et qui continue dans d'autres. L'élément science-fictif n'est que secondaire.

Il n'y a de témoignage plus juste d'une situation que lorsqu'il vient de l'intérieur. On fustige (à raison) le régime hitlérien et ses atroces extrémités mais le régime communiste totalitaire stalinien n'est pas plus enviable. Avec son nationalisme, son régime de terreur et sa xénophobie ambiante, la Russie d'après guerre n'est pas le paradis sur Terre.
Maxime n'est pas originaire de la planète de L'île habitée, élevé dans le respect de la valeur suprême de la vie et de la liberté, il est comme un enfant lorsqu'il se retrouve au milieu de cet enfer. Il découvre les déportations, les goulags, la toute puissance de l'armée, la xénophobie et plus que tout l'endoctrinement de la population. La propagande et la manipulation des esprits, l'élimination des gens qui osent exprimer des idées, la guerre contre des chimères, il prend tout en pleine figure. Bien-sûr, cela ne transparaître qu'au travers de paraboles (à peine voilées) dans ce roman, mais la réalité n'est que plus tragique.

Il est nécessaire de parfois se replonger dans l'histoire (pas bien loin, d'ailleurs) pour arrêter de raconter n'importe quoi et se rendre compte qu'il fait bon vivre dans nos démocraties douillettes où l'on peut manifester son désaccord. Un livre à lire d'urgence pour un grand nombre d'entre nous.

La conclusion de à propos du Roman : L'île habitée [2010]

Manu B.
80

L'île habitée est l'un des romans les plus politiques des frères Arkadi et Boris Strougatski. La critique est féroce, le roman n'en est que plus remarquable.

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