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Critique du film d'animation : Metropia, par Sylvain T.

Avis critique rédigé par Sylvain T. le mercredi 23 juin 2010 à 07h12

Un fascinant voyage

C’est cet hiver que l’OVNI Metropia débarquera dans les salles françaises après s’être arrêté dans les pays du nord de l’Europe l’an dernier, mais faut-il réellement l’attendre ?

Europe. 2024. Alors que la surface du globe vit une épreuve environnementale difficile, la firme Trexx a construit un métro qui permet de parcourir une longue distance en quelques minutes seulement. Parmi les milliards d’individus empruntant ces rames se trouve un employé d’un gigantesque centre d’appels suédois qui entend de mystérieuses voix dans sa tête. Mais alors que tout se bouscule dans son esprit, il rencontre Nina, l’égérie d’une marque de shampoings qui va l’entrainer à l’intérieur d’une gigantesque conspiration visant à ternir l’image de Trexx.

Présenté en avant-première au Festival International du Film d’Animation d’Annecy cette année, Metropia a divisé la presse présente à la projection. Il faut dire que l’histoire n’est pas très claire aux premiers abords (rien que la difficulté à la résumer…) et le design peut rebuter. Pourtant, derrière son scénario mainte fois vu au cinéma, le film se distingue par son esthétisme unique en son genre. Le réalisateur n’utilise pas les techniques d’animation traditionnelles à savoir le dessin ou tout simplement les images de synthèses, ou tout cas très peu. Ici, il s’agit de faire bouger des marionnettes (à l’instar des Têtes à claques, exemple répandu dans les critiques presses) dans un décor créé de toutes pièces en 3D. On oscille donc entre le réalisme et l’ultra-réalisme pour un sujet de science-fiction dense en évènements.

On comprend d’ailleurs assez rapidement que l’on s’intéressera à Trexx, la multinationale qui gère le métro, ici montré comme un enfer sans nom qui n’a du métro que le nom, et qui se sert de ce dernier pour promouvoir son dernier produit maison : un shampoing. Mais ce que personne ne sait, c’est que ce produit à le pouvoir de pénétrer l’esprit des gens et de les mettre en relation avec des téléopérateurs qui leur dictent ce qu’ils doivent faire, manger, boire, etc. Mais ce n’est pas tout, car en plus de ce shampoing, Trexx utilise des objets communs de la vie de tous les jours pour observer la population, comme les télévisions par exemple. Notre héros va donc enfin connaitre cette vérité qui dérange et on va suivre ses élucubrations folles à travers cette gigantesque quête pour la vérité.

Entre attentat et histoire d’amour, il y en aura pour tous les gouts. Mais ce qui choc le plus -dans un film de science-fiction-, c’est sans aucun doute son univers. Noir, peu ragoutant et surtout exempt de technologies farfelues comme on n’a l’habitude d’en voir dans les grosses productions du genre. Le réalisateur a souhaité nous apprendre qu’en 2024, outre une catastrophe écologique, il n’y aura pas grand-chose de nouveau, si ce n’est un métro qui vous proposera un aller Stockholm/Paris en 10 minutes top-chrono. Scénarisé par Stieg Larsson avant son tragique décès, on retrouve donc ce qui a fait la force de la trilogie Millenium : les relations entre les différents protagonistes. Notre personnage principal est ici peu social, et à l’image du reste de la population, s’éloigne plus qu’il ne se rapproche, de sa compagne. La question de l’identité est mise en avant de façon très étrange, puisque couplée à la crise économique que traverse l’Europe.

Graphiquement unique, Metropia s’offre le luxe de proposer une histoire prenante de bout en bout. Pas forcément rocambolesques, elle reste pourtant passionnante, le spectateur goutant chaque larme d’un scénario rondement ficelé et jamais ennuyant.

La conclusion de à propos du Film d'animation : Metropia

Sylvain T.
90

Metropia est sans l’ombre d’un doute mon coup de cœur de l’année avec son univers stupéfiant. Un style inimitable et un ton très singulier qui font du film une petite pépite à découvrir d’urgence.

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