75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : 2001, l'odyssée de l'espace [1968], par Incal

Avis critique rédigé par Incal le vendredi 21 février 2003 à 11h23

le film de SF par excellence

le film de SF par excellence
De la très très grande SF. Le génial Kubrick, pour son coup d'essai dans l'univers SF, s'ofre un coup de maître. Véritable touche-à-tout, il applique néanmoins à ce domaine très particulier de la création cinématographique les méthodes sourcilleuses qui lui sont propres : les images sont léchées, travaillées à l'extrême, et je dois dire qu'on sent partout la patte d'un grand maître, tant chaque plan est en lui-même un petit tableau. Ses images, d'un "réalisme" extrême _ il a été conseillé par des spécialistes de la NASA, (ce qui au passage a confortablement augmenté le budget de l'agence grâce au mouvement d'opinion produit par le film)_ n'ont pas pris une ride. Pourquoi ? Parce que Kubrick filme des maquettes. A l'heure du tout numérique (cf le dernier Star Wars), cette allégation peut surprendre : quel peut être l'intérêt de cette technique archaïque ? Eh bien tout simplement l'effet produit est meilleur : ça a sûrement coûté beaucoup plus cher (de toute façon ils n'avaient pas le choix à l'époque), mais aucun logiciel ne peut vraiment rendre la complexité _et donc la beauté_ des jeux de lumières, sur les flancs d'un vaisseau par exemple, surtout quand ceux-ci sont orchestrés par Monsieur Kubrick en personne. Inutile de rappeller l'importance de la lumière dans son oeuvre (c'est lui qui tournera Barry Lyndon entièrement en lumière naturelle, éclairé à la bougie uniquement pour les scènes d'intérieur). Mais il n'y a pas que les images : l'enchaînement des plans a également son importance. Après une évocation de l'Humanité à ses origines _avec la participation du fameux monolithe noir_, le réalisateur nous plonge directement, dans une sorte de vertige métaphysique,dans un "futur proche" spatial. Et là, c'est une toute autre histoire qui s'amorce : la découverte du monolithe lunaire, mais surtout le voyage d'exploration. Et c'est là un des moments forts du film : après ce vaste panorama dans l'espace et dans le temps, Kubrick, sublimant l'oeuvre originale, nous plonge directement dans l'enfermement, l'angoisse claustrophobique du vaisseau, où l'Homme, coupé de tout, est face à la machine. Nouveau face-à-face digne de Frankenstein : l'Homme face à sa créature, le "super-ordinateur parfait". L'oeil rouge, omniprésent, de la caméra de l'ordinateur rythmera cette séquence paranoïaque, où l'ordinateur pètera littéralement les plombs pour finalement assassiner les occupants humains du vaisseau, vaincu finalement par un seul homme. Encore une séquence bouleversante : la mort du super ordinateur, avec cette question lancinante : qu'est-ce que l'Homme ? Qu'est qui est humain ? Un ordinateur qui dit "j'ai peur", n'est-ce pas aussi un homme ? Après, c'est vrai, le "saut vers l'infini", cet autre face à face de l'Homme avec ce qui lui est supérieur (son destin ? Dieu ? Kubrick semble permettre ici à chacun d'interpréter ce passage comme il l'entend) de la séquence finale peut lasser par sa longueur. Mais il faut l'apprécier pour ce qu'il est : quelque chose de totalement expérimental, et surtout de totalement halluciné, une tentative de représentation visuelle de ce qui ne peut par essence être représenté. Mais cela n'a guère d'importance : ce film est, d'un bout à l'autre, un chef-d'oeuvre, signé par un des plus grands réalisateurs de l'Histoire du cinéma. Comment oublier ce qui demeure pour moi le plus grand moment de SF de tous les temps : des vaisseaux spatiaux, des stations orbitales et tutti quanti s'agitant doucement au rythme du "Beau Danube Bleu" de Strauss ?

La conclusion de à propos du Film : 2001, l'odyssée de l'espace [1968]

Incal
100

Du très très grand ciné. Une irréprochable maîtrise visuelle, un scénario très complexe servi par un montage époustouflant.

Acheter le Film 2001, l'odyssée de l'espace en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de 2001, l'odyssée de l'espace sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de 2001, L'odyssée de l'espace