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Critique du film : Los Angeles 2013 [1996], par Emmanuel G.

Avis critique rédigé par Emmanuel G. le vendredi 21 février 2003 à 11h23

Après son évasion de New York, Snake remet ça à LA

Le fond peut il sauver la forme ?
Snake est donc de retour. Le scénario, copie carbone du précédent, n'est en fait qu'un prétexte. Carpenter se fout de son intrigue décousue... Rien d'étonnant à ce que LA 2013 soit donc un film plutôt raté sur la forme : les effets spéciaux, quand ils ne sont pas ringards (l'arrivée de Snake à LA en submersible), sont inutiles (que vient faire là la scène du tremblement de terre ?). Le récit est décousu et prend l'eau, et le film aligne au moins 2 moments authentiquement Z : la scène de surf (n'importe quoi, mais drôle) et la scène de la clinique esthétique (n'importe quoi, mais pas très drôle, malgré la caméo de Bruce Campbell)
Mais pour John Carpenter, LA 2013 est avant tout l'occasion de mettre en boîte un pamphlet politique ravageur débarrassé de toute concession, à l'image de son Invasion Los Angeles. Mais il n'y a plus guère d'illusions dans le discours de Carpenter, plus guère d'espoir, ce qui rend le film particulièrement cynique et grinçant sous ses dehors de série B marrante. Complètement décomplexé, Carpenter donne à fond dans ce qu'il aime : il tire à boulets rouges sur le politiquement correct et le puritanisme exacerbé de ses compatriotes. Mais il renvoie aussi dos à dos les oppresseurs et les soi-disant libérateurs, et ne trouve de solution que dans la fuite en avant. Carpenter tourne tout en dérision. Pas étonnant que le méchant du film, Cuervo Jones, soit au final risible face à cet pur méchant de série B qu'était le Duke (Isaac Hayes) dans New York 97...
Seul Snake Plissken reste égal à lui même. Rattrapé par son histoire et les médias ("l'homme le plus dangereux des USA" claironne la télé), Snake est devenu une icône, une légende. Alors que tout le monde le croyait mort dans New York 97, ici tout le monde le croyait plus grand... Mais Snake est immuable et il s'en fout : désabusé, il ne se rallie à aucune cause et se branle de l'avenir du monde "civilisé". A ce sens, la scène finale de LA 2013, géniale, rattrape tout ce qui précède : la réponse trouvée par Snake est implacable, dictée par un individualisme et un nihilisme forcené.
Dommage donc qu'à ce fond militant et jusqu'au boutiste, Maître Carpenter n'ait pas su allié une forme irréprochable. Ici, sa rigueur proverbiale n'est pas au rendez vous et LA est bien loin de New York 97 et de son déroulement minuté au cordeau. Avec pourtant beaucoup plus de moyens, LA n'est jamais aussi éprouvant ou haletant que l'original. Reste quelques scènes géniales, comme celle ou Snake est forcé de jouer au basket, très bonne variation sur le thème de l'arène du premier film. Mais Carpenter ne permet pas à son film d'assumer complètement son statut de film d'action trépidant, et oublie parfois de raconter tout simplement une histoire...

La conclusion de à propos du Film : Los Angeles 2013 [1996]

Emmanuel G.
70

Snake Plissken : le héros ultime façon John Carpenter, l'icône même du cinéma de genre qu'il affectionne. Carpenter aime le western, alors forcément, il aime les silhouettes solitaires des héros cradingues. Snake en est la quintessence. Après s'être échappé de New York dans ce qui reste peut être le plus bel exemple de la série B audacieuse et inventive, à savoir New York 97, Snake est de retour dans une séquelle surprise. On ne peut nier le plaisir évident qu'on prend à revoir Kurt Russell (jamais aussi bon que lorsqu'il ne parle pas) dans la défroque défraîchie du Snake. Mais l'on sort tout de même un brin déçu du visionnage de ce Los Angeles 2013 un peu bancal. Comme si en chemin, Carpenter avait oublié qu'il réalisait d'abord un film d'action...

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