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Critique du roman : Le Comte de Saint-Germain, vampire [1998], par Lucie M.

Avis critique rédigé par Lucie M. le lundi 18 février 2008 à 20h12

La Foire aux Vanités ou la foire tout court ?

Le Comte Saint-Germain, vampire est un roman historique et fantastique. Chelsea Quinn Yarbro s’inspire d’un véritable noble qui a vécu aux 18ème siècle tout en d’effrayant la chronique puisque un profond mystère entoura ce monsieur durant sa longue vie : effectivement, il mourut à l’âge de 93 ans ce qui est un exploit dans les années 1700. Il s’appelait réellement Le Comte Saint-Germain, était versé en chimie et en alchimie et surtout il était un ami proche du Roi Louis XV. Certains racontent même qu’il est l’auteur du livre La Très Sainte Trinosophie et qu’il aurait accompli Le Grand Œuvre Alchimique : acquérir l’immortalité. Chelsea Quinn Yarbro prend donc les légendes et les faits avérés de la vie de ce noble au charme surnaturel et le transforme en vampire.
Nous sommes donc à Paris en 1743. Le Comte Saint-Germain s’installe incognito dans son nouvel hôtel particulier : l’Hôtel de Transylvanie. Par un heureux hasard, il rencontre la très belle Madeleine de Montalia et en tombe follement amoureux. En revanche, il gravite autour de cette jeune femme l’ennemi public numéro un : le terrible Clotaire de Saint-Sébastien. Cet homme, dont l’allégeance à Satan lui a fait commettre des crimes rituels horribles, a des vues sur Madeleine de Montalia. Toutefois, Le Comte de Saint-Germain ne compte pas laisser faire ce vaurien d’opportuniste : l’irrévérencieux Baron de Saint-Sébastien.
Le début du roman est fort plaisant et s’annonce également mouvementée en intrigues, en actions et en descriptions historiques détaillées. Une aura de mystère plane sur le Comte Saint-Germain et nous tombons sous le charme de ce noble aux nombreuses identités. Chelsea Quinn Yarbro utilise à chaque fin de chapitre une correspondance effectuée entre les personnages qu’elle vient d’utiliser dans le chapitre en question, et cela donne une touche de véracité à ce récit fantastique. Les intrigues entre nobliaux sont bien pensées et la faune au sang bleu qui gravite dans les soirées mondaines est totalement tangible. Beaux parleurs paradant dans de fastueux costumes brillants de mille feux, belles portant parures de diamants et robes toutes de dentelles confectionnées affichant, tous, avec gourmandise des couleurs criardes. Et tout ce beau monde complotera, cancanera sur ceci et cela, sur untel ou unetelle : tout en jouant des sommes effarantes à divers jeux de cartes, tout en mangeant des mets extravagants et surtout tout en se pavanant honteusement sans rien glander de bien intéressant.
Néanmoins, au bout d’un moment cette technique épistolaire et ces interminables cabales enterrent le rythme du récit. On s’embête même par moment. Les descriptions très détaillées de la vie quotidienne des nobles aux 18 siècles s’essoufflent et l’insistance que met Chelsea Quinn Yarbro dans ses descriptions de costumes est des fois bien frivole. Bien évidemment, cette frivolité dans le récit est identique à la vie de ces nobliaux gâtés par la naissance dont Saint-Germain s’acharne à vanner ironiquement. Là c’est certain ces échanges sont très drôles et notre enjouement pour l’histoire renaît seulement c’est bien peu par rapport à la quantité de pages. Ensuite, l’ennui pointe également son nez à cause du manque d’action et l’intrigue perd en qualité puisque Chelsea Quinn Yarbro ne s’abandonne pas totalement dans celle-ci. Elle survole légèrement un début d’action puis hop calme plat on retombe dans les cancans mondains et cela met peu en avant la cabale que fomente le terrible Baron de Saint-Sébastien pour enlever la belle Madeleine de Montalia pour la soumettre à un sacrifice satanique complètement horrible. Bref, c’est totalement dommage puisque l’auteur se perd dans ces interminables palabres mondaines.
L’auteure s’applique quand même à mettre en évidence les travers de cette société de nobles à l’esprit pervers et sans grand intérêt finalement. Elle dépeint la vie passive de la femme à cette époque. Une femme soumise d’abord à son père et ensuite soumise à son mari même si celui-ci s’avère être le plus épouvantable des hommes que la Terre puisse portée. Ce roman ressemble quelque peu à La Foire aux Vanités de William Thackeray qui dépeignait la société anglaise du 19ème siècle de manière bien incisive. Seulement, Le Comte Saint-Germain, vampire reste quelque peu de la littérature de petite fille. En clair, il n’a pas d’étincelle de vie. il est un peu trop plat. Rien de bien concret ne s’échappe de ce récit mi-historique et mi-fantastique. Dès que nous terminons ces pages, le souvenir fugace de cette aventure vampiresque quelque peu romantique s’évapore de notre esprit. Je suis déçue puisque le côté vampirique du Comte Saint-Germain est subtilement suggéré par l'auteure. Elle inculque cette appartenance légendaire à Saint-Germain de manière inhabituel puisque le Comte n'est pas du tout le vampire noir et ténébreux que l'on a l'habitude de croiser dans de tel récit. Il est cultivé, bon et drôlement envoutant. Et là je suis encore plus déçue du résultat de ce roman.

La conclusion de à propos du Roman : Le Comte de Saint-Germain, vampire [1998]

Lucie M.
50

Mélangeant histoire et fantastique, ce roman aurait pu facilement détonner de la littérature vampirique habituelle. De plus, se déroulant en France puis en s’inspirant d’un noble ayant véritablement vécu durant le règne de Louis XV, Le Comte Saint-Germain, Vampire aurait pu être un véritable petit bijou. Et bien non, Chelsea Quinn Yarbro reste trop sage et enlise son histoire dans une parade de descriptions interminables mettant totalement de côté l’intrigue principale. Le récit perd en vitalité à partir de la 200e page et ensuite on s’ennuie ! Dommage, le personnage du Comte Saint-Germain est vraiment attrayant et on s’attache tout de suite à ce mystérieux noble lettré en alchimie et aux remarques assassines envers les nobliaux pétants plus haut qu’ils ne devraient.

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