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Critique du film : The Devil's rejects [2006], par Christophe B.

Avis critique rédigé par Christophe B. le mercredi 2 août 2006 à 12h35

L'horreur à l'état brut

The Devil's Rejects est la suite directe de La Maison des 1000 morts mais sans réelle continuité, certains acteurs et lieux ayant changés et le ton du film également. On y retrouve cependant les redneks dégénérés de la famille Firefly. Cette magnifique galerie de tarés et de tueurs psychopathes irrécupérables qui vont devoir affronter un sheriff aussi timbré qu'eux...
Les grandes forces du film sont la mise en scène impeccable, des dialogues savoureux et un casting impressionnant constitué par des actrices et des acteurs qui, non contents d'être excellents dans leurs rôles, sont de véritables « gueules » du cinoche américain. Les amateurs de « cinéma de genre » les reconnaîtront sans aucun doute. Mais cette fois-ci exit les personnage caricaturaux et cartoonesques du premier opus, place au réalisme cruel et monstrueux.

Cap'tain Spaulding, Babe Firefly et Otis, trois psycho-killers de la pire espèce...

Entrons dans le vif du sujet : Alors que dans La maison des 1000 morts, la violence, l'outrance et la subversion étaient édulcorés par un humour omniprésent et un kitch grand guignolesque, dans The Devil's Rejects, plus rien ne fait tampon entre l'horreur, la violence et le malsain des situations, tant le réalisateur nous livre un film sans concession, une réalisation hyperréaliste composée au premier degré.
Exit le film d'horreur, place au mélange de survival gore et de road movie sanglant. Autant le premier film baignait dans une atmosphère nocturne et pluvieuse, autant ce second opus s'inscrit en plein jour sous le soleil brûlant du Texas. Le premier sentait le moisis et le sang frais, le second sent la poussière du désert, la sueur, les larmes, la souffrance des victimes, la mort lente...
Disons le tout de suite : certaines scènes sont d'une violence extrêmement choquante par leur crudité, la brutalité cruelle et réaliste, les tortures physiques et psychologiques. Certains moments sont réellement traumatisants et presque insoutenables. Mais il ne s'agit pas d'une violence gratuite. Les pires tortures infligées aux malheureuses victimes, quelles soient innocentes ou non, sont filmées avec distanciation. La violence n'est pas magnifiée par l'image, elle s'étale froidement sur la pellicule. Le film n'est pas immoral, il est amoral. La différence de terme a son importance !
Sheriff Wydell : Seigneur, je suis le bras de Votre justice, l'épée vertueuse de Votre vengeance
Otis : Je suis le Diable ! Et je suis ici pour faire mon travail !

Otis, le membre le plus psychotique de la famille Firefly est le pendant cinématographique du véritable psychopathe Charles Manson, il s'en approche par son look, ses discours enflammés, sa manière de mettre en scène la mort de ses victimes, sa folie. Rob Zombie n'invente pas l'odieuse violence qu'il met en scène et en image. Il interpelle le spectateur : cette violence est belle et bien réelle, elle existe ! La mort sous les tortures est longue, sale, on souffre, on hurle de douleur, on pleure, on vomis, on se fait dessus, on saigne. Cette violence est bien réelle, c'est la même que celle qu'a réellement infligé Charles Manson à Sharon Tate en l'éventrant pour retirer le foetus de son enfant. C'est la même que celle qu'ont réellement infligé à leurs malheureuses victimes, Ed Gein, Ted Bundy et tous les autres tueurs en série psychopathes qu'ont enfanté toutes les sociétés du monde. Rob Zombie le dit et le montre, sans se faire juge, sans prendre parti, sans indiquer de direction morale au spectateur.
A ce titre la fin du film et plus particulièrement la dernière scène (un formidable gunfight chorégraphié sur « Freebird » l'hymne mythique des Lynird Skynird) est symptomatique de l'amoralité du film. En mettant en scène l'amour familial particulier de cette famille particulière, en inversant les rôle et en transformant les tueurs psychopathes en victimes sadiquement torturées, le réalisateur arrive presque à nous les rendre sympathiques, tout au moins à les rendre plus humains alors qu'on les a haïs tout le reste du métrage... Sensation étrange...

La conclusion de à propos du Film : The Devil's rejects [2006]

Christophe B.
96

The Devil's Rejects est une véritable décharge électrique qui laisse des séquelles. Un film culte transgressif, viscéral, agressif et traumatisant, comme pouvaient l'être les films du genre dans les années 70. Un film qui fait l'effet d'un grand coup de poing dans la tronche, qui refuse la demie mesure, un film sans compromis, frontal, hargneux, dérangeant et terriblement subversif. Un film dont on ne sort pas indemne et qui pourrait même dégoûter ou dérouter les plus fervents admirateurs du genre. Pour moi : un chef d'oeuvre !

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