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Les Éditions Sans Détour ont 10 ans !
L'interview anniversaire qui va bien...

Cette année, les Éditions Sans Détour ont 10 ans. Et 10 ans, ce n'est pas rien pour un éditeur de jeu de rôle... Entre gros succès (La VF de L'Appel de Cthulhu, c'est eux), projets ambitieux et originaux (Bimbo ou Les Lames du Cardinal), diversification discutable (les jeux de plateau, une période peu convaincante), l'aventure fut passionnante à suivre. Pour marquer le coup, on a contacté Samuel Tarapacki, l'un des fondateurs de Sans Détour, et on lui a posé quelques questions.

SFU : Après 10 ans a frayer avec les cultistes fous, les créatures cyclopéennes et l’architecture non euclidiennes, comment se porte la santé de Sans Détour ?

Samuel Tarapacki : Nous avons fini de colmater les angles des bureaux et de capitonner les murs des studios nancéens. C’est magnifique et insonorisé. Nous ouvrons maintenant de nouveaux locaux dans la région lyonnaise et en particulier un nouveau dépôt. C’est là que nous établissons notre centre logistique pour tout ce qui concerne les expéditions des financements participatifs, les commandes de nos clients, le SAV, etc. Dès la rentrée, nous serons rôdés et en mesure de satisfaire les joueurs au mieux.

Scoop : Les joueurs réclament le retour du forum de Sans-Détour, que nous avions fermé lors de la dernière évolution du système. Bonne nouvelle, une équipe travaille en ce moment à récupérer les données de l’ancien forum afin de l’ouvrir à nouveau ! Ce sera le forum des jeux de Sans-Détour, mais de manière non-officielle. Nous soutenons cette initiative de fans et ce qu’ils préparent est juste énorme.


SFU : 10 ans, cela représente une quinzaine de gamme de jeu parues, et plus de 100 livres édités. Impressionnant ! Est-ce que la politique éditoriale de Sans Détour a évolué pendant cette décennie ?

Samuel Tarapacki : Au cours de ces dix premières années, notre ligne éditoriale est restée la même : publier les jeux que nous aimons, repousser les limites et faire de la qualité. Cette recette nous a permis de passer une première décennie, alors il y a peu de chance que nous en changions, tout au moins concernant les publications de jeux de rôles. Suite aux demandes des joueurs, nous sommes en train de rééditer une dizaine de titres choisis parmi les best-sellers de L'appel de Cthulhu 6ème édition. Ceux qui ont manqué le premier tirage pourront compléter leur collection prochainement.

Nous allons continuer à traduire des ouvrages venus de l’étranger et surtout, poursuivre la création de suppléments et jeux de rôles en français. C’est par exemple le cas avec Les Mystères de Marseille, qui paraitra avant la fin de l’année et avec Aventures, dont la rédaction est toujours en cours.

SFU : 10 ans, ce sont des jeux et des suppléments venus de France, des Etats-Unis, d’Allemagne, d’Espagne, de Suède,… Comment sélectionnez-vous vos projets? 

Samuel Tarapacki : Notre premier amour va à L’Appel de Cthulhu. Nous pouvons sélectionner les projets que nous souhaitons traduire et mieux encore, nous pouvons l’adapter à notre vision du Mythe. C’est là où nous sommes les meilleurs. De fait, les projets que nous sélectionnons par ailleurs doivent par avance répondre à l’impératif de qualité que nous recherchons : attractivité, qualité des textes, illustrations, game-play, etc. Tous ces éléments pèsent dans notre décision.


SFU : 10 ans, ce sont 5 jeux originaux français (si j’ai bien compté) et 13 suppléments de création française pour L’appel de Cthulhu (si j’ai bien compté aussi). Est-ce que vous avez une fierté particulière parmi toutes ces productions ?

Samuel Tarapacki : Sans aucun doute la V7 de L’Appel de Cthulhu. Toute l’équipe a travaillé sur ce projet titanesque et chacun y a mis ce qu’il avait de mieux. C’est un énorme travail d’équipe et un succès phénoménal. Cette édition prestigieuse est en rupture de stock au niveau national et nous sommes en train de la rééditer pour satisfaire les joueurs et approvisionner les nombreuses commandes des magasins.

SFU : 10 ans, ce sont également des projets qui ne se sont pas fait (je pense par exemple à Heroquest qui fut un temps annoncé) et des jeux qui n’ont pas forcément rencontré le succès espéré (je pense aux Féals notamment). Est-ce que vous avez des regrets ?


Samuel Tarapacki : D’une manière générale, nous regrettons ne pas pouvoir passer moins de temps sur nos projets ! On nous reproche de ne pas aller assez vite, et parfois d’être en retard, mais la qualité est à ce prix. Un éditeur doit faire ses choix et les assumer. Les raisons qui poussent les auteurs puis les éditeurs à proposer ou refuser des ouvrages sont multiples. A un moment donné, la décision est prise et il ne faut pas la regretter. Tout au plus, on peut tenter de déterminer les raisons qui font que tel ouvrage est un succès plutôt que tel autre pour le reproduire. On embauche celui qui sait faire çà…


SFU : 10 ans, c’est également une timide incursion dans le milieu du jeu de plateau. Est-ce une activité que vous allez renforcer à l’avenir ?

Samuel Tarapacki : Nous sommes en train de développer à Lyon le studio figurines de Sans-Détour. C’est une activité complémentaire aux jeux de rôles et elle est entre les mains d’un professionnel de cette spécialité. Pour nous, il s’agit de développer Confrontation, le jeu avec figurines. Dans ce cadre, il y a des projets de jeux de plateau, en particulier La Cité de Voleurs et Hybrid 2. Nous n’oublions pas le jeu de rôle, puisque Confrontation aura évidemment le sien !

SFU : 10 ans, ce sont 7 années sans toucher au crowdfunding, puis des souscriptions régulières depuis 3 ans. Qu’est-ce que le financement participatif vous a apporté ?

Samuel Tarapacki : Le financement participatif est une formidable vitrine vers tous les joueurs et surtout vers les nouveaux publics que nous voulons faire jouer. En 2015, quand L’Appel de Cthulhu s’est classé record européen toutes catégories confondues, ce fut un coup de projecteur sur ce jeu de rôle ainsi que sur les éditions Sans-Détour et sur nos productions. En outre, par rebond, l’attention a été attirée sur l’ensemble de la communauté des rôlistes : joueurs, clubs, éditeurs, etc.

Il y a d’autres aspects très importants autour du financement participatif. L’un d’eux est de pouvoir satisfaire le public en parvenant à ajuster notre proposition, par exemple à travers un supplément ou un goodie à ajouter ou retirer d’une campagne. Vient également l’aspect économique, en particulier à travers l’avance de trésorerie que permet ce dispositif. Le plus souvent, en amont d’une campagne, nos équipes ont déjà travaillé de longs mois à sa préparation et il reste généralement beaucoup de travail. Durant toutes ces périodes, il faut payer les salaires, les charges, des fournisseurs, etc. La visibilité qu’apporte un financement participatif sur une gamme ou un supplément est très importante pour tous les éditeurs.

Mais l’utilisation du financement participatif n’est pas systématique, car c’est plutôt chronophage et assez couteux. Par exemple, Mutant - Année Zéro a suivi un procédé d’édition traditionnel et ce sera également le cas pour Les Mystères de Marseille, en cours de production.


SFU : Bon ben, on fait la suite dans 10 ans ?

Auteur : Vincent L.
Publié le dimanche 9 septembre 2018 à 09h00

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