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Critique du Film : Rings
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Critique du Film : Rings

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 17 juillet 2017 à 08:00

The Gruge...

Ring, c'est avant toute autre chose un long-métrage exceptionnel. Véritable sommet du genre (et de la carrière de son réalisateur, Hideo Nakata), il s'inspira des films de fantômes japonais des années 60 (les yurei egai) pour poser les bases d'un genre qui sera par la suite dupliqué ad nauseam par des copieurs plus ou moins doués (de The Grudge à Spirits en passant par The Eye et, dans une certaine mesure, Deux soeurs). The Ring, c'est également une franchise qui a été exploitée jusqu'au bout du bout, que ce soit dans sa version d'origine (avec un préquel et une suite) comme dans ses remakes (outre le remake américain, le film a également un remake coréen) ; et si la qualité n'a pas toujours été au rendez-vous, la saga n'est malgré tout pas totalement dénuée d'intérêt.

Qu'il s'agisse du travail d'Hideo Nakata (qui a signé Ring, sa suite directe, mais également Le Cercle 2, une suite au remake américain qui n'a rien à voir avec Ring 2) ou de celui de Gore Verbinski (dont le remake, descendu par la critique lors de sa sortie, mérite d'être réévalué à sa juste valeur), la franchise aura souvent accouché de longs-métrages certes très inégaux, mais intrinsèquement assez intéressants (au final, seul Ring 0 n'a pas vraiment intérêt). A ce titre, la mise en chantier d'un nouveau film, près de vingt ans après la sortie de l'original et quelques années après la fin de la mode du Yurei Egai, avait quelque chose d'intrigant, et ce d'autant plus qu'à la réalisation était annoncé F. Javier Gutiérrez, qui nous avait surpris il y a déjà dix ans avec un bon premier film (Before the fall, toujours inédit en France).

Succès très correct au box-office US (avec plus de 80 millions de dollars de recettes pour un budget de seulement 25 millions de dollars), Rings est au final une sacré douche froide, un ratage qui échoue quasi-systématiquement tout ce qu'il entreprend. On a bien du mal a retrouver ici ce qui nous avait séduit dans le travail de F. Javier Gutiérrez sur Before the fall, cette espèce de mélancolie doublée d'une fureur qui conférait à ce premier film une identité appréciable (malgré ses défauts) ; ici, le cinéaste espagnol agit comme un parfait petit tacheron dénué de talent. Tous les clichés possibles et imaginable du film d'horreur sont utilisés sans aucun dicernement : du jump-scare low-cost aux effets de styles ringards en passant par des clichés à la pelle, rien ne manque au sommaire de ce petit traité du film de fantôme pour les nuls.

Le résultat final est tellement consternant (à l'image de cette séquence prégénérique qui fait pitié à voir) qu'il ne parvient même pas à être sauvé par une technique finalement plutôt appliquée. Les effets spéciaux ont beau être corrects, la photographie soignée, et la musique sympathique, rien n'y fait, Rings ne parvient jamais à susciter le moindre début de commencement de frisson. Il faut bien dire qu'en cherchant à aller dans la surenchère (le film s'ouvre sur un crash aérien très mal fichu), l'équipe créatrice démontre parfaitement qu'elle n'a rien compris à ce qui faisait l'efficacité du long-métrage d'Hideo Nakata, à savoir une intrusion du fantastique et de l'horreur dans un quotidien très banal  (en même temps, on parle des scénaristes de La maison au bout de la rue et de La 5ème vague, on aurait pu sentir l'arnaque venir...).

Ce qui est frustrant, c'est que ce nouvel opus avait, sur le papier, énormément de potentiel. Depuis 1998 et sa VHS tueuse, le rapport à l'image de la société contemporaine a énormément changé. La facilité d'échange des fichiers vidéos et le développement des réseaux sociaux auraient pu aisément renouveller le principe de la saga. De même, le principe de départ de Rings, loin d'être idiot (des scientifiques étudient le film en se redonnant mutuellement la malédiction), promettait un développement intéressant. Pour autant, passé une mise en place qui sous-entend que le film prendra la direction de "l'étude scientifique", Rings décide de ne rien faire d'autre qu'être un remake du Cercle dans lequel les personnages vont enquêter sur les origines du fantôme.

En vérité Rings ne dissimule même pas ses velleités mercantiles : avant tout autre chose, il cherche à lancer une nouvelle franchise qui puisse capter les fans d'autrefois et public d'aujourd'hui. Le problème, c'est qu'à chercher à être en même temps une suite et un reboot, il se prend les pieds dans le tapis : il ne parvient à être cohérent ni avec les autres films, ni même avec lui même (un véritable "tour de force" comme disent les américains). On ne le dira jamais assez, à chercher à plaire à tout le monde, on finit par ne plus plaire à personne. Au delà de sa parenté avec un film prestigieux et une franchise célèbre, Rings n'est qu'un film de fantôme moisi comme il en existe de pleines cagettes. Voir débarquer ce machin alors que nombre de perles restent encore et toujours inédites sur le marché français, ça fait quand même bien mal au coeur !

20

Rings se prend les pieds dans le tapis et échoue sur presque tout ce qu'il entreprend. La réalisation de F. Javier Gutiérrez tombe dans tous les pièges et les facilités possibles : du jump-scare pourri, des effets ringards, des clichés à la pelle, le tout pour aucune tension et zéro suspens. Et ne parlons même pas du scénario qui fait suite aux opus précédent tout en réussissant à les contredire ! En dépit d'une idée de départ plutôt sympathique, Rings n'est finalement qu'un film de fantôme moisi comme il en existe des dizaines dans les bacs DTV. Sans intérêt...

Critique de publiée le 17 juillet 2017.

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement correct.

Que faut-il oublier ?

  • Un film qui ne fait jamais peur,
  • Une mise en scène complètement ringarde,
  • Un scénario qui n'a aucun sens,
  • Une équipe créatrice qui n'a rien compris à l'horreur,
  • Un projet uniquement mercantile.

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