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Critique du Film : Starry Eyes
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Critique du Film : Starry Eyes

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 18 novembre 2014 à 1318

Une étoile est née... ou pas!

Starry eyes

L'année précédente nous avions pu découvrir en festival Contracted d'Eric England. Il était question d'une jeune femme qui peu à peu basculait dans des accès de violence et voyait son corps se désagréger. Un an plus tard, le sujet revient avec Starry Eyes même si au fond les thèmes abordés se trouvent à minima différents. Le premier évoquait les rapports sexuels et le second aborde le monde cruel du show-business d'Hollywood. Dans les deux cas, impossible de ne pas y voir des influences profondes issues du cinéma de David Cronenberg. Cependant, nous n'allons pas revenir sur Contracted puis qu’ici il est question du long-métrage de Kevin Kolsch et Dennis Widmyer et de se demander s'ils arrivent à fournir un film digne du maître qui semble les avoir particulièrement inspirés.

Dans ce film écrit et réalisé en binôme, nous découvrons Sarah Walker, ravissante jeune femme travaillant dans un fast-food de seconde zone et rêvant de faire sa place parmi les plus grandes stars d'Hollywood. Entre amitiés superficielles, rivalités, jalousies, un boulot sans avenir puis une multitude d'auditions ratées, Sarah voit se dessiner un rayon d'espoir lorsqu'elle est contactée pour décrocher le rôle principal dans un nouveau film qui demande à ce qu'elle donne particulièrement de sa personne en mettant à rude épreuve ses principes moraux et surtout son mental. Aveuglée par ce fantasme de célébrité, Sarah est bel et bien prête à tout pour gravir les marches de la réussite.

Starry eyes

À l'instar de David Cronenberg et son Maps to the Stars sorti cette même année, Kevin Kolsch et Dennis Widmyer nous dressent également un portrait du vice contemporain de la starification à tous prix, mais les deux réalisateurs y ajoutent une dose d'horreur et un poil de fantastique via une transformation physique qui évoque également La Mouche (on nous refait d’ailleurs au passage le coup de l'ongle qui s'arrache). Attention cependant, pas de fausses illusions, notre héroïne ne se transformera pas cette fois en insecte, car le sujet n'est pas là. Mais il est clair qu'à l'instar d'un Seth Brundle (j'aurais pu dire d'un André Delambre pour remonter plus loin aux origines), et même si les raisons sont différentes, il s’agit toujours d’une dégénérescence autant de l'esprit que du physique.

Sarah est donc une candidate parmi les millions d'autres à vouloir devenir la nouvelle coqueluche d'Hollywood à l'égale de ce que seraient Jennifer Lawrence ou Kristen Stewart aujourd'hui. Sarah cherche autant à être parfaite physiquement qu'à être une bonne actrice au jeu solide, quitte à s'imposer les pires restrictions. Si on apprécie que Kevin Kolsch et Dennis Widmyer dressent un portrait peu flatteur du milieu du cinéma américain, la critique demeure convenue et le propos apparait comme éculé, d'autant que le film se perd dans sa deuxième partie pour rentrer dans un cinéma plus proche de l'horreur et la schizophrénie. Le fond à ainsi une tendance à s'oublier, dans une approche qui tente de devenir plus graphique que mentale, jouant ainsi sur un pseudo-mystère allant jusqu'à un troisième acte construit vainement pour surprendre et déstabiliser le spectateur. L'effet escompté échoue et on aurait tendance à penser que Starry Eyes bouffe à tous les râteliers tout en n’allant jamais gratter plus loin.

Starry eyes

Il sera tout de même bon de reconnaître que l'illusion de départ fonctionne et intrigue. Le film possède une certaine rythmique qui fait qu'on demeure sur son siège tout d'abord pour savoir où il va nous amener et ensuite pour avoir confirmation de nos doutes, même si à la fin on en ressort avec un « tout ça pour ça ? » et une forte idée de déception et de gâchis qui prédomine. La chose aurait pu passer si une certaine affinité se serait créée avec le personnage principal, mais c'est sur ce point que le script échoue le plus. Si le jeu d'Alex Essoe n'est pas réellement à mettre en cause et que l'actrice apparaît motivée à donner vie à Sarah, le scénario la rend bien trop froide, naïve, voir idiote pour qu'un brin d’empathie ou même un minimum de crédibilité n’apparaisse.

La conclusion de

Décidément, il n’est guère facile de casser du Hollywood sans tomber dans les clichés. Starry Eyes s'y essaye, commence plutôt bien son affaire, pour au final conduire à pas grand-chose, faute d'empathie avec le personnage principal et à force de bouffer à tous les râteliers et autres petites choses qui énervent, par exemple ce côté moralisateur de la fable apparaissant comme un peu facile. L'illusion du politiquement incorrect pourra séduire certaines personnes, tout comme la dynamique qui fait qu'on ne s'ennuie pas vraiment, mais c'est ici le stigmate d'avoir déjà vu et mieux ailleurs qui domine.

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