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Critique du Film : Lucy
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Critique du Film : Lucy

Avis critique rédigé par David Q. le mardi 26 août 2014 à 1346

Luc Besson drogué par l'envie de bien faire

Avec Lucy, Luc Besson nous propose d’explorer le cerveau humain et de le débloquer de toute contrainte. Partant du principe que le cerveau n’est exploité qu’à 15%, le scénario place Scarlett Johansson (Lucy) dans la peau d’une victime d’une drogue de synthèse qui, à forte dose, permet de casser les barrières du cerveau et donc d’en exploiter les capacités au maximum. Mais voilà, à vouloir trop en faire, Besson tombe dans la dérision et transforme son film en un amalgame de n’importe quoi.

La première partie était pourtant prometteuse. Une petite intrigue se met en place autour de Lucy et la tension monte petit à petit. Scarlett Johansson est très expressive et nous plonge complètement dans l’action de la scène. Malheureusement, le réalisateur a eu la mauvaise idée d’entrecouper le discours de Morgan Freeman (un chercheur en neurosciences) avec des images d’archives d’animaux, comme pour illustrer les propos des deux scènes qui se déroulent en parallèle. Ca a pour effet de nous faire sortir du film et de prendre le spectateur pour un neuneu qui ne comprendrait pas ce qu’on lui raconte. Frustrant.

Une fois que le lien entre Lucy et la conférence sur les capacités du cerveau se fait, on rentre véritablement dans l’histoire et comble du film, c’est là que ça commence à devenir n’importe quoi. La drogue qu’ingurgite Lucy est censée augmenter son intelligence et la voilà qui, par exemple, arrive à lire du chinois écrit sur les panneaux de l’hôpital alors qu’elle ne l’a jamais appris. Ce genre de maladresse est bien utile pour faire avancer l’histoire mais révèle un problème profond du film : l’intelligence est assimilée aux compétences et connaissances d’une personne. Or ce n’est pas du tout pareil. Lire une autre langue n’est pas une question d’intelligence mais bien de connaissances.

Plus tard arriveront d’autres aberrations du même acabit : Lucy deviendra capable de voir à travers les murs, modifier la gravité locale, écouter à distance les conversations d’un téléphone portable en interceptant les ondes émises et en « lisant » le flux numérique (qui au passage s’affiche dans son champ de vision comme des cordes à trier). Bref, plus le film avance et plus le spectateur va tomber sous une multitude de non-sens qui coupent tout espoir d’une fin intéressante. Et ce qui devait arriver arriva, la fin du film est prévisible et sans intérêt, le sort de Lucy nous importe peu (ayant tous les pouvoirs possibles on sait qu’elle ne peut mourir) et le film se coupe alors qu’on pouvait espérer une révélation finale. Déception.

Du côté des effets spéciaux, ne vous attendez pas à une révolution. Nous sommes loin des productions américaines à grand spectacle et autant le film aurait pu faire un effet Wahou dans les années 90, en 2014 les effets numériques sont passés à un stade supérieur. On a d’ailleurs l’impression que la dernière référence de Besson en terme de film d’action est Matrix tant certaines scènes sont des reprises (certains diront que c’est un hommage), comme la salle blanche, le combat à la mitrailleuse qui ressemble à l’assaut du building dans Matrix, ou les changements de gravité. Mais là où tout était crédible dans Matrix (car ça se passe dans le cerveau), rien ne l’est dans Lucy qui au final ne fait pas qu’être plus intelligente mais se retrouve avec un corps qui fait ce qu’il veut (Akira ?). Même les poursuites en voitures ne vous feront pas tripper. Pourtant Besson avait réussi de belles choses avec Taxi ou le Cinquième élément. Mais là tout est fade car Lucy se comporte comme un robot à qui rien ne peut arriver.

La conclusion de

Du film on ne peut retenir que d’infimes parties. Ces parties coïncident avec les scènes du scientifique incarné par Morgan Freeman : la réflexion sur les capacités du cerveau. Une vision plus modérée aurait sûrement donné un bien meilleur film. Un court-métrage aurait pu aussi limiter les longueurs et le nombre d’incohérences. Certains pourront peut-être y trouver un peu de divertissement mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas un bon Besson.

Que faut-il en retenir ?

  • Une première partie de film prometteuse
  • Concept intéressant (les limites du cerveau)

Que faut-il oublier ?

  • Les effets spéciaux assez datés
  • L'intelligence n'est pas la même chose que la connaissance
  • Ne pas confondre capacités du cerveau et envie du réalisateur
  • Fin ridicule

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