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Critique du Téléfilm : Independence Daysaster

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 10 janvier 2014 à 00:31

Bienvenue en Amérique, connards d'aliens!

Commençons par un petit travail de mémoire. Facile. Le jour de la Fête Nationale Américaine, une armée alien dotée d’un haut niveau technologique qui lance un assaut sur la Terre, cela évoque pour vous quelque chose? Oui? Non? Independence Day , bien sûr! Bon, allez, un autre. Des machineries extra-terrestres qui jaillissent du sol, entrainant la mort et la destruction? ça non plus, cela ne vous rappelle rien? Allons, voyons! La Guerre des mondes, évidemment! Et bien, sachez que de ces deux blockbusters, CineTel Films, compagnie toujours aussi audacieuse dans ses entreprises, a décidé d’en faire un seul film. Ce métrage, réalisé par W.D. Hogan  (Le Monstre des abîmes), s’appelle Independence Day-Saster. Et comme l’on va pouvoir le vérifier, son intitulé est loin d’être usurpé. Tabarnak!

Le scénario de cette perle concoctée par Sydney Roper et Rudy Thauberger (Armageddon de glace, Le jour de l'Apocalypse) ne s’encombre pas de longs préliminaires explicatifs. On rentre de suite au cœur du sujet, à la manière cosaque. Tant mieux, me direz-vous, on veut un film d’action, nous autres, pas un exposé d’E=M6 sur la possibilité d’une vie extra-terrestre! Le récit débute donc sur un campus d’université, où le fils du président est près pour la cérémonie de remise des diplômes. A son coté, son oncle pompier (au profil héroïque préfabriqué), venu avec son camion rouge (on ne sait jamais, il va peut-être pécho, les filles adorent les pompiers) veille sur lui en attendant l’arrivée du paternel, encore dans l’hélico de synthèse qui l’amène sur les lieux. Soudain, au moment où s’affolent les radars du monde entier, le sol (enfin, le cadreur) tremble! Jaillit alors au milieu de la fac, accompagnée d’un énorme bruit métallique piqué à l’un des films précités, une énorme foreuse évoquant les vers de Dune, mais en version steampunk! Stupéfaction générale dans l’assistance. «Mais qu’est-ce que c’est que ça?» s’écrie alors le pompier. Question pertinente s’il en est, qui n’obtiendra d’ailleurs jamais de véritable réponse.

Alors que nos héros s’interrogent encore sur la vraie nature de cette engin étrange venu des tréfonds de la terre, se produit le deuxième effet Kiss Cool. Dans un grand ramdam de pétarade, une pluie de projectile s’abat sur la flottille d’hélicoptères qui transporte le président. Accroché à son téléphone, le chef d’état apprend alors que le phénomène se produit partout dans le monde et que des astronefs non identifiés («mais d’où viennent-ils? interroge le président, qui pose toujours les bonnes questions) sont en position géostationnaire dans l’espace aérien américain. Le décor dramatique est posé: «Ce n’est pas une guerre, c’est une extermination", dira gravement plus tard un des personnages. C’est ainsi armé que, suivant à la lettre les codes du téléfilm catastrophe, le récit va s’attacher à nous exposer les aventures extraordinaires d’une famille américaine - et quelques autres individus introduits dans leur vie via un étonnant caprice du destin. Comme cette scientifique attachée au programme SETI, dont la voiture tombe en rade juste sous le nez du fameux pompier. On devine d’ailleurs de suite qu’une grande complicité va naitre entre eux. Et que c’est ce binôme cerveau-muscles qui va contribuer à sauver l’humanité.

Toutefois, les rapports entre le pompier et la fille du SETI sont, dans un premier temps, houleux. Ce qui nous donne l’occasion d’assister à quelques succulents dialogues:
- Je croyais que l’on adorait les aliens, chez vous (comprenez, au SETI), déclare, non sans cynisme, le pompier quand il découvre que sa ville est envahie par ces vers géants, cousins métalliques des grabboids de Tremors.
- J’arrive à faire la part des choses. Je ne suis pas une bureaucrate. Je travaille dans ma camionnette! Et pan, dans les dents! C’est sûr, cela change tout. La camionnette. La fille saisit alors les jumelles pour observer l’activité des foreuses qui se répandent dans la ville située en bas de colline. Son premier constat brille par une haute valeur scientifique:
- Ils creusent!...
Des fois que l’on ne l’aurait pas remarqué.

Dans ce scénario riche d’une double trame, on suit aussi les discussions téléphoniques entre le président, toujours dans son hélico, et son équipe, réunie dans les bureaux de Maison Blanche. C’est là-bas que l’on va rencontrer le débile de l’intrigue, celui qui veut tout faire péter, à grand coups d’armes atomiques et de nuées de chasseurs F16. Il s’agit du vice-président, bien sur. Encore un mec atteint du syndrome du vizir voulant être calife à la place du calife. Il va avoir l’occasion de prendre la direction des opérations - et son pied par la même occasion - quand l’hélicoptère du président est percuté par un des trucs volants. Tout le monde croyant le boss mort, son remplaçant en profite pour agir à sa guise... et envoie toute l’US Air Force (une vingtaine d’appareils, grosso-modo) à la casse.  Mais il en faut plus pour buter un président américain. Seul survivant du crash, errant dans la campagne américaine, ce parangon de courage et d’abnégation va finalement trouver refuge dans la grange des plus geeks des quakers, deux kids, génies de l’informatique et des communications réseaux. Des hackers bouseux. Pour un coup de bol, c’est un sacré coup de bol.

Venons-en maintenant aux envahisseurs. Oui, parce qu’il s’agit bien de cela, une invasion extraterrestre. Mais qui sont ces aliens? Et que veulent-ils vraiment? En fait, je crois que, ni le réalisateur, ni le scénariste, n’en ont jamais rien su - c’est probablement pour cela que l’on ne comprend rien aux explications fumeuses de la fille du SETI. On apprend juste que les moyens d’actions de ces visiteurs (dont on ne verra jamais ni une antenne, ni un tentacule, et encore moins la queue) sont doubles. D’un coté, il y a les foreuses, enfouies dans le sol depuis des éons. Elles jaillissent de terre brusquement, se dressent vers le ciel... avant de retomber au sol comme de vulgaires étrons. Où vont-elles ensuite? Aucune idée, elle font juste des trous pour transformer la Terre en un gruyère inhabitable. De l’autre, il y a les nuées de boules volantes, qui ne sont pas si banales que ça puisqu’elle arrivent à engager en dogfight la chasse américaine et à la vaincre grâce à des scies circulaires qui apparaissent sur leurs flancs comme dans un bon vieux mecha. On attendra l’asterohache. En vain.

Grace à l’usage d’une boîte à chapeau improvisée émetteur de phonons (plus précisément, de quantum à énergie de vibration... Fichtre, où sont les Bogdanov?), les héros parviennent à mettre hors d’état de nuire certaines boules volantes (qui sont en fait des drones), mais les choses se compliquent quand on l’apprend (en même temps qu’eux) que les foreuses composent en fait une simple avant-garde, devançant l’arrivée d’énormes essoreuses à salades volantes.  Mais il en faut plus pour décourager un pompier made in USA.
- J'ai une idée, dit-il. Celia (c’est le prénom de la fille du SETI), si on peut éteindre le vaisseau amiral, tous les appareils suivront, c’est ça? Et adieu l’invasion? Oui, mais comment faire?" Ah, bah, tiens, c’est quoi ce machin fluo qu’il y a dans l’épave de ce drone, que je saisis à pleines mains sans savoir s’il ne fait pas 2000° et s’il n’est pas radioactif? "ça doit être un transmetteur d’énergie." Oui, d’un coup, le pompier devient un spécialiste en technologie alien..
- c’est comme ça que les drones fonctionnent, ajoute la fille du SETI.
Et si l’on branchait ça sur le carton à chapeau? Ouais, super, ça s’ajuste pile poil! On a maintenant un mega-carton à chapeau à phonons! Super puissant!
- On va construire un cheval de Troie! Il faut envoyer cet émetteur et ce faisceau qui leur fournit de l’énergie sur leur vaisseau amiral et, bang!, il n’y aura plus aucune liaison avec ces drones. Le pompier jubile, comme pris d’une crise d’hystérie. Puis, le hasard faisant bien les choses, et surtout les nanars, au moment où le pompier et la fille du SETI se demande comment modifier et envoyer dans l’espace le mega-carton à chapeau, ils tombent nez-à-nez avec le président et les deux nerds.  Vous vous doutez bien que les aliens ne pourront rien contre toute cette matère grise réunie.  Par contre, la méthode traditionnelle, c’est a dire envoyer des masses de missiles nucléaires sur le vaisseau amiral, n’a évidemment pas fonctionné (au contraire, cela a énervé les envahisseurs) mais, en consolation, elle nous donne l’occasion d’assister à quelques passages d’effets spéciaux de style space opera.

D’ailleurs, au-delà de ce scénario complètement con (guère plus que les blockbusters où il puise son inspiration, d’ailleurs) bourré de clichés et de discours moralisateurs et patriotiques, force est de dire qu’Independence Day-Saster (je me suis toujours pas remis du jeu de mot) parvient à divertir le spectateur indulgent par ses nombreuses séquences d’effets spéciaux qui ne sont pas finalement si nulles que ça et par l’omniprésence d’une action, désordonnée et pleine d’incohérences, certes, mais bénéficiant d’un bon rythme et d’une réalisation télévisuelle appliquée, à défaut d’être géniale. Le film nous offre aussi son lot de petites surprises, comme la mort brutale de certains protagonistes clés. Un fait assez rare dans ce type de téléfilms familiaux. Le casting remplit également correctement sa tache. Cette petite production canadienne réunit d’ailleurs quelques visages connus des amateurs de séries TV et de téléfilms comme Tom Everett Scott (le président Garcette), Ryan Merriman (Pete Garcette, le pompier), Jill Teed (la Secrétaire de la Maison Blanche), Emily Holmes (Celia, la fille du SETI), Nicholas Carella (un scientifique du SETI) ou Andrea Brooks (Eliza, la copine du fils du président). Bref, une distribution qui donne son meilleur, même si tous ces acteurs sont bien conscients des inepties qu’ils doivent régulièrement débiter devant la caméra. Et oui, acteur, c’est un métier!

40

Comme son titre ridicule le laisse sous-entendre, Independence Day-Saster mêle les schémas du film catastrophe et de l’actionner SF à base d’invasion extra-terrestre.  Sans surprise, on y suit donc un groupe restreint de personnages (ici, les proches du président des USA) à la lutte avec de méchants aliens dans un récit qui ne s’embarrasse ni de raccourcis ni d’incohérences. De plus, le film n’évite pas les faiblesses propres aux deux genres (on peut même dire que parfois il les amplifie)  et il est donc bourré de clichés et s’épanche en discours patriotiques aussi indigestes que ridicules. Le spectacle reste cependant divertissant. Tout d’abord par le ridicule de certaines situations, qui amusera l’amateur de nanars, mais aussi grâce à une réalisation qui privilégie l’action et des effets spéciaux amusants et pas trop mal foutus.

Critique de publiée le 10 janvier 2014.

Que faut-il en retenir ?

  • Guère de temps morts
    Des effets spéciaux amusants
    Parfois drôle par ses aspects ridicules

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario stupide bourré de clichés
    Une réalisation télévisuelle
    Des personnages stéréotypés

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