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Critique de la Bande Dessinée : Extinction de masse
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Critique de la Bande Dessinée : Extinction de masse

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 3 novembre 2013 à 1920

Le Cavalier des Abysses

Du nord de l’Ecosse au cap de Bonne Espérance, le monde animal est devenu fou. Une folie agressive qui, apparemment, a pris pour cible le genre humain. Les Nations Unies sont en état d’alerte maximal, et ils ont envoyées leurs forces armées sur toutes les zones critiques. Malheureusement, militaires et scientifiques ne peuvent que limiter les dégâts en exterminant des milliers d’espèces. Il y a cependant un espoir, situé à des milliers de mètres sous la surface de l’océan, et qui consiste en un mystérieux signal sonore. Et c’est une équipe d’océanographes d’Inner Space qui, à partir de leur base sous-marine, est chargée d’identifier et neutraliser le signal…

Après un premier tome très spectaculaire, Stéphane Betbeder et Federico Pietrobon nous reviennent avec un album qui pousse encore plus loin l’idéologie apocalyptique. En effet, dés l’ouverture, les auteurs rajoutent une nouvelle menace à une intrigue déjà bien dramatique. Comme si cela ne suffisait pas que les espèces animales aient décidé de mettre un terme à la présence de l’homme sur Terre, voilà surgir sur le continent africain une terrible pandémie, extrêmement contagieuse, et bien entendu mortelle. L’aspect biblique est donc renforcé (« Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. » Sixième chapitre de l’Apocalypse) , le récit laissant sous-entendre que ces fléaux apparaissent comme une sorte de punition divine envers une humanité en manque d’humilité qui ne respecte plus rien. Du moins dans un premier temps. Car au fil des pages, ce scénario très cinématographique, qui s’inspire autant d’Abyss que d'Alerte (avec son porteur sain) ou les thrillers animaliers de William Girdler, dérive lentement vers une véritable science-fiction - un aspect déjà effleuré au cours du premier tome avec notamment l’élément du voyage dans le temps. Alors, certes, les plus exigeants regretteront peut-être que Stephane Betbeder pousse la « récupération » un peu trop loin (on évolue dans une atmosphère très proche des films de James Cameron lors des séquences sous-marines et l’ensemble dégage un légere impression de déjà-vu) mais force est d’admettre que l’ensemble est bien ficelé et que ce script à multiples trames ne manque pas de moments forts.

Si Deep est une bande dessinée qui frappe l’esprit, elle le doit également au style graphique de Federico Pietrobon qui nous compose, une nouvelle fois, un admirable spectacle. Ce deuxième album est vraiment impressionnant et dégage une grande force visuelle avec un découpage cinématographique qui, appuyé par un rendu photo réaliste, met en évidence les aspects spectaculaires du scénario. On appréciera plus particulièrement ces magnifiques planches consacrées aux agressions animales, avec ces scènes principales (souvent superbes) enrichies par des inserts proposant d’autres points de vue (ou angles de caméra, pour employer un langage cinématographique). A cela, il ne faut pas manquer de signaler l’aspect horrifique, avec la présence de nombreuses planches consacrées à nous exposer les ravages du virus. Là, Pietrobon n’hésite pas à aller assez loin dans le démonstratif gore, faisant de Deep une œuvre assez adulte. Graphiquement, le seul point faible, à mon avis, se situe dans la représentation des visages, parfois un peu disgracieux, et manquant souvent de personnalité. Bref, pas grand-chose.

La conclusion de

Après un premier album plein de promesses, on attendait un peu Betbeder et Pietrobon au tournant. Le duo réussit facilement (malgré quelques petits accrocs) à passer cette épreuve toujours difficile qui est de combler les attentes d’un lectorat séduit par une belle entame. Cette performance, ils la doivent à une intrigue apocalyptique qui gagne en force et qui, malgré les révélations, reste toujours accrocheuse et au magnifique travail de Pietrobon qui parvient à la perfection à « dessiner l’’horreur ».

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario riche et accrocheur
    Un aspect spectaculaire bien entretenu
    Visuellement impressionnant
    Des éléments horrifiques bienvenus

Que faut-il oublier ?

  • Beaucoup d’éléments scénaristiques « empruntés »
    Des visages parfois disgracieux

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