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Critique de la Bande Dessinée : Compte-à-rebours
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Critique de la Bande Dessinée : Compte-à-rebours

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 5 octobre 2013 à 1214

Les androïdes rêvent-ils de jambes cybernétiques ?

Après avoir échappé de justesse aux hommes du commandant Kilian, Jason et Normaée s’enfoncent dans un étrange complexe abandonné depuis le déluge. Pendant qu’au dessus, les forces de  Coriolis se préparent, de manière musclée, pour leur retour, nos héros découvrent que les anciens occupants de cette base Europa ont été massacrés par une force inconnue. Plus inquiétant, tous semblent avoir été mutilés…

Avec un premier volet presque essentiellement consacré à l’aventure sous-marine, Nicolas Pona et Jesus Hervàs Millàn nous amènent cette fois-ci dans un huis-clos angoissant pour une exploration qui va se dévoiler riche en dangereuses surprises. Ainsi, bien aidé par le coup de crayon d’un dessinateur parfaitement en phase avec cet univers mêlant exploration, horreur, science-fiction et univers post-apo, Pona entraine le lecteur au cœur d’une « jungle métallique », à demi-submergée, remplie de restes humains, et un environnement contrôlée par une IA démente. Des décors fouillés, où le danger peut jaillir de partout. C’est très accrocheur, d’autant plus que le duo de héros se montre bien sympathique, même s’ils affichent des profils (l’aventurier « Carpenterien » et la fausse bimbo) peu originaux. En fait, c’est sur ce dernier point que pèche un peu le scénario de Déluge : il transpire de trop ses influences. En parcourant les pages, on pense à Abyss (le liquide respiratoire), à Resident Evil  (huis-clos + IA maboul), au Virus de John Bruno (la machine en quête de chair) et, surtout, pour l’ambiance, au jeu vidéo Bioshock. Heureusement, l’intrigue générale, parfaitement maitrisée, très adulte,  rattrape ce qui pourrait autrement passer pour un défilé de clichés, tout comme l’action, parfaitement rendue, avec des combats remarquablement menés. Enfin, les agissements des personnages, qui se révèlent finalement plus complexes que prévus (notamment la reine Coriolis) et entrainent un dénouement au ton adulte bienvenu (et un brin mélancolique), achèvent de faire de ce deuxième opus une œuvre réussie.

 

La conclusion de

Avec ce second volet de Déluge, Pona et Hervàs nous offre un récit de science-fiction intelligent, au récit parfaitement maîtrisé. L’intrigue, accrocheuse, un brin « Carpenterienne », et les dessins, extrêmement fouillés et efficaces, réussissent à nous faire oublier que Pona a souvent agit sous influence. En effet, nombre d’éléments narratifs semblent « empruntés » à des œuvres qui ont surement marqué le scénariste. On lui pardonnera tant le résultat général est enthousiasmant.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance générale très réussie
    Des dessins de grande qualité
    Un récit bien rythmé, parfois saisissant
    Des héros sympathiques

Que faut-il oublier ?

  • Beaucoup d’éléments « empruntés »

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