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Critique de la Bande Dessinée : Retour
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Critique de la Bande Dessinée : Retour

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 1 octobre 2013 à 2152

Quand la Terre devient Mer

La civilisation, telle que nous la connaissons, a disparue. Engloutie sous les eaux de pluies diluviennes. N’ayant pû s’adapter, les anciennes nations se sont écroulées, remplacées par des entités politiques alliant technologie avancée, obscurantisme et totalitarisme. Et en cette époque où la force a définitivement remplacé la diplomatie, seuls les Nomades semblent ne pas se plier au système. Véritables électrons libres de ce nouveau monde, ces mutants en symbiose avec leurs vaisseaux, traités comme des parias par le reste de l’humanité, parcourent les océans à la recherche d’anciennes reliques et d’argent facile. Le destin de l’un d’entre eux va basculer dans l’extraordinaire quand, répondant à un signal de détresse, il va faire la connaissance de la belle et mystérieuse Normaée....

Dés les premières planches de Déluge, Nicolas Pona laisse transpirer ses influences cinématographiques avec un univers post-apocalyptique qui n’est pas sans évoquer celui de Waterworld. On y retrouve en effet les mêmes éléments, à savoir un monde militarisé noyé sous les eaux et, comme héros, un baroudeur présentant des surprenantes mutations (biologiques dans Waterworld, technologiques ici). Mais cela serait faire injustice au talent du scénariste d’arrêter à ces simples comparatifs la nature de l’intrigue. Nicolas Pona y glisse en effet bien d’autres aspects, en commençant par un niveau technologique extrêmement avancé qui nous transporte dans une dark science fiction des plus réjouissante... et inquiétante. A cela, on rajoute un environnement propre à l’aventure, avec ses fonds abyssaux et ses monstres marins, qui amène une bienvenue atmosphère épique. Enfin, si de nombreux aspects du monde restent encore un peu obscurs, on peut apprécier ces personnages aux caractères bien trempés (même si le duo formé est peu original), et un univers foncièrement adulte, tout en restant très sobre dans ses effets.

L’aspect réaliste est par ailleurs très bien mis en relief par le style réaliste d’Hervàs. Héroïne sexy, bad guys aux gueules cassées, des décors post-apocalyptiques ou high tech au rendu très réaliste (tout à une apparence usée, détériorée, avec la présence d’une biomécanique un peu glauque) et des gigantesques créatures parfois traitées en pleine planche. Bref, avec Jesus Hervàs Millàn, le spectacle est au rendez-vous!

La conclusion de

Un excellent album d’ouverture qui débute par du Waterworld pour s’orienter vers un récit de dark science fiction plus personnel. Le scénario est accrocheur, les protagonistes forts en caractère et les dessins très efficaces. Si vous appréciez les univers post-apocalyptiques sombres et les personnages aux profils nihilistes, nul doute que Déluge est une bande dessinée qui vous est destinée.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario accrocheur
    Des personnages intéressants
    Un univers post-apocalyptique riche
    Des dessins très efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Une entame ultra-référencée
    Un duo héroïque peu original

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