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Critique de la Bande Dessinée : Ghetto Party
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Critique de la Bande Dessinée : Ghetto Party

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 1 octobre 2013 à 1355

Sont-ils vraiment super ?

Elias, ancien super héros ayant brillamment combattu et survécu à la quatrième invasion Jovienne, a fini par succomber d'un cancer sous les yeux peu intentionnés de Kevin, son petit fils. Au final, seule Tamara semble regretter la disparition de son grand-père. Tamara, de par ses liens de sang, réside à l’intérieur d'un luxueux ghetto réservé aux jeunes orphelins bénéficiant de pouvoirs surhumains. Un héritage génétique qui, à l'inverse de ses congénères, ne s'est jamais encore réveillé chez cette adolescente. En fait,  cette prison dorée permet surtout au gouvernement de surveiller étroitement les activités de cette "nouvelle branche de l'humanité", après que tous leurs parents se soient désintégrés en sauvant la Terre. Mais combien de temps cette situation peut réellement durer ?
 

Enseignant universitaire en littérature italienne, traducteur et auteur de romans, Jean-Marc Rivière profite le la collection créée par David Chauvel (Comics Fabric), pour se lancer dans la bande dessinée et nous exposer sa propre vision du super héros. Si le scénariste connait ses classiques - on ne peut pas lire SuperWorld sans penser aux célèbres mutants de chez Marvel, ou encore à un postulat de départ pas si éloigné de Watchmen (des héros n'ayant plus le droit d'utiliser leur pouvoir) -  et que celui-ci s'amuse consciemment à citer quelques références, Jean-Marc Rivière ne suit pas pour autant les chemins habituels du genre. Tout d'abord, il n'introduit pas son histoire par un morceau de bravoure comme c'est souvent le cas dans les comics - bien au contraire, il se lance dans une assez longue introduction.  Ensuite, il opte pour présenter en premier lieu des gamins particulièrement antipathiques. Le début peut donc un peu dérouter et apporter autant de fraicheur que de doutes sur le rythme global des albums, surtout que le dos de couverture annonce quelque peu le programme. Pourtant, au fur et à mesure que se déroule l'affaire, plusieurs idées amusent comme ces gardes armés de mitrailles sensés protéger ou surveiller des gosses qui en un claquement de doigts pourraient les mettre hors jeu, ou encore ce bouclier sensé protéger notre planète d'une quelconque invasion alors qu'au final la faille se montre aussi facile à déceler qu'à percer. Le fait que l'action se déroule à Paris offre déjà d'une certaine manière un dépaysement face aux comics qui se déroulent le plus souvent aux États-Unis (même si Masqué l'avait déjà plutôt très bien fait juste avant).
 

Arrivé à l'issue des 96 pages, il est très difficile de savoir ce que nous concocte Jean-Marc Rivière. Les pistes sont nombreuses et peuvent être aisément contradictoires, tout comme les questionnements. Conflits entre des jeunes abandonnés et privé de valeurs morales face à des parents qui les ont abandonnés ? Pourquoi ces héros ont-ils voulu disparaître ? Y-aura-t-il une Invasion extra-terrestre au programme? Le scénariste pensera-t-il à exposer les enjeux plus mondiaux ? Pourquoi cette "nouvelle branche de l'humanité" et ce bouclier se trouvent être du côté de Paris ? Bref, ce premier tome est essentiellement là pour poser des bases, certes qui peuvent se montrer intéressante et jouer à la fois sur les codes et sur le politiquement incorrect - plusieurs éléments vont dans ce sens – mais, concernant ce point précis, on pause un joker pour attendre de voir si l'auteur amènera - comme on l'espère - les réponses nécessaires dans les deux tomes à venir.

Ectrait Superworld

Visuellement, le travail a été confié non pas à un "frenchy" mais à la dessinatrice italienne Francesca Follini. Cette dernière fait preuve d’un fort talent d'illustratrice, même si parfois on peut regretter le changement de ton entre une planche est une autre. Ainsi, parfois, on pense à un style très ancré "Image Comics", puis, par la suite, à un autre plutôt situé vers le manga à la touche "cartoon", bien que des titres comme Freshmen aient montré leur ambivalence dans ce registre. Pour le reste, la dessinatrice fait montre d’un évident sens du rythme, du découpage et de l'efficacité.

La conclusion de

Avec ce premier tome, Superworld réussit son entrée et parvient à nous intriguer, nous donner envie de connaître la suite. Certes, pour l'instant, à travers les différents sujets abordés, il ressort beaucoup d'interrogations incitant à nous demander si le titre va s'orienter sur du déjà-vu ou s'il saura bien amener des réponses inattendue. Mais les promesses sont bien là et les bases sont posées. Il reste donc deux tomes à Jean-Marc Rivière pour nous offrir sa vision française des univers de super héros  et marquer autant les esprits qu’un Moore ou un Straczynski. Pourquoi pas.

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